Mes Tops – 43 : Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve

Fuir le bonheur.jpg

Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve 
Se dire qu’il y a over the rainbow 
Toujours plus haut le soleil above 
Radieux 
Croire aux cieux croire aux dieux 
Même quand tout nous semble odieux 
Que notre cœur est mis à sang et à feu

La chanson sort dans l’album Baby Alone in Babylone en 1983. Le titre s’inspire d’une phrase du peintre Francis Picabia tirée de son livre Jésus-Christ Rastaquouère (1920) : « Je fuis le bonheur de peur qu’il ne se sauve pas ». Serge Gainsbourg était un grand admirateur de Picabia, dont le livre lui a inspiré aussi le titre de sa chanson Lola Rastaquouère (1979).

La chanson apparaît dans un contexte particulier, après la séparation du couple Jane Birkin-Serge Gainsbourg.

« Nous venions de nous séparer. C’est là qu’il m’a proposé de nouveaux titres. « Mais, Serge, je n’ai pas besoin de faire un disque. » « Je te le dois », m’a-t-il répondu. Pendant une semaine, nous nous sommes retrouvés en studio. »

La chanson parle de la peur de perdre le bonheur. Cette crainte peut pousser à fuir tant que le bonheur est encore présent, avant qu’il ne disparaisse. Cette chanson a été vue « comme un credo personnel de l’artiste, qui aide à mieux cerner son mal de vivre ».

La chanson a été rapprochée du comportement consistant à quitter son partenaire sans explication : « on abandonne par peur d’être abandonné ».

Par son thème, elle rappelle une chanson de Barbara, Parce que (je t’aime) (1967).

Source : Wikipédia

Repères : « Je t’aime moi non plus », « Jane B », « Quoi », « Ex-fan des sixties », « Di Doo Dah », « Baby Alone In Babylone ».

Publicités