Romy Schneider – Fatalité et paradoxes

717-VRqSaQL« La véritable Romy Schneider » est sortie ce 29 août dans toutes les bonnes librairies.

Qui ne se souvient du talent et de la personnalité de Romy Schneider ?

Romy Schneider n’a pas vingt ans lorsqu’elle obtient une notoriété internationale, grâce à son rôle inoubliable dans Sissi. Enfermée dès lors dans des emplois stéréotypés, elle va devoir lutter pour casser son image. C’est la France qui va finalement offrir à Romy l’épanouissement professionnel auquel elle aspirait. De « La Piscine » à « La Passante du Sans-Souci » en passant par « César et Rosalie » », « Le Train » ou « Le Vieux Fusil », la comédienne va révéler toutes les facettes d’un talent unique.
Sa vie privée ne sera pas du même ordre. Tourmentée et extrêmement vulnérable, Romy mène sa vie sans tiédeur ni concessions et cette soif d’absolu va la conduire au désastre. Abandons, trahisons, escroqueries, rien ne lui sera épargné. En manque continuel d’affection et incapable de se remettre en question, elle cherchera son salut dans l’alcool et les « médicaments », jusqu’à la mort tragique de son fils de quatorze ans, qui aura raison de ses dernières forces. De nombreux témoignages, documents inédits éclairent d’un nouveau jour le destin de cette immense actrice qui revit dans cet ouvrage telle qu’elle ne cessera jamais d’être : fière, libre, rayonnante et profondément malheureuse.

IMG_41891Cette biographie richement illustrée est une réécriture presque totale de l’édition de parue en 2001 qualifiée  par une lectrice de bouleversants, qui vous remue ; vous en sortez atteint par tant de douleurs. L’édition de 2018 – totalement remaniée – contient des chapitres supplémentaires et non des moindres. On ne peut, dès lors, pas vraiment parler d’une réédition au sens stricte du terme.

Emmanuel Bonini est actuellement à Paris pour la promotion de son livre. L’auteur a déjé été filmé pour le 13 heures de Pierre Pernaut, ainsi que Entrée Libre de Claire Chazal (ces émissions seront probablement diffusées le 22 ou 23 septembre). Il a été l’invité de Le nouveau Rendez-Vous de Laurent Goumarre et des émissions sont prévues chez Michel Drucker, Bernard Pivot et Stéphane Bern… Des papiers vont également sortir ! Autrement dit, le livre est lancé !

Sources : Editions Pygmalion et Emmanuel Bonini – adaptation : RicoSouvenirs

 

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Le défi au temps

s-l500 (1)cEn 2014, Adrien Gombeaud demandait à ses lecteurs sur le site Les Echos.fr s’ils étaient Marianne ou Mireille, autrement dit Faithfull ou Mathieu ? Après l’introduction d’Adrien Gombeaux, Je vous donne en lecture ce qui s’est dit Mireille. Pour lire ce qui s’est dit sur Marianne Faithfull, cliquez ici

Il faut se rendre à l’évidence : ces deux femmes sont bien contemporaines. Mireille et Marianne ont traversé les mêmes époques, les mêmes bouleversements sociaux. De l’après-guerre à la chute du mur de Berlin, du mange-disque à l’iPhone, de Spoutnik à Facebook… leurs répertoires scandent un demi-siècle. Si l’on s’amuse souvent à séparer les admirateurs des Beatles et ceux des Rolling Stones, personne n’a jusqu’ici osé opposer Mireille Mathieu à Marianne Faithfull. Envisager de les comparer revient déjà à les rapprocher, ce qui paraît incongru. Ceux qui grattaient du Marianne Faithfull à la guitare autour d’un feu de camp ne s’identifient pas du tout à ceux qui tombaient amoureux au bal des pompiers sur du Mireille Mathieu.

Et pourtant, n’y a-t-il pas dans le plus Faithfull d’entre nous une part de Mathieu ? Et inversement. Enfin, outre le fait que Mireille fut le buste de notre Marianne dans les mairies, ces deux artistes partagent un point commun. Elles sont, chacune à leur façon, indestructibles et indémodables. L’une n’a jamais appartenu à son temps, l’autre l’a toujours défié.

La ville de la source.

Avignon. Fille d’un maçon, aînée de 14 enfants, Mireille Mathieu est repérée lors d’un concours local et se hisse jusqu’à Paris à coups de radios et télé-crochets. Avec le succès, elle s’installera à Neuilly près de la Seine… sans jamais perdre tout à fait l’accent des confluents du Rhône et de la Durance. Mireille, par la voix, reste liée pour toujours aux bonheurs de la France méridionale et à son imaginaire ensoleillé.

Le mentor

En réalité, il s’appelait Roger, on le surnommait aussi « monsieur 15 % ». En 1965, l’imprésario Johnny Stark avait déjà construit la fusée qui avait accroché Johnny Hallyday au firmament des yéyés. Séduit par la voix tonitruante de Mireille Mathieu lors d’un passage télé, il restera son agent jusqu’à sa mort en 1989. De Line Renaud à Sylvie Vartan, Stark a géré la carrière de plusieurs vedettes françaises mais sa relation avec Mireille Mathieu est si fusionnelle qu’il repose aujourd’hui dans le caveau familial des Mathieu à Avignon.

s-l500 (7)La voix

La voix de Mireille Mathieu est un stradivarius entretenu par le plus soigneux des luthiers. Le maestro peut vieillir, le son de l’instrument restera clair et tranchant. Quand tous les yéyés chantaient à l’américaine en malaxant le français comme du bubble gum, Mireille continuait de rouler les « r  » au fond de sa gorge à la façon des années quarante. Elle demeure fidèle à la diction de l’idole insurpassable : Edith Piaf. Mireille chante en allemand, en japonais, en russe… mais partout cette voix est celle d’une France fantasmée, un peu kitsch, la voix de la tour Eiffel et de la baguette, celle d’une langue qui fait rimer « l’amour » avec « toujours « .

Les cheveux

Noirs et strictement coupés au bol depuis l’éternité. Ce casque inoxydable relie le mythe de Mireille à celui de Jeanne d’Arc. On note bien de rares variations mais la chevelure reste à l’image de sa voix : indéboulonnable. De temps en temps, quand la voix se lance dans un salto spectaculaire, la chanteuse secoue la tête. L’espace d’un instant, les mèches frissonnent. Puis la voix retombe sur ses pieds et les cheveux rentrent dans le rang.

s-l640Le refrain culte

« Que l’on touche à la liberté/Et Paris se met en colère/Et Paris commence à gronder/Et le lendemain, c’est la guerre/Paris se réveille/Et il ouvre ses prisons/Paris a la fièvre/Il la soigne à sa façon. « 

La reprise inoubliable

Si Mireille Mathieu est l’incarnation de la chanson française, une partie de son répertoire est constituée de reprises en français de hits anglo-saxons dont le légendaire « Je suis une femme amoureuse « , sa version de « Woman in love » de Barbra Streisand. Cette tradition désuète donne parfois lieu à d’étranges adaptations. Ainsi « The Winner takes it all » de ABBA devint en 1981, chez Mireille, l’étonnant « Bravo tu as gagné, et moi j’ai tout perdu. On s’est tellement aimé, on ne s’aime plus « .

Les duos étrangers

Vedette de l’ORTF, Mireille Mathieu a chanté avec le gratin des stars françaises des années soixante : Charles Aznavour, Claude François, Michel Sardou, Dalida… On trouve sur Internet quelques surprenants moments de télé, dont une reprise de « Cucurrucucu Paloma  » avec Demis Roussos entouré de mariachis en sombrero. La « demoiselle d’Avignon  » semble aussi totalement anachronique à côté d’un Hallyday. Et pourtant, Johnny reste un phénomène purement hexagonal qui déplace par charter ses fans français à son concert de Las Vegas. Mireille connaîtra, elle, une vraie carrière internationale, chantant avec des vedettes allemandes, japonaises, russes… et toujours devant des cartes postales de Paris.

Source : Adrien Gombeaud – Les Echos.fr (10.10.2014)

Romy Schneider

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Romy Schneider, née Rosemarie Magdalena Albach le  à Vienne et morte le  à Paris, est une actrice allemande naturalisée française.

Au début des années 1950, vers l’âge de quinze ans, elle commence sa carrière d’actrice dans le genre Heimatfilmallemand. De 1955 à 1957, elle interprète l’impératrice Élisabeth d’Autriche, surnommée « Sissi », dans trois films — Sissi (1955), Sissi impératrice (1956) et Sissi face à son destin (1957) — qui lui valent succès et reconnaissance internationale.

En 1958, elle rencontre l’acteur Alain Delon avec lequel elle se fiance en 1959 ; elle s’installe alors en France où elle joue dans des films à succès, acclamée par la critique et dirigée par des réalisateurs parmi les plus remarquables de l’époque. Sa relation avec Alain Delon prend fin en 1963, tandis qu’elle entame une carrière aux États-Unis ; par la suite, elle se marie deux fois. Le fils de son premier mariage meurt dans un accident en 1981 à l’âge de quatorze ans. En mai 1982, âgée de 43 ans, Romy Schneider est retrouvée morte dans son appartement parisien rue Barbet-de-Jouy.

Romy Schneider obtient par deux fois le César de la meilleure actrice pour ses rôles dans L’important c’est d’aimer (1975) et Une histoire simple (1978).

Source : Wikipédia

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La fille de Romy Schneider « scandalisée » par un film sur sa mère

Article « 7 sur 7.be » du 23 juillet 2018

La fille de l’actrice Romy Schneider, Sarah Biasini, s’est déclarée « scandalisée » par un film consacré à sa mère, « Trois jours à Quiberon », qui selon elle contient des « sous-entendus totalement mensongers ».

(Photo : Romy Schneider en 1975 © afp.) 

« J’ai été très choquée surtout parce que je pense que les gens qui vont aller voir ce film ne verront pas un film sur ma mère. Ils ne verront pas un film sur Romy Schneider. C’est totalement faux. Le film contient de multiples insinuations et sous-entendus qui sont totalement mensongers », a affirmé Sarah Biasini.

Une Romy malheureuse
« Trois jours à Quiberon », en compétition au dernier Festival de Berlin et déjà sorti en avril en Allemagne, raconte un épisode qui s’est déroulé à la fin de la vie de Romy Schneider: une interview accordée en 1981 par l’actrice à un journaliste du magazine allemand Stern, accompagné d’un photographe, alors qu’elle était en cure à Quiberon.

Cette fiction inspirée de faits réels dépeint une Romy Schneider malheureuse et excessive, à un moment difficile de sa vie, alors qu’elle vient de se séparer de son mari Daniel Biasini, père de sa fille.

« C’était juste une thalasso pas une cure de désintox »
L’actrice de « Sissi » et « Les Choses de la vie », décédée en 1982, y est aussi montrée comme souffrant d’une dépendance aux médicaments et à l’alcool, dont elle essaie de se défaire lors de ce séjour à Quiberon, une vision de sa mère que Sarah Biasini conteste. « Elle allait tous les ans à Quiberon, mais pour faire une thalassothérapie, pour perdre des kilos superflus, comme beaucoup d’actrices. C’était une habitude. C’était juste une thalasso, ce n’était pas un centre de désintoxication », soutient Sarah Biasini, qui se dit « scandalisée » d’avoir vu dans le film « des références à l’alcool constantes, dès la première scène ».

« On veut la dégrader »
« C’est la chose la plus grave selon moi, c’est qu’on la fait passer pour une alcoolique. Alors que si vous reprenez tous les réalisateurs ou tous les acteurs avec qui elle a travaillé, personne n’a jamais dit qu’elle avait un problème avec la boisson », dit-elle. « C’est complètement mal intentionné. On veut la dégrader », estime Sarah Biasini, née en 1977 et elle-même actrice.

« Je réclame surtout que des gens arrêtent de se faire de l’argent en colportant des mensonges ». Dans le dossier de presse, la réalisatrice, la Franco-iranienne Emily Atef, indique notamment avoir « gardé certains passages de l’interview » à Stern pour son film, mais en avoir « aussi écrit d’autres ». « J’avais besoin de cette liberté-là par rapport aux événements réels pour atteindre la vérité du personnage », dit-elle.

Source : 7 sur 7.be

MM – Die Unveränderte

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Les articles relatifs à la tournée allemande de Mireille proviennent en grande partie de la presse allemande.  C’est pourquoi vous trouverez un widget « traducteur » dans la colonne droite de ce site.

Hamburg.Lange galt Mireille Mathieu als die Schlagervariante der großen Piaf, Jetzt wird sie bei ihrer Deutschlandtournee in großen Sälen gefeiert – als eine, die sich treu blieb.
(Von Dorothee Krings)

Mit energischen, etwas steifen Schritten tritt sie auf die Bühne, das schwarze Abendkleid kurz mit schillernden Pailletten, die Lippen glänzend rot. Applaus brandet auf. Mireille Mathieu hebt die Arme zur Weltumarmung, legt den Kopf in den Nacken und singt gleich eines dieser Lieder, die vom Glauben handeln, der stärker ist als die Angst – vom Glauben an sich selbst.
Und gleich ist da dieser entschlossene Ton, dieser Nachdruck auf jeder Silbe, dazu ihr gemeißeltes Vibrato. Jeder Takt ist der pure Wille, anzukommen bei den Leuten. Dabei stehen die ja längst, klatschen, winken, feiern ihren « Spatz von Avignon », die zierliche Frau aus Frankreich, die es allen gezeigt hat, die sich treu geblieben ist, die immer noch singt.
Mireille Mathieu (72) ist zurück. Als es im deutschen Fernsehen noch große Abendshows gab mit Moderatoren, die Anzug trugen, keine Turnschuhe, durfte sie nicht fehlen. Da sang sie auf Französisch und auf Deutsch, sagte der Akropolis adieu, La Paloma adé oder versicherte Chérie, wie gut es ihr geht durch die Liebe. Und ihr Akzent war so elegant wie ihre schwarzen Kleider. Und ihre Melodien waren mal wehmütig, mal heiter oder ein wenig verrucht: Mit Mireille konnte man flirten und tanzen, weinen, träumen, Spaß haben – stets mit einem gewissen Schick. Nie unter Niveau.
Doch galt sie immer als die Schlagerausgabe der wahren Chansonette, der singenden Tragödin Edith Piaf. Die Mathieu hat den Vergleich nie gescheut, hat die Lieder ihres Vorbilds gesungen, wieder und wieder die Geschichte ihrer Entdeckung erzählt, wie sie als Älteste von 14 Kindern einer Arbeiterfamilie schon mit 14 in die Konservenfabrik geschickt wurde, am Fließband die Lieder der Piaf sang, schließlich in einer Talentshow ihr Glück versuchte. Und gewann. Sie hatte diesen Glauben an sich, den sie ein Leben lang besingen sollte. Und sie hatte diese markante, warm vibrierende Stimme, die viel größer war als sie selbst.
Doch irgendwann hatte das Publikum keine Sehnsucht mehr nach Moulin-Rouge-Ausgelassenheit und Montmartre-Nostalgie. Es brauchte die Mathieu nicht mehr, um « hinter die Kulissen von Paris » zu schauen, man reiste jetzt selbst mal schnell dorthin zum Shoppen. Und auch die Sängerin war irgendwann erschöpft von all den Konzerten, Reisen, Fernsehauftritten – von der Figur, die sie geworden war.
Manche Sängerkarrieren enden an diesem Punkt, versickern im Treibsand der Zeit. Doch Mireille Mathieu hat sich und ihre Familie aus der Armut gesungen. Sie war die widerspenstige Kleine, die sich auf die Bühne wagte und den Melodien alles verdankt. Und so blieb sie ihnen treu und sang weiter und wird nun zum Ende ihrer Karriere von einer Welle aus Zuneigung, Bewunderung und Respekt getragen.
So singt sie auf einem der ersten Konzerte ihrer Deutschlandtournee in der Hamburger Elbphilharmonie. Und spricht hinterher freimütig darüber, dass dieser Ort ihr Angst eingejagt habe, weil die Elphi doch ein Haus der großen Klassik sei. Aber eigentlich will sie ja dorthin. Gerade arbeitet sie an einem Album mit Werken von Mozart, Schubert, Brahms, das noch in diesem Jahr erscheinen soll. Sie will es jetzt noch einmal wissen, endlich als ernsthafte Künstlerin gesehen werden, nicht mehr als die harmlose Ausgabe der Piaf.
Diese Energie spürt man in ihrem Auftritt. Da ist keine Erschöpfung, keine Nachlässigkeit. Jedes Lied soll groß werden. Und so spannt sie ihre mächtigen Crescendi wie Luftbrücken zum Publikum, lässt ihre Stimme weit ausholen, bis jedes Lied sich in ein kleines Finale tremoliert hat.

Manchmal kämpft sie dann am Ende des Songs, um die Höhe zu halten. Aber das schadet nicht, denn da singt eben keine perfekte Schlagermaschine, sondern eine leidenschaftliche Frau, die immer noch aussieht wie früher, singt wie früher – und damit Recht behalten hat.

So gibt es die treuen Fans, die nun mit ihr über die Zeit und den Wandel der Moden triumphieren. Sie stehen am Bühnenrand mit Rosengebinden, größer als die Sängerin, überreichen ihr Cadeaus mit glänzenden Schleifen, schwenken Frankreichfähnchen. Manche tragen lange Abendkleider mit Stola, andere Jeans mit kariertem Hemd. Jeder darf zur Mathieu-Familie gehören.
Nicole Kögler hat Rosen mitgebracht, eingewickelt in schwarzes Seidenpapier. Sie wird « 9 aus 12 » machen, erzählt sie – neun der zwölf Deutschlandtournee-Konzerte besuchen. Auch wenn Mireille am 4. Mai in der Düsseldorfer Tonhalle auftritt, will die Frau aus Baden-Württemberg dabei sein. « Weil sie diese Ausstrahlung hat », sagt Nicole Kögler, « und weil mich so viel mit ihr verbindet. » Seit 40 Jahren sei sie Fan, seit sie ein kleines Mädchen war und ihre Eltern Lieder der Französin auflegten. « Die großen Erfolge » war ihre Lieblingsplatte. Nicole Kögler ist Mathematiklehrerin, eine akkurate Frau, die an diesem Abend schwarzes Kostüm trägt, dazu die Haare sorgsam aufgesteckt. Sie nimmt dieses Konzert nicht nebenher mit, für sie ist es eine Feier. Etwas, das sie würdigen will. Etwas, bei dem die Form stimmen muss.
Dass sie die Liebe ihrer Fans spüre, wird die Mathieu später erzählen. Zwei Stunden Konzert und viele Zugaben liegen hinter ihr. Sie hat ihrem Publikum die Lieder ihres Lebens vorgesungen, hat gelächelt, hat Blumen in Empfang genommen, Hände ergriffen, mit ihren roten Lippen « Dankeschön » geformt. Und nun hat sie eine Sonnenbrille aufgesetzt, weil sie erschöpft ist und ein bisschen Abstand will zu den Journalisten, die nach ihrer Frisur fragen, nach Lampenfieber, dem Alter und wie sie ihm trotzt. Sie erzählt, wie schon oft, dass sie diszipliniert lebt, jeden Tag ihre Stimme trainiert, Fisch und Joghurt isst, versucht, viel zu schlafen. Ungefragt spricht sie auch von ihrer Mutter, die vor zwei Jahren gestorben ist, und als sie erzählt, dass die Musik ihr beim Trauern hilft, lässt sie die Stimme brechen.
Mireille Mathieu hat nie versucht, eine andere zu sein, als die Leute in ihr sehen wollten. Das hat sie Kraft gekostet, aber nun zahlt es sich aus. Die Leute feiern mit ihr ein Stückchen Unveränderlichkeit, ein wenig Konstanz in ihrem Leben. Und danken es ihr mit der Liebe, die sie so oft besungen hat.

Quelle: RP On Line (27.04.2018)
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