Mai 68, chanson et révolte

CaptureLe cinquantième anniversaire du mois qui a bouleversé la France est l’occasion de faire un voyage dans le passé pour redécouvrir la musique qui servait de toile de fond aux manifestations, aux barricades, aux grèves, aux occupations d’usines… L’esprit de « Mai 68 » souffle toujours en mai 2018. Ses valeurs sont toujours présentes aujourd’hui, dans la volonté de changer le monde pour le faire avancer.

La jeunesse de cette époque était belle, fière, utopiste avec un goût très sûr en musique ! L’année 1968 a vu une véritable explosion musicale dans le monde. Beaucoup de chansons d’alors sont devenues des classiques et leurs interprètes, souvent, ont non seulement marqué leur temps, mais sont toujours aujourd’hui sur le devant de la scène.

Les chansons sont légères, émouvantes, politiques, graves. Certains mots claquent comme s’ils avaient été écrits aujourd’hui. D’autres nous emplissent d’une douce nostalgie. Utopies, mouvements de libération, contestations, révoltes : le mois de mai soufflait le vent du changement il y a cinquante ans.

Parmi les chansons qui ont marqué « Mai 68 », pendant et après, il y a, entre autres, « Siffler sur la colline », de Joe Dassin, un des plus gros tubes de l’année ; « Le grand chambardement » de Guy Béart ; « Comme d’habitude » de Claude François, inspiré par sa rupture avec France Gall, repris dans le monde entier par Sinatra, etc. ; « Le Temps des fleurs » de Dalida, adaptation d’un traditionnel russe, chanté aussi par Ivan Rebroff ; « Samedi matin l’empereur »  de Pierre Vassiliu ; « Cuisses de mouche », de Pierre Perret, année de son premier disque live enregistré à l’Olympia ; « Parler aux animaux »  de Marcel Amont ; « Tryin » de Nicole Croisille ; « Le Ruisseau de mon enfance »  de Adamo ; « La Source »  de Isabelle Aubret ; Il est mort le soleil de Nicoletta. Nicoletta chantait dans les usines en mai pour soutenir le mouvement. Titre repris par Ray Charles ; « J’ai gardé l’accent » de Mireille Mathieu, accent qu’elle emmène aussi à l’international où sa carrière explose ; « Coucouroucoucou Paloma » de Nana Mouskouri, encore un succès un an après son premier disque d’or en France ; « Riquita » de Georgette Plana, quatre cent cinquante mille disques vendus pour son retour après vingt ans d’interruption de carrière, avec une reprise des années 1920 ; « Adieu Monsieur le Professeur » de Hughes Aufray…

Source : adiac-congo.com – Bruno Okogana / Marie Audigier. Pour lire l’article complet, cliquez-ici. Article adapté par RicoSouvenirs.

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qfAu Printemps de quoi rêvais-tu ?, Paris Mai, Comme une fille : ces chansons hantent les mémoires collectives françaises. Peu de titres, pourtant, naîtront sur les barricades. Durant les années 1960, les ritournelles et autres tubes laissent flotter les prémisses d’un grand chambardement et ,lorsque le calme revient, la musique hexagonale offre un autre visage aux codes bouleversés. Retour en chanson sur l’histoire d’un mois charnière.

Sous la déferlante yéyé, les sixties n’entendent guère venir la révolution. Salut les copains : Sheila, Dalida, Johnny Hallyday, Claude François, squattent les ondes. La jeunesse se déhanche sur d’inoffensifs tubes. Pour le chercheur, fort du recul historique, les indices chantés tracent pourtant la route. L’historien Serge Dillaz (1) voit ainsi dans Quand fera-t-il jour camarade ? chanté par Mireille Mathieu, ou encore Potemkine de Jean Ferrat, les germes d’un discours révolutionnaire.

A côté des chansonniers montmartrois, chantres de la protestation, des figures notoires de la variété laissent, en effet, éclater leur voix. Parmi eux, Léo Ferré s’en prend dans une version des Temps difficiles, à l’interminable pouvoir du président Charles de Gaulle ; Michel Delpech glisse à la fin de chaque couplet de son Inventaire 66, la formule « Et toujours le même président ». Les engagés – Béart, Brassens, Ferré, Tachan – fustigent ainsi la société de consommation, et celle du spectacle, l’omnipotence de l’ORTF (L’Office de Radiodiffusion-Télévision Française), et la censure. […] 

Lorsque éclate la révolte, le mois de mai s’annonce radieux. Les haut-parleurs diffusent la bande-son d’une époque anodine : Déshabillez-moi de Juliette Gréco, Comment te dire adieu ? de Françoise Hardy, Riquita, jolie fleur de Java de Georgette Plana, D’aventures en aventures, de Serge Lama, ou encore La Cavalerie de Julien Clerc. Quoique… »Le 9 mai 1968, on allait encore au lycée avec une cravate, lorsque tout éclate », se souvient Patrick Winzelle, journaliste spécialisé dans la chanson française. Une précipitation qui ne laisse guère le temps aux artistes de réagir. […]

A la suite d’Anne Vanderlove qui sort avec Ballade au vent des collines, le premier titre sur les événements dans le circuit commercial, Léo Ferré, retiré lors de la « révolution », écrira à l’automne L’Eté 68, Paris je ne t’aime plus, Comme une fille. Claude Nougaro quant à lui, enregistrera Paris Mai. Colette Magny publie Magny 68-69, un album concept, qui reprend le flambeau de l’engagement, mais le poétise, et sublime le discours de ses onomatopées, de son charisme et de ses risques artistiques. Eclosent aussi : Boulevard du temps qui passe de Brassens, Mai 68 de Jean-Michel Caradec, Au Printemps de quoi rêvais-tu ? de Jean Ferrat, ou encore Le temps de vivre de Georges Moustaki.

Surtout, la révolution de mai 68 s’attaque au music-hall à la papa. Exit les yéyés, finies les apparitions conventionnelles à la télévision. Le duo Higelin-Fontaine déconstruit progressivement les schémas traditionnels « refrain-couplet » pour s’approprier un soliloque dérangé, flirter du côté de la pop ou du free jazz avec l’Art Ensemble of Chicago (Comme à la radio en 1970), ou jeter un sort à la morale avec le titre Cet enfant que je t’avais fait. Le rock, la pop, la folk, écoutés, plagiés, mais non intégrés par les artistes français d’alors, s’immiscent dans des groupes peu conformistes comme Magma, fondé par Christian Vander en 1969. Un courant hippie écolo surgit au début des années 1970 incarné par Maxime Le Forestier. A Paris, de nouveaux lieux naissent comme La Pizza du Marais, Chez Georges, La Canaille, dans lesquels Renaud et François Béranger aiguisent leurs armes pour continuer la révolte. […]

Source : RFI Musique – Mai 68, chanter sa révolte. Cliquez ici pour lire l’article complet. Article adapté par RicoSouvenirs.

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Mimi-Chevalier

mireille-mathieu-sergey-lukashin-fineartamerica-com.jpgLes fans les plus fervents de Mireille peuvent-ils résister au plaisir d’agrémenter leur intérieur  avec une photo de leur idole ? Si ma chambre n’est aujourd’hui plus tapissée de posters colorés comme au temps des copains, une affiche géante de l’Olympia ne peut échapper aux regards depuis 2002.

Au hasard de mes navigations sur internet, je suis tombé sur une photo monochrome de Mimi-Colette, Mimi-Pagnol, Mimi-Chevalier signée Sergey Lukashin. Chapeau de paille ou canotier, le célèbre couvre-chef, qu’il vienne d’Italie ou d’ailleurs, fait merveille dans la période estivale. A-t-il jamais fait de l’ombre à un bel amour d’été ? Comme pour Sergey Lukashin, Mimi-Provence aurait pu inspirer des artistes prestigieux comme Césanne, Renoir, Kirchner et Van Gogh. L’oeuvre présentée plus haut vous est proposée sous plusieurs formes et formats sur le site Fine Art America (cliquez ici).

Source : Fineartamerica.com

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