Mes Tops – 49 : L’orgue des amoureux

L'orgue des amoureux

C’est pourtant vrai, lorsque j’y pense,
Que je l’aimais éperdument
Et que jamais aucun amant
Ne m’a causé plus de tourments,
Mais voilà bien ma récompense
D’avoir pu croire en ses serments.

Il a suffi d’une aventure
Plus banale en vérité
Pour qu’un beau soir, sans hésiter,
Il obéisse à sa nature.
Je ne l’avais pas mérité.
Je ne l’avais pas mérité.

Je t’ai donné mon cœur.
Je t’ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.

On lui en voudrait presque, au Moineau d’avoir été si grande (avec son mètre quarante-sept) que les autres, derrière, paraissent tout petit. D’avoir si pleinement, si fortement personnalisé la chanson française que, plus de quarante ans plus tard, on ne peut s’empêcher de lui chercher une descendance. En vain. Car Piaf n’était pas seulement Piaf. Elle était dans le sillage d’une époque qui créait des Cocteau, des Sartre, des Chagall. Mieux, Piaf elle-même créait des Montand, des Aznavour, des Bécaud… Piaf, c’était la France. Sans marketing ni hit-parade. Avec le talent et la passion, c’est tout. (musique RFI)

Repères : « L’hymne à l’amour », « Milord », « Les trois cloches », « La Foule », « Jezebel », « Non, je ne regrette rien », « A quoi ça sert l’amour ».

Publicités