Mireille et le Grand Antonio

le grand antonio imageMonstre sacré de l’inconscient collectif québécois, le Grand Antonio n’était plus que le fantôme de lui-même avant sa mort, en 2003. On le voyait dans le métro, dans les parcs, où il vendait des photos de sa gloire passée. «L’homme le plus fort du monde» a pourtant brillé de tous ses feux. Ses démonstrations de puissance lui ont valu une renommée internationale. Signée Sylvain Laquerre, cette première biographie fort honnête aux accents intimistes (l’auteur, photographe de profession, fréquenta le colosse pendant plus de 20 ans) relate en détail l’ascension, la chute et la solitude de cette comète de muscles et d’extravagance. Éd. Amérik Média, 2006, 112 p. (Source : Voir ça

Entre légende et réalité, le Grand Antonio forgea lui-même son mythe. Aux journalistes dont il cherchait l’attention, à la fin de sa vie, il faisait des déclarations contradictoires sur ses origines comme sur son nom. Du livre des records Guinness au Tonight Show en passant par les autobus qu’il tirait, il atteignit une véritable renommée internationale avant de connaître la déchéance.

Dans ses vêtements en lambeaux, il vendait aux passants des collages représentant l’étendue de sa puissance passée. Sa force épuisée, il ne lui restait rien, sinon une légende à propager : celle du Grand Antonio, l’homme le plus fort de tous les temps.

Photographe de profession, Sylvain Laquerre fait la connaissance du Grand Antonio en 1981. Il prend régulièrement des photos du colosse et restera son ami jusqu’à sa mort, survenue en 2003.

Sources : Books.Google.be

lga

Le grand Antonio1

« Le légendaire Johnny Stark, en personne, gérant de Mireille Mathieu, se
présente  et nous invite de le suivre à l’intérieur. »

Le grand Antonio2

« Il remercie Mireille Mathieu, la « meilleure chanteuse au monde, se penche
vers elle 
et lui donne un baiser sur la joue. »

Le grand Antonio3

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2006 – DVD Olympia

Bruxelles 22 mars 012x
f93aa-2842481893-8Article paru dans la DH en mars 2006. Mireille Mathieu va sortir son premier DVD. Produit et réalisé par une équipe belge.

BRUXELLES. – Au premier rang, se sont installés sa maman, sa soeur et ses amis. Elle, fine et menue dans son tailleur-pantalon noir, a pris place dans l’énorme chaise qui trône sur l’estrade de la salle des mariages de l’hôtel de ville de Bruxelles. «C’est magnifique», dit-elle en s’installant et avant d’écouter les mots de bienvenue du bourgmestre, Freddy Thielemans. «Vous nous avez apporté d’Avignon la tendresse de l’accent et du coeur. Et même le soleil», lui lance M. le Maire, comme elle se plaît à l’appeler. «Je suis très touchée par ce que vous avez dit à mon égard, commente-t-elle à son tour, derrière un pupitre presque trop grand pour elle. «Si je suis ici aujourd’hui, c’est aussi parce que nous préparons un DVD et je suis très contente que ce soit une coproduction franco-belge.»

Bruxelles 22 mars 027xCar, pour ce baptême du feu, Mireille Mathieu a fait confiance à une jeune société belge, MediaDreams, dont elle connaissait les bonnes références. «Je sais qu’ils avaient fait le DVD pour Disneyland», confie-t-elle. «J’avais envie de quelque chose de beau, qui laisse une grande part à l’émotion. Je suis très enthousiaste: hier, nous avons regardé les images du bonus et j’étais émue aux larmes de voir ma maman parler de moi. Mais aussi des techniciens, etc.»

Bruxelles 22 mars 041xChez le producteur et réalisateur du docu-bonus, Mathias Ervyn, même jubilation. «Tout est parti de la chanson Aujourd’hui, je reviens», nous explique-t-il. «J’ai vraiment éprouvé un sentiment particulier en l’entendant et j’ai eu envie de réaliser ce documentaire. Nous avons pris contact avec Mireille avec laquelle le courant est très vite passé.» Si bien que, pendant quinze jours, l’équipe va se faire l’ombre de la chanteuse, en toute discrétion, filmant en coulisses, dans les loges, multipliant les interviews de proches, d’amis, d’admirateurs. «Nous avons recueilli les témoignages de Florent Pagny, Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, entre autres», complète Jean-François Lesage, l’un des jeunes responsables de MediaDreams. «Mireille s’est abandonnée aux caméras», ajoute Mathias. «Je crois que c’est aussi parce que nous avons su être discrets, silencieux et respectueux. C’est très belge, tout ça.» Enregistré en novembre dernier à l’Olympia, à l’occasion de la série de spectacles que la chanteuse a donnés pour ses 40 ans de carrière, le concert, lui, a fait l’objet de deux jours de captation. «Un luxe», se réjouit-on chez MediaDreams. «C’est un passeport qui pourra voyager dans le monde entier», dit encore Mireille Mathieu, soixante ans en juillet prochain. «Lors de ces concerts, dans la salle il y avait 36 nationalités représentées: Français, Belges, Chinois, Japonais venus tout exprès, mais aussi Canadiens, Italiens, Espagnols… Je chante dans toutes ces langues.»

Source : La Dernière Heure (DH) – 23.03.2006 – Isabelle Monnart
Photos : Blog Avignon – RicoSouvenirs

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