Pascal Auriat (1948 – 1989)

pascal auriat_modifié-1.jpgRICORETROptf.jpgPascal Auriat obtient a écrit de nombreuses chansons et en a interprété quelques-unes lui-même.
De nombreux chanteurs ont favorisé son succès.
Il s’est éteint en 1989, en laissant derrière lui de très nombreuses chansons.

Pascal Auriat (Jean-Paul Vuillerme) est né à Paris, le 7 février 1948. Après avoir enregistré son premier disque en 1968, il passe à l’Olympia, en première partie de Sylvie Vartan en 1971.

Chansons marquantes : « 18 ans« , « Et si c’était ton fils », « Quand il reste l’amitié » et « Marlène« , qui obtient le grand prix de la critique au Festival de Spa (Belgique).

Quelques interprètes :

Mireille Mathieu : « C‘est peut-être moi qui partirai »
Jacqueline Boyer : « L‘amour se porte bien« , « De l’encre aux doigts »
Dalida : « Il venait d‘avoir 18 ans », « Justine », L’amour à la une », etc.
Georgette Lemaire : « Attends-moi la vie », « Et L’amour »
Linda de Suza : « La fille qui pleurait », « L’étrangère », « Comme vous, etc.
Daniel Guichard : »Comédien »
Shake : « De son enfance », « La vie en fête» , Une belle en plein coeur »
Les Poppys : « Corsaire »
Hervé Vilard : « Le Goéland
Jean Guidoni
: « Les vacances de larmes », « Mort à Venise »
Noam : « Goldorak », générique pour la série télévisée.

41BECVEKGKL.JPGEmmanuel Bonini rapporte dans « La véritable Mireille Mathieu » (p. 240), un témoignage de Guillaume Biro, père [n.d.r. adoptif] de Pascal Auriat :

Peu avant la disparition de l’un [Johnny Stark] et de l‘autre [Pascal Auriat], Johnny Stark avait fait appel à Pascal pour lui proposer un contrat. […] Monsieur Stark expliqua à mon fils que, victime de plusieurs alertes cardiaques et inquiet de l’avenir de Mireille, il avait pris des mesures dans ce sens et souhaitait donner un nouvel élan à sa carrière, tout en assurant, de son vivant, sa succession auprès d’elle.
– Tu as fait de l‘excellent travail pour Linda de Suza, je crois que tu es le mieux placé pour répondre à nos attentes, déclara Stark à Pascal.
Il avait préparé un contrat qui fut signé sur place. Tout est limpide et transparent entre les gens de leur classe. Johnny Stark était un Monsieur. Pascal, lui, se réjouissait à la perspective de collaborer plus étroitement avec une chanteuse qu’il admirait et respectait profondément Il lui avait d’ailleurs déjà servi une ou plusieurs de ses compositions. La gentillesse et la simplicité de Mireille, son professionnalisme, son immense talent surtout seront les derniers souvenirs que mon fils devait emporter de cette terre. Il partit peu de temps après, suivi de peu par Johnny Stark.

Sources :
1. Blog « Auteurs-compositeurs »
2. Emmanuel Bonini
3. MM-Avignon

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« La Bedoule » de Johnny Stark

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En janvier 2009, je me demandais ce qu’était devenue « La Bedoule », la célèbre propriété de Johnny Stark située près de Cassis. Océane nous apportait une réponse avec photos.

   « Je connais bien cette maison cette maison car j’y vais tous les étés. On a pied partout dans la piscine, sauf au milieu qui est à 2 m 40. Dans la chambre a coucher, les miroirs sont placée très bas étant donnée que Mireille est petite. En bas se trouvait le bureau de Johnny ; Mireille y a laissé sa collection de poupées provençales.

   A vrai dire , « La Bedoule » n’a pas changé. Quand mes grands-parents ont acheté cette maison aux enchères, elle était sale et la piscine vidée. Il n’y avait plus l’écran de cinéma au sous-sol. La cuisine étant sombre, on y a ajouté une fenêtre. Le barbecue sert toujours ainsi que le sauna. Quelques-uns des 28 postes de téléphone fonctionnent encore. » 

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lb2.jpg« La Bedoule » de Stark, mini copie de la propriété américaine de John Wayne à Albuqerque.

Ce qui frappe le plus ce n’est ni le sauna, ni la salle de cinéma grand écran pour de 16 et du 35 millimètres, ni les postes de télévisions, ni les becs de gaz et les éclairages savant intérieurs et extérieurs, mais la multitude incroyable d’appareils téléphoniques. Il y en a dans tous les coins et les recoins de la propriété, même dans les endroits les plus intimes et la cabine de déshabillage de la piscine. Ce qui fait que lorsqu’on appelle M. Stark de n’importe quelle partie du monde, il n’a qu’à tendre un bras pour décrocher un appareil et répondre, quel que soit l’endroit où il se trouve.

La piscine a été conçue en fonction de Mireille : on y a pied partout, ce qui fait qu’elle ne court aucun risque de s’y noyer. Un superbe patio la longe, avec un coin bar-cuisine où Johnny prépare de savants cocktails et, avec l’aide d’un ami, Claude robin, fait griller sur un barbecue des langoustes et des écrevisses qu’il conserve dans un vivier, installé dans un coin du patio.

Il met des disques américains très gais sur un stéréo, tandis que Titus, un énorme berger des Pyrénées aux longs poils gris beige, vient se frotter contre sa jambe en remuant la queue. Tout autour de la piscine, des pins et une nature luxuriante. De la menthe pousse dans l’interstice des marches du patio. Il y a également une baby-foot, un terrain de pétanque, et bien entendu des matelas et des chaises longues aux couleurs gaies de l’été, autour de la piscine. La vue est dégagée et s’étend à l’infini sur des vignes et des collines, comme dans un décor de carte postale. Il fait très beau et des grillons chantent sans interruption comme pour célébrer la présence du soleil.

bedoule,johnny stark,vick vance,la bedouleC’est à la fois confortable et simple, à l’image de la vie de cette maison. Malgré la présence de José, l’homme de confiance et à tout faire de la propriété, ce sont les femmes qui mettent le couvert et servent à table, une table ovale de bois blanc. Les femmes, c’est-à-dire Mireille et sa tant Irène aux cheveux courts avec des mèches coups de soleil et deux perles à ses oreilles percées, la femme de Johnny Stark, Nicole, une poupée blonde et diaphane qui, bien que Parisienne avec des origines hongroises, parle fortement – avé l’accent -, comme tout le monde dans le coin. Il y a également la mère de cette dernière, blonde et rose, enrubannée, avec des yeux bleus et des sourcils noirs, qui ne parle pas beaucoup. Et puis, il y a l’autre jeune fille de la maison avec Mireille, Vincenze, treize ans, la fillette de Johnny et Nicole. Elle ne chante pas mais son hobby est dans un coin du patio : un chevalet. Elle est de la taille de Mireille qui est sa meilleure amie. Mince, élancée, sportive, Vincenze, qui est le portrait de sa mère, a l’aisance des fillettes élevées dans le luxe d’un cours privé. Tout l’oppose du côté sautillant, adorablement gauche de Mireille.

Nicole Stark s’est beaucoup occupée de Mireille à ses débuts. La petite Avignonnaise habitant chez elle les premiers temps, c’est elle qui lui a fait découvrir Paris, du Sacré-Coeur aux boutiques des grands couturiers. A Avignon, Mireille échangeait ses robes avec ses soeurs et ses amies. Aujourd’hui, ele leur donne celles qu’elle commande par douzaines chez Féraud.

lb6.jpgAvant le déjeuner, tante Irène, espiègle, pousse Johnny dans la piscine. Il n’a que le temps de hurler « Merde ! » avant de boire une tasse. Malgré les langoustes grillées et le cadre hollywoodien, le repas est simple et sans prétention. Au dessert, Mireille raconte le repas de la veille, un lunch campagnard chez Emmunuel Bellini, un peintre-sculpteur, voisin de Lily Pons, qui vit dans une chapelle désaffectée dans le haut de Cannes. Margot, la bonne de leur hôte (une Provençale au « super-accent »), a accepté d’interrompre ses vacances pour servir à table : uniquement parce que c’était Mireille Mathieu dont elle est une inconditionnelle. « C’est une mémé typique du midi, conte Mireille. Elle a soixante-six ans, porte des lunettes, un tablier blanc ; elle a les cheveux gris, mais elle est encore très svelte et alerte. Elle était veuve à trente-quatre ans et nous a fait rire aux larmes en nous racontant qu’elle n’avait jamais trompé son mari, même après sa mort. Il l’avait prévenue sur son lit d’agonie : « Si tu me fais cocu, je viendrai la nuit te tirer les pieds du lit. » « Il n’est jamais venu, a soupiré Margot. Si j’avais su, j’en aurais profité. »

A ce moment, Coco, le perroquet de la maison interrompt Mireille en hurlant sa phrase clé : « Et alors ? » Tout le monde étouffe de rire.

La brave Margot a aussi avoué à Mireille qu’elle ignorait qui était Marilyn Monroe. En revanche, elle répète sans cesse : « Trouvez-m’en une qui chante mieux que Mireille ! »

Emue par tant d’admiration, Mireille lui a promis un exemplaire de son prochain disque.
– Ah, ça alors ! Je ne dormirai pas de la nuit, mademoiselle Mireille.
Puis elle a précisé, avec candeur :
Pas cette nuit, mais demain, car je n’ai déjà pas dormi la nuit dernière à l’idée que j’allais vous servir à table aujourd’hui.

lb7.jpgPour l’étape des Saintes-Maries-de-la-Mer, nous faisons escale à la Bedoule, chez Johnny Stark, à Roquefort, dans le « Quartier des Crottes », à six kilomètres de Cassis. C’est une superbe propriété en ciment blanc et bois de pin bardée de fer forgé, mini copie de celle que John Wayne possède à Albuquerque, à la frontière de la Californie et du Mexique. Le style mexicain prime dans la décoration doute simple des pièces comme dans l’architecture des différents corps de bâtiment. Il y en a un en retrait, de l’autre côté de l’allée à gravier où sont garées la Mercedes 600 et une Cadillac, réservé à Mireille et sa tante qui possèdent ainsi toute leur indépendance bien que vivant au sein de la famille Stark. 

Bruno Coquatrix & Johnny Stark

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bruno coquatrix,johnny stark,olympia,ricorétro,1966Bruno Coquatrix :

Voici une jeune fille qui a pris le contre-pied de tout ce qui se fait actuellement dans le métier de la chanson lorsqu’on veut devenir une vedette…
En effet, avant de se jeter en pâture aux foules, elle a travaillé, d’abord obscurément, puis par la suite avec tous les moyens techniques mis à sa disposition ; mais en tout cas, elle a travaillé sans amabilité pour elle-même, avec comme seul but  : apprendre !
Nous voilà bien loin de tous les jeunes gens qui, après l’euphorie d’un banquet de première communion, où « on » leur a dit qu’ils avaient une jolie voix…, ont décidé qu’ils avaient la gloire et la fortune à portée de la main.
Evidemment même le travail le plus acharné ne peut faire une vedette d’un débutant sans talent. Mais là encore la chance nous a souri en même temps qu’à Mireille Mathieu. J’ai en effet rarement rencontré de telles qualités réunies en une seule personne.
Je me souviens avoir dit lors d’une émission de télévision, dans la joie de son triomphe : « Il y a vingt ans que je n’ai pas rencontré pareil talent », j’ai eu peur d’avoir un peu exagéré.
En y repensant, je crois vraiment que ce cri qui sortait du coeur était celui de la vérité !
Alors que Dieu vous garde Mireille Mathieu, pour vous, pour nous et « pour la CHANSON » !

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Johnny Stark :

« Au début de l’année, lors du premier passage de Mireille Mathieu à l’Olympia, j’ai surpris beaucoup de gens en disant qu’elle n’était qu’un diamant brut qu’il faudrait longuement tailler avant d’en faire le plus beau joyau de la chanson. Je n’ai pas changé d’avis.
Au cours de la saison, Mireille Mathieu a chanté dans plus de soixante dix villes. Elle est allée aux Etats-Unis, en Allemagne, etc. Partout elle a séduit, partout elle a gagné. Mireille poursuit sa carrière avec la régularité d’un métronome et il ne fait aucun doute que cet énorme travail a porté ses fruits. Je pense qu’aujourd’hui une des facettes du diamant est taillée.
Toutefois, il est de mon devoir de garder la tête froide et de ne pas laisser entraîner Mireille dans le tourbillon d’un enthousiasme trop rapide. Malgré la renommée qui entoure aujourd’hui le nom de Mireille Mathieu, je ne perds pas de vue qu’elle n’est encore qu’une débutante et qu’il reste beaucoup à faire. Je crois pouvoir dire que les nouvelles chansons que Mireille Mathieu a choisies recueilleront les suffrages de tous, les jeunes comme les adultes.
La rentrée de Mireille sur la scène de l’Olympia permettra au public d’apprécier les énormes progrès qu’elle a accompli, mais je suis en mesure de vous affirmer que c’est une artiste d’une toute autre dimension qui chantera dans six mois. » 

(Source : programme de l’Olympia 1966)

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Christian Gaubert – Auteur-compositeur

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Christian Gaubert, auteur compositeurChristian Gaubert : chef d’orchestre, arrangeur et compositeur de formation classique, poursuivra son parcours musical avec le jazz, puis les chansons et musiques de film.
C’est le chef d’orchestre et compositeur Paul Mauriat, natif de Marseille comme lui, qui lui donne sa chance à Paris. En effet, Paul Mauriat l’engage tout d’abord comme arrangeur de son orchestre et propose ensuite à Johnny Stark de l’engager pour prendre sa relève : « Love is blue » de Paul Mauriat étant devenu un succès international, ce dernier dut partir en tournée partout dans le monde pour une très longue période..

Christian Gaubert a écrit des arrangements pour Charles Aznavour et Gilbert Bécaud. Il a composé également pour de nombreux interprètes sur des textes de Boris Bergman, Luc Plamendon, Jean-Jacques Debout,Yves Duteil, Bernard Lavilliers et Eddy Marnay : Mireille Mathieu, Nicole Croisille, Gérard Lenorman, Céline Dion, Fabienne Thibeault, Johnny Hallyday, Jean-Marc Cerrone et Guy Marchand.

Admis à la SACEM en 1967, promus Sociétaire définitif en 1973, membre de la Commission des Variétés de 1992 à 1998, Membre de la Commission de l’Audiovisuel de 1993 à 2002, Président de la Commission de l’Audiovisuel 2000-2001, il est administrateur du Conseil d’Administration de la SACEM depuis 2002.

En temps que compositeur et chef d’orchestre – et en ce qui concerne Mireille Mathieu – le nom de Christian Gaubert est associé, entre autres, à :

Compositeur :

« Ce soir ils vont s’aimer » – « Je t’aime, tu m’aimes, on s’aime » – « Au bal du grand amour » – « Il est tard » – « Priez pour moi » – « Quand le lion est blessé » – « Vivre pour toi »- « L’impossible amour » – « Et quand tu seras là » – « Tous les amoureux » – « Une simple lettre » – « Une fille cousue de fil blanc » – « On peut encore mourir d’amour » – « Mamy Oh Mamy » – « Monsieur Pagnol ».

Chef d’orchestre :

« Un jour viendra » – « Pour t’empêcher de me dire adieu » – « Les châteaux de sable » – « Emmène-moi demain avec toi » – « Je t’aime, tu m’aimes, on s’aime – « L’amour en couleurs » – « Un peu de vie et beaucoup d’espoir » – « Alors ne tarde pas » – « Il est tard » – « Priez pour moi » – « Quand le lion est blessé » – « Mille fois bravo » – « La chanson de mon bonheur » – « Vivre pour toi » – « L’Aveugle » – « La parade des chapeaux melons » – « La valse bleue » – « Pour deux coeurs qui s’aiment » – « Je chante pour toi » – « Tommy » – « L’impossible amour » – « On a tous rendez-vous un jour » – « Et quand tu seras là » – « Tu riais » – « A quoi tu penses, dis… » – « Je n’ai jamais eu de poupées » – « Je ne sais rien de toi » – « Et c’était bien » – « La vraie vie » – « Tout a changé sous le soleil » – « Au nord du nord » – « Tout pour être heureux » – « Quand un amour vient en décembre » – « Comme deux trains dans la nuit » – « Je t’aime à en mourir » – « L’homme de Paris » – « Il pleut toujours quand on est triste » – « Mon bel amour d’été » – « Tu m’as donné la vie » – « C’est à Mayerling » – « Meraviglioso » – « Tous les amoureux » – « Une rose au coeur de l’hiver – « Tous les violons de Vienne » – « Mamy Oh Mamy » – « On peut encore mourir d’amour ».  

 

Un beau crack !

maurice chevalier,johnny stark,accident,1968,1922,lyon,emmanuel boninimaurice chevalier,johnny stark,accident,1968,1922,lyon,emmanuel bonini18 février 1968 (dimanche). Accident de voiture sur la route de Lyon.

Dans le livre « Môme à cheveux blanc », qui contient de nombreuses pages du « journal » de Maurice Chevalier, nous lisons :

Mireille Mathieu commence à subir les vents contraires à sa miraculeuse ascension. Pauvre chou si vallante. Lettres anonymes. Menaces de Mort, d’enlèvement. Les envies haineuses de tordus. Toute la gamme. Elle vient d’avoir un nouvel accident de voiture qui eût pu être fatal.
Elle est tout de même suffisamment blessée pour devoir se reposer plusieurs mois sur ordre des médecis. Je vais les voir dès ma rentrée de tourée, elle et Johnny Stark, son talentueux manager.
La gosse, si pure, si propre, si laborieuse, si belle, voit son destin commencer les croche-pieds. Elle encaissera bien, j’en suis convaincu. Elle a un joli menton énergique, décidé. Elle est très forte moralement et physiquement. Un beau crack…

(Maurice Chevalier : « Môme à cheveux blancs », p. 106, Presses de la Cité)

1973 en bref & Olympia avec Guichard et Lenorman

LogoOlympiaHall.JPGOlympia, 1973, Coquatrix, Bruno Coquatrix1973, c’est pour Mireille Mathieu, avant tout, ce retour à l’Olympia où on ne l’avait pas vue depuis trois ans chez Bruno Coquatrix.
Parvenue au faîte d’une carrière de chanteuse, Mireille fournira pendant trois semaines un spectacle de deux heures. MM. Coquatrix et Stark, friands de qualité, ont choisi comme vedette américaine pour la première partie du spectacle, un jeune et talentueux chanteur dont le nom suggère l’origine : Gérard Lenorman.
Il a écrit pour Brigitte Bardot « La fille de paille » et « Je voudrais perdre la mémoire ». Il a été la vedette de Hair de 1970 à 1971 au théâtre de la Porte Saint-Martin. Deux de ses compositions mises en valeur par sa jolie voix sont destinées à compter parmi les classiques de cette décennie : « Le petit prince » et « De Toi » qui a été le numéro un de tous les hit-parades à la fois, le hit-parade national et les hit-parades de toutes les stations de radio, un record rarement atteint.

BCoquatrix.jpgMireille a voulu avoir également Gérard Lernorman pour son « Top à », l’émission des Carpentier qui annonçait son passage à l’Olympia.
Quelques surprises dans cette émission laissent bien augurer de l’évolution et de l’avenir de Mireille.
D’abord, un charleston et un bop endiablés dansés avec une aisance et un brio qui ont surpris l’auditoire, dans « Les moineaux de Paris ». Elle portait une robe rose folle et vaporeuse, style 1925, qui, avec son interprétation, révélait la séduction et la féminité pouvant émaner de la sage petite Mathieu, pour peu qu’elle veuille se laisser-aller.
Un duo avec Michel Sardou : « La Cannebière », enlevée avec un entrain sans pareil, fait penser au « malheure » qu’elle pourrait faire au Châtelet ! Même les techniciens sur le plateau, pris par le rythme, et les cameramen qui la filmaient, levaient spontanément la jambe et battaient la mesure avec les mains.
Et puis, Mireille a interprété avec Fernand Sardou (le comédien), Provençal comme elle et acteur chevronné, un extrait de la célèbre pièce d’un autre Provençal, Marcel Pagnol : Fanny. Et tous les deux ont joué « avé l’assent », bien entendu.

ol1973.jpgRevenons à l’Olympia . Mireille y présentera en deuxième partie, un spectacle d’une heure et demie avec les ballets d’Arthur Plaschaert.
Un spectacle composé d’un récital de son tour de chant avec vingt-cinq nouvelles chansons en partie rodées en Europe et en Amérique depuis la rentrée. Des chansons avec de nouvelles orchestrations surprenantes.
Mireille reprendra ensuite la route « aérienne » avec, pour itinéraire, l’Australie, la Nouvelle-Calédonie et Thahiti, le Japon et le Canada.
Après la traditionnelle tournée de galas d’été en France, elle affrontera le célèbre « Canergie Hall » de New York, suivi d’une autre virée au Canada et au Japon.

(Source : Vic Vance « Vedette à la Une », adaptation : Ricochet)

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Adrien. – Bonjour, – L’Olympia 73, Daniel Guichard et Gérard Lenorman, tres beau programme.

Top à… Mireille Mathieu (1972)

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Top à Mireille Mathieu des Carpentier.

Les Carpentier, le plus célèbre couple de producteurs de variétés de la télévision françise présentaient dans ce TOP à… du 1er avril 1972 :

avis_modifié-3.jpgdes duos :

MM et Sylvie Vartan : « On a tous besoin d’un homme ».
MM et Michel Delpech : « Même pendant la guerre on chante ».
MM et Francis Lai  : « Tout à changé sous le soleil ».
Michel Delpech et Sally : « L’amour en wagon-lits »

avis_modifié-3.jpgun sketch indédit : MM et Jean Piat « Une lettre bien tapée ».

avis_modifié-3.jpgMireille Mathieu chante : « Ma Pomme », « Mille fois bravo », Mon homme », « La dernière valse », « Je n’ai pas eu de poupée », « A quoi tu penses, dit », « Acropolis adieu » et « Je t’aime à en mourir ».

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Sylvie Vartan chante « Un jardin dans mon coeur », Humphrey Singers, « We’ll fly you to the promised land » et « Old Nan Noses ». 

Réalisateur : Marion Sarrault

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