Décès inopiné de Pavel

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J’apprends le décès de Pavel Smidek qui gérait un blog tchèque consacré à Mireille Mathieu. Ce blog avait été créé le 2 octobre 2018.
Ne connaissant pas person-nellement Pavel, je ne puis dire que nous étions amis, mais à travers les réseaux sociaux qu’il gérait ou auxquels il participait, je percevais en lui quelqu’un de droit, de discret et d’intelligent. Pavel était semble-t-il très heureux de communiquer sa passion pour Mireille Mathieu sur son blog à travers des photos, des chansons et des vidéos, une passion qui s’est développée tout au long de ces trente dernières années.
Je présente mes sincères condoléances à sa famille, à ses amis et aux visiteurs réguliers de son blog (https://pavlos2.skyrock.com/).

5a8be-2332323243-16Paolo. – Je ne le connaissais pas personnellement, mais je pense que d’autres que moi auront eu une pensée pour lui en écoutant l’Ave Maria, que Mireille vient d’enregistrer. Il est au côté de tout nos amis là-haut …

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Décès de Francis Lai

img313MMFLLe musicien niçois Francis Lai, compositeur attitré de Claude Lelouch et de la mythique mélodie « dabadabada » d' »Un Homme et une Femme », est décédé à l’âge de 86 ans, a annoncé mercredi le maire de Nice Christian Estrosi dans un communiqué.

« C’est avec une immense peine que j’apprends le décès de Francis Lai, ce grand compositeur niçois », écrit Christian Estrosi précisant que la Ville de Nice allait lui rendre hommage : « Je proposerai prochainement à sa famille de donner son nom à un lieu emblématique de notre cité ».

Francis Lai a débuté en tant qu’accordéoniste du poète et chanteur Bernard Dimey , avec qui il écrit des chansons pour le gratin de l’époque : Edith Piaf, Juliette Gréco ou encore Yves Montand.

Il rencontre ensuite le cinéaste Claude Lelouch grâce à un ami commun, Pierre Barouh, celui qui écrira les paroles de « dabadabada ». Le mythique thème du film, chanté par Nicole Croisille, a été repris plus de 200 fois.

Il avait récemment travaillé sur de nouveaux enregistrements pour la suite du film culte de Claude Lelouch, « Un Homme et une Femme », actuellement en tournage.

C’est pour sa partition de Love Story qu’il recevra un Oscar en 1970. Le thème « Where Do I Begin » interprété par Andy Williams est aussitôt repris par Mireille Mathieu (« Une histoire d’amour »).

Le compositeur signe parallèlement des chansons pour Serge Reggiani, Dalida, Isabelle Aubret, Noëlle Cordier, Nicoletta, Séverine et le célèbre « La Bicyclette » pour Yves Montand.

Il écrira en tout la musique de plus de 100 films et signera plus de 600 chansons.

Sur Twitter, l’ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob l’a salué : « Bonjour tristesse : c’est le cas de le dire. Il n’écrira plus de partitions. Ses mélodies avaient un charme fou; et lui donc! »

Source : La DH – AFP

5a8be-2332323243-16Thomas. – C’est une nouvelle très triste… A mon avis, Francis Lai a écrit les plus belles chansons de Mireille Mathieu. L’album « Mireille Mathieu chante Fancis Lai » est celui que j’écoute le plus souvent, sans oublier des grandes chansons comme « Marie Média », « La vie n’est plus la vie sans nous », « T’aimer » etc. etc… RIP Francis Lai.

Wolfgang. –  Cela me rend très triste d’apprendre la mort de Francis Lai. La France, le monde, perd un grand compositeur hors pair et une personne sympathique, timide et gentille. Pour Mireille, il était un compositeur et musicien congénial. Elle lui doit une grande partie de ses plus belles chansons. Il était fidèle, lui a écrit des chansons pendant plus de quarante ans de sa carrière. Pour moi, il a composé les plus belles mélodies dans le répertoire de Mireille, évaluant les qualités de ses possibilités vocales. Des mélodies qui touchent vraiment nos cœurs et âmes. On ne l’oublirea pas.

ytfChansons composées par Francis Lai et interprétées par Mireille Mathieu. Les titres suivis d’un astérisque figurent sur l’album  « Mireille Mathieu chante Francis Lai ».
(Source : RicoSouvenirs – Avignon)

A quoi tu penses, dis ? (Catherine Desage / Francis Lai)*
Au nord du nord (C. Argall / Fancis Lai)*
C’est à Mayerling (J. Plante / F. Lai)
C’est ton nom (Françoise Dorin / Francis Lai)
Chansons des rues (P. Guirao / Francis Lai)
Chant olympique (P. Barough / Francis Lai)
Comme deux trains dans la nuit (Catherine Desage / Francis Lai)*
Et c’était bien (Pierre-André Dousset / Francis Lai)*
Il pleut toujours quand on est triste (P.A. Dousset / Francis Lai)
Il y a trop d’amour perdu (Catherine Desage / Francis Lai)
Je me parle de toi (Pierre-André Dousset / Francis Lai)
Je ne sais rien de toi (Catherine Desage / Francis Lai)*
Je n’ai jamais eu de poupées (Catherine Desage / Francis Lai)*
Je t’aime à en mourir (Catherine Desage / Francis Lai)*
Je t’aime avec ma peau (Catherine Desage / Francis Lai)
L’homme en velours (L . Amade / Francis Lai)
La bonne année (Catherine Desage / Francis Lai)
La chanson du départ (Catherine Desage / Francis Lai)
La vie n’est plus la vie sans nous (P. Guirao / Francis Lai)
La vraie vie (Catherine Desage / Francis Lai)*
Love Story (Eric Segal / Catherine Desage / Francis Lai)
Madame maman (Louis Amade / Francis Lai)
Marie Media (Louis Amade / Francis Lai)
Noël d’Aubervilliers (Bernard Dimay / Francis Lai)
Oui j’ai envie d’être aimée (Catherine Desage / Francis Lai)
Pour un coeur sans amour (Michèle Vendôme / Francis Lai)
Quand un amour vient en décembre (Catherine Desage / Francis Lai)*
Tous les violons de Vienne (J. Plante / F. Lai)
Tout à changé sous le soleil (Catherine Desage / Francis Lai)*
Tout pour être heureux (Catherine Desage / Francis Lai)*
Tu riais (Pierre Barouh / Francis Lai)*
T’aimer (P.A. Dousset / Francis Lai)
Un homme et une femme (P. Barouh / Francis Lai)
Un jour viendra (Catherine Desage / Francis Lai)
Un peu d’espérance (P. Guirao / Francis Lai)

Piaf, il y a 55 ans…

Edith Piaf

Il y a 55 ans, Édith Piaf s’éteignait « sous le ciel de Paris »

Le 10 octobre 1963, la voix d’Edith Piaf s’éteignait à 47 ans, au terme d’une existence hors du commun. 50 ans après, la « Môme » reste « LA » chanteuse française de référence à l’aura inégalée.

Première Française à conquérir l’Amérique, connue dans le monde entier pour justement « La vie en rose », Piaf a captivé le public. Par sa voix, mais aussi son intensité, accrue par l’économie de moyens déployés sur scène: un simple geste pour chaque chanson, une petite robe noire et un rond de lumière.

Son grand amour a été le boxeur Marcel Cerdan, disparu tragiquement en avion en 1949, alors qu’il venait la rejoindre à New York. Pour lui, elle avait écrit quelques temps auparavant le prémonitoire « Hymne à l’amour » (« Si un jour la vie t’arrache à moi… »).

Contrairement à ce qu’elle a affirmé, Edith Giovanna Gassion n’est pas née dans une rue populaire de Paris le 19 décembre 1915 mais dans la maternité d’un hôpital tout proche. Son enfance n’a pas été non plus marquée par quatre ans de cécité comme elle l’a dit, avant d’être guérie soi-disant miraculeusement grâce à Sainte-Thérèse-de-Lisieux, vénérée pendant toute sa vie par la chanteuse.

Si sa vie personnelle et professionnelle est semée d’épreuves, de drames et de tragédies (décès de sa fille Marcelle à deux ans, de sa mère dans le caniveau après une overdose…).

Monument de la chanson et « rock star » avant l’heure, Edith Piaf meurt d’une hémorragie interne dans le sud de la France, le 10 octobre 1963, usée par les addictions, de lourdes interventions chirurgicales et une polyarthrite rhumatoïde.

Les funérailles religieuses lui sont refusées car elle était remariée. Des dizaines de milliers d’admirateurs accompagnent son cercueil jusqu’au cimetière du Père-Lachaise, au coeur de Paris, un engouement qui ne faiblira pas jusqu’à aujourd’hui pour ce génie d’interprète qui a parfois fait de l’ombre à ses autres talents: auteure méconnue, elle a pourtant écrit 80 chansons, dont « La vie en rose » et « L’hymne à l’amour ».

Pygmalion, manageuse avant l’heure, Edith Piaf a déniché et fait éclore de nombreux talents : Yves Montand, Georges Moustaki, Paul Meurisse, Les Compagnons de la chanson, Charles Dumont, Charles Aznavour…

Source : DH-AFP (extraits)

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Pour écouter l’interview d’Emmanuel Bonini sur WebTV Culture, cliquez sur l’image.
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Brel… il y a quarante ans

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Il y a quarante ans, Jacques Brel nous quittait. Il laissait derrière lui une oeuvre immense qui a traversé le temps, dont voici cinq titres marquants.

Les cinq chansons emblématiques de l’immense Jacques Brel
(par Eddy Przybyslki – La Libre.be)

« Quand on n’a que l’amour » (1957)

Le premier album de Jacques Brel est sorti en 1954 ; le deuxième en 1956. Un point commun : ils ne marchent pas. Le producteur, Jacques Canetti, programme un troisième album pour 1957, mais la maison de disques Philips n’en veut plus : « Ce Belge nous fait perdre de l’argent. » Il y a une chose dont Canetti est convaincu : la véritable force de son poulain s’exprime quand il chante en public. Il a une idée. Chaque année, Philips organise un grand dîner rassemblant la direction de la maison, les représentants mais aussi les clients importants, grossistes et grands disquaires. Canetti décide d’amener Brel à l’hôtel Lutecia et il lui demande de chanter devant ces gens la chanson qui doit lancer l’album. Il lui demande expressément une chanson d’amour. Brel a du mal avec ça. Il va venir avec une chanson qui parle de l’amour, mais au sens universel : Quand on n’a que l’amour. Le pari de Canetti est gagné : tous les dîneurs sont enthousiastes. Brel pourra faire son troisième album et Quand on n’a que l’amour sera son premier succès.

« Ne me quitte pas » (1959)

Sa carrière alors était centrée sur les cabarets mais, l’été, il partait en tournée avec d’autres artistes. Des Simone Langlois ou des Ricet Barrier l’ont entendu chercher Ne me quitte pas de toutes les manières, car, alors, il composait dans ses loges et aussi dans ses chambres d’hôtel. Il a dit que c’est à Bordeaux qu’il a terminé Ne me quitte pas. Dès le lendemain, il la chantait sur scène. On était en toute fin de tournée. À l’époque, Jacques Brel était marié et déjà père de ses trois filles. Le fait est qu’il menait une double vie. Une femme à Bruxelles, qui a toujours été la même. Une à Paris. Il y en a eu plusieurs. En 1959, c’était Suzanne Gabriello. Donc lorsqu’il rentra chez Suzanne Gabriello, il avait sa guitare et cette chanson. Elle, elle avait une amie journaliste à sa table, Danièle Heymann. Il la leur chanta. Elles la réclamèrent trois fois. Danièle Heymann : « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ! On voit un chien magnifique. Mais celui de Suzanne était un petit teckel marron. Depuis, quand j’entends la chanson, je ne peux m’empêcher de visualiser ce teckel… »

« La Valse à mille temps » (1959)

Tout est une question de sons. Quand on écoute la chanson, on n’entend pas ce que l’on croit entendre. Au début, oui : « Une valse à trois temps… »« Une valse à quatre temps… ». Mais après, cela devient : « Une valse à vingt ans, c’est beaucoup plus troublant… » puis « Une valse, ça s’entend, à chaque carrefour » et ensuite « Une valse a mis le temps de patienter vingt ans… » Jacques Brel venait de rencontrer Jojo, qui devint son meilleur ami pour la vie. Dans les cabarets, Jojo faisait partie d’un trio dont le nom était un de ces jeux de sonorités : le Trio Milson. L’idée a inspiré Brel qui va la développer à sa manière et sur l’album de 1959, qui contient l’immortelle Ne me quitte pasLa Valse à mille temps sera en réalité le succès du moment. Miche Brel, l’épouse du chanteur, a raconté qu’il en avait eu l’idée alors qu’ils se trouvaient au Maroc et qu’il conduisait une voiture sur une route pleine de virages. Le couple vivait alors avenue du Duc Jean à Ganshoren et, cette chanson-là, tous les voisins l’ont entendue par la fenêtre. Dès 1958, Brel l’a chantée à l’Exposition universelle.

« Amsterdam » (1964)

Brel possédait une villa à Roquebrune avec un jardin dans lequel il s’était fait aménager un cabanon. Il y a écrit de très nombreuses chansons et notamment Amsterdam. Il y a quelque chose qui amusait beaucoup Jacques Brel : « À cause de ma chanson, des gens sont partis à Amsterdam pour voir le port d’Amsterdam. Qui n’existe pas ! » C’est vrai. Le grand port hollandais est Rotterdam. Mais Brel aimait la sonorité du mot. Jacques Brel n’écoutait pour ainsi dire que de la musique classique. Or, les spécialistes retrouvent la mélodie d’Amsterdam dans un air anglais du XVIe siècle, Greensleeves. En 1813, un éditeur avait demandé à Beethoven d’orchestrer une centaine de traditionnels anglais. Il n’a pas terminé le travail mais ce Greenslevesfaisait partie de ceux qu’il a arrangés. C’est devenu Since greybeards inform us that youth will decay. On le trouve sur YouTube. Si vous l’écoutez, la ressemblance avec la musique de Brel est incontestable. Mais la question se pose : Brel a-t-il pu connaître ce travail assez confidentiel ?

« La Chanson des vieux amants » (1967) 

Pierre Brel était convaincu qu’il y avait du Miche Brel dans plusieurs chansons de son frère. Madeleine, Mathilde et Marieke étaient des chansons qui avaient pour titre un prénom de femme commençant par M. M comme Miche. La Chanson des vieux amants avait été écrite en 1967, après dix-sept années de mariage. Pierre Brel : « Pour qui d’autre voulez-vous qu’il ait chanté Vingt ans d’amour/C’est l’amour fol ? » C’est vrai. Mais la chanson se poursuit par un « Dans cette chambre sans berceau » qui ne convient pas à la mère de ses trois filles. Pour les spécialistes du cas Brel, cette phrase évoquerait plutôt la liaison du chanteur avec Sylvie Rivet, sa « femme parisienne »depuis huit ans. Mais il y a aussi « Bien sûr tu pris quelques amants » qui ramène plutôt à Lisette Brel, la mère de Jacques Brel. Elle est morte en 1964, deux mois après son mari aux côtés duquel elle a vécu une vie d’amour et d’amour fol. Ce qui n’empêche : « Il faut bien que le corps exulte. » En 1938, Lisette avait eu une faiblesse pour un instituteur de Jacques. Un secret de famille.

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Deux grands succès interprétés par de grands artistes néerlandophones :
Johan Verminnen (Belgique) et Liesbeth List (Pays-Bas)