Mes Tops – 35 : Les ailes d’un ange

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La chanson Les ailes d’un ange a été composée au retour du voyage mythique entrepris par Robert Charlebois en 1967.
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Les ailes d’un ange dresse le portrait d’un québécois projeté en Californie, en plein mouvement « Peace and Love » et au cœur de la génération « Woodstock ». La chanson est le reflet du désir de l’artiste de retourner dans sa province natale, après avoir passé trois mois en terre californienne.

Évoquant avant tout l’amour que Charlebois éprouve pour la ville de Québec, Les ailes d’un ange juxtapose des images californiennes, canadiennes et québécoises de l’époque. Se succèdent ainsi, dans une poétique évoquant la soif de l’évasion sur les routes nord-américaines, la mythologie des Hells Angels (et leur version québécoise), les Satan’s Choice, les hippies, les guedilles et l’anonyme rue « Main ».

En 1969, Charlebois s’exhiba au Forum de Montréal, en première partie du groupe canadien Steppenwolf, à qui l’on doit Born to be Wild, la chanson thème du film Easy Rider. Lorsque les paroles « Je suis un Hell’s Angels à pied, je roule à bille sur du papier, j’mange des hot dogs mais j’bois du thé, je suis un Satan’s Choice raté » de la chanson Les ailes d’un ange retentirent à travers le Forum, la foule s’emporta et Charlebois vola la vedette au groupe.

Repères : « Lindberg », « J’aurais voulu être un artiste », « Je veux de l’amour ».

Source : Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

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