« Le rock c’est ça » – Jean-Marc Quintana

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Livre : Le Rock c’est ca !
Auteur : Jean-Marc Quintana
Parution : 01.12.2014

Un Avignonnais à la manoeuvre pour raconter l’arrivée du rock en Vaucluse… Jean-Marc Quintana, un passionné qui s’est plongé durant deux ans dans les années 1961-1965 en Vaucluse.

Deux ans après son très réussi « Décélération punk » (aux éditions Camion Blanc), l’Avignonnais Jean-Marc Quintana publie un autre livre-repère, « Le Rock c’est ça ! », qui raconte avec force détails l’arrivée du rock en Vaucluse, entre 1961 et 1965.

Infirmier au CHS de Montfavet, ce stakhanoviste a, deux ans durant, fait témoigner une partie des musiciens d’alors et s’est plongé dans la lecture des journaux (dont Le Provençal et Le Méridional). On savoure son ouvrage, un millefeuille d’anecdotes fascinantes. Dont celle-ci, épique sur l’époque : en 1961, à Avignon, la star Vince Taylor tente en vain piquer le jeu de lumières des « Chaussettes Noires » d’Eddy Mitchell au Palace. Verdict : Taylor ira bouder dans le bar voisin, « Le Palais de la bière », au lieu de monter sur scène, suscitant la colère… d’Eddie Barclay !

Dès les prémices des années 1960, la jeunesse du département va vivre une révolution dans les esgourdes, avec l’effervescence liée à la constitution de groupes locaux : les Sharks, les Dan’s ou Bob Arnold et ses Blackboys à Avignon, les Rockers à Apt, les Félins à Carpentras, les Condors à Valréas, les Anges Noirs à Sorgues, les Anges Blancs à Cavaillon. Et moult homologues. « Certains utilisaient des enceintes de pick-up en guise d’amplis. En plus de ça, aucun magasin ne vendait de guitares électriques. Souvent, les musiciens électrifiaient eux-mêmes leur instrument, assure Jean-Marc Quintana. Mais il y avait une passion incroyable. »

johnny_sylvie_19641-3178345.jpg« Le système et le show-biz l’ont emporté et le rock n’roll a été balayé »

Un rock n’roll qui, parfois, donnera lieu à des débordements pendant les concerts (chaises qui volent, balustrade qui se fracasse, blousons noirs qui aiment se défouler, policiers en surnombre et à l’affût). « Ces incidents seront montés en épingle par la presse », note l’auteur.

À cette époque, les amateurs de rock et de twist vont se démener de 15 à 20 heures dans un dancing dernier cri, le « Twist Club », ouvert par Lucien Valli dans les rues piétonnes d’Avignon (au 40, rue des Marchands). À cette époque encore, le préfet de Vaucluse interdit un festival de rock au Roxy (rue Guillaume-Puy, à Avignon, 1962). « Mais dès 1965, le système et le show-biz l’ont emporté et le rock n’roll a été balayé », soutient Jean-Marc Quintana. « It’s only rock’n’roll » mais, définitivement, « we like it !« 

Livre disponible à Avignon (Fnac, Mémoire du monde, Genêts d’or, Maxi-livres, General music, La Licorne), à Orange (L’orange bleue), aux Angles (Pinups).

Source : La Provence.com 

166704973.jpgA noter la remarque du blog « KR’TNT » le blog rock’n’rol (cliquez ici) :

Ne soyons pas défaitistes, de tous ces jeunes vauclusois qui ont participé au maelstrom des années soixante, deux vont sortir de l’anonymat et atteindre à une gloire nationale pour l’un et internationale pour l’autre. Je vous livre les noms de ces deux rock and roll stars. Michele Torr pour la première. Et… Mireille Mathieu pour la seconde. Le livre se termine sur Mireille Mathieu dans l’avion qui la mène aux States pour sa participation à l’Ed Sullivan Show.

(Les photos ne sont pas extraites du livre) 

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Ce soir je t’ai perdu (1990)

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Reprise du 29.11.2010

CE SOIR JE T’AI PERDU
1990
ABILENE MUSIC / CARRERE
Photo : Dominique Isserman

TITRES

1. Ce soir je t »ai perdu (Jean-Maire Moreau / François Feldman)
2. Vis ta vie (Félix Gray / Didier Barbelivien)
3. Maitresse d’école (Didier Barbelivien / Didier Barbelivien)
4. Une femme amoureuse ((Eddy Marnay / R.H. et B.A. Gibb)
5. Mon Dieu ((Michel Vaucaire / Charles Dumont)
6. Parler d’autre chose ((Jean-Pierre Lang / Didier Barbelivien – Bernard Estardy)
7. Celui que j’aime (Charles Aznavour / Charles Aznavour) 
8. Amour défendu (Traditionnel  / Paroles : Eddy Marnay)
9. Paris en colère (Maurice Vidalin / Maurice Jarre

Certains se plaignent parfois du côté ringard qu’on les chansons de Mireille. La question que je me pose dès lors est de savoir si Fançois Feldman, Félix Gray, Didier Barbelivien, Charles Dumont, Charles Aznavour et Eddy Marnay sont des auteurs-compositeurs talentueux pour leur propre répertoire et ringards pour celui des autres… Ce sont en effet ces noms là que l’on trouve derrière les titres de ces neuf chansons.

Il est certain que cet album plaira à la majorité des fans, même si ceux-ci se demanderont où se trouve la logique. En effet pourquoi mettre une fois de plus, sur un album qui ne passe pas pour être compilation, des titres comme « Une femme amoureuse »« Amour défendu » et « Paris en colère ». Pour « Celui que j’aime » c’est autre chose puisque l’orchestration est tout à fait différente de la version originale. Cette nouvelle version m’a d’ailleurs emballé après deux trois écoutes. Quant à « Une femme amoureuse », j’ai beau réécouter et comparer cette version, je n’ai toujours pas compris en pourquoi il est indiqué « REMIX Dominique Blanc ». Peut-être que « REMIX » signifie ici autre chose que remixage ?

Est-ce que je me trompe en pensant que cet album voulait surtout être commercial, dans le but probable d’endiguer la baisse popularité de Mireille qui s’annonçait en France ? Le but devait nécessairement être publicitaire aussi, puisque c’est en 1990 que Mireille donnait une série de concerts au Palais des Congrès de Paris et dont vous trouverez un compte rendu en cliquant ici.

Mon impression d’ensemble est très favorable, d’autant que j’aime beaucoup les interprétations de « Vis ta vie », Maîtresse d’école », « Mon Dieu » et « Celui que j’aime ».

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Le professeur es-musique Philippe du site « Aujourd’hui je reviens » apporte les précisions suivantes :

1.  La photo affichée initialement n’était pas celle du CD mais du 45 tours : il manquait « PUB TELE » dans le coin droit. OK, c’est changé et confirme ce que j’avançais : le CD visait avant tout de faire la pub pour notre Mimi.
2. Il y a eu, en plus du CD, un 33 tours, un 45 tours, un maxi 45 tours, un mini CD (3 titres) et une K7.
(Notre maestro signale qu’il n’a pas la K7 dans sa collection. Je sais que pour lui c’est un véritable drame. Donc, si vous en avez une qui prend la poussière sur votre étagère, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour rendre un homme heureux… C’est la période des fêtes après tout.
3. La pochette du 33 tours a un signe distinctif en haut à droite : il y a « ALBUM PUB TELE ».

De tout cela l’important est de retenir que « Ce soir je t’ai perdu » est le seul disque de Mireille sorti dans autant de versions. De tout cela je garde aussi le souvenir que j’ai acheté un dizaine de mini CD dans l’espoir que l’un d’en trouver un qui ne reste pas collé dans la pochette. Ma poubelle s’est régalée. La FNAC m’a signalé après cette inutile quête que c’était un défaut de fabrication. Merci Mireille ! Et pas mal vu pour obtenir un disque d’or.

ce soir je t'ai perdu,1990,33 tours,45 tours,mini cd,maxi cd,k7,cassette,palais des congrès,cd,disqueAlthough I do not speak French, I greatly admire the recordings of Mireille Mathieu. She communicates over language barriers with her recordings. Of course, it helps to have an exceptional and well trained singing voice, to choose good songs, to have very good musical arrangers, and to work with top professional musicians and supporting singers. She also tends to sing a variety of different types of songs. This CD is an example of these trends. It was released in about 1990 and includes several of her 1960-70’s French hits (« Amour defendu », »Paris en Colere », and « Celui que j’aime »), a Piaf song (« Mon Dieu »), her French hit « Une femme amourouse » (a reframing of Steisand’s « A Woman in Love ») and five other songs. One of the songs, « Parler d’autre chose » (Speak of Other Things) could be called a rock song. The title song « Ce soir je t’ai perdu » (Last Evening, I Lost You) is a haunting song of lost love, a genre at which Ms. Mathieu excells. It also was one of her French hits. Overall, a very good CD. (P.R. Price – Amazon.UK)

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Ulli. – Cher Rico, 1990 war ein Jahr des Desasters für Mireille. Nach dem Tod von Johnny Stark schien kein Stein mehr auf dem anderen zu liegen. Matite, die sich bisher nur für Garderobe und Hairstyling zuständig fühlte, übernahm das Management ohne grundlegende Kenntnisse. Mireille selbst hatte bis dahin unermüdlich gesungen, gearbeitet, Fotosessions gemacht, aber keine Ahnung von der diffizilen Arbeit hinter den Kulissen, für die Johnny zuständig war.
In dieser konfusen Zeit musste der « Palais des Congres » schiefgehen. Es gab zu wenig Werbung für die Konzertserie, die neue Frisur verärgerte selbst die Fans und die LP/CD mit zu wenigen (wenn auch sehr guten) neuen Titeln war eine Fehlplanung. Wozu alte Hits auf einem neuen Album, das keine Compilation ist, wozu ein Remix des nicht verbesserungsfähigen Erfolgs « Une femme amoureuse », in dem lediglich die Bässe verstärkt wurden?
Ich habe es nicht verstanden, vor allem nicht, weshalb man den « Palais des Congres » nicht unter das Motto des 1989 erschienenen wunderbaren Chansons « Je suis nee pour chanter » stellte. Monsieur Stark fehlte überall. Niemand wusste, wohin die Reise gehen soll. Und der « Parisien » schrieb gehässig « Paris ne brûle plus pour Mireille ». Quelle catastrophe!
Für mich als der Fan, für mehrere Konzerte nach Paris gereist, war es ebenso ungewohnt und schrecklich, dass Mimi vor halbleerem Saal stand. An Repertoire und Gesang lag der mangelnde Erfolg nicht. Mireille war in sehr guter Form trotz aller Traurigkeit. Nie vergesse ich die Dramaturgie von « Les trois cloches » oder ihre wunderbaren Interpretationen von « Mon Dieu » (!) oder « La Quête » – höchste Qualität!
Aber: Das Management war zusammengebrochen und viele, die vor der Macht Johnny Stark´s gezittert hatten, begannen, sich auf sehr üble Art an der jetzt auf sich allein gestellten, schutzlosen Mireille Mathieu zu rächen. Eine sehr schlimme Zeit! Amities.

Petit essai de traduction. Merci pour votre compréhension…
Cher Rico. 1990 : une année désastreuse pour Mireille. Le décès des Johnny Stark a tout mis sens dessus dessous. Matite qui n’était jusqu’ici compétente que pour vêtement et les coiffures, s’est chargée de la relève, mais sans les connaissances nécessaires pour mener à bien sa tâche. Mireille chantait jusqu’alors de façon apparemment infatigable, grâce à la compétence professionnelle de Johnny Stark.
Dans ces temps confus, « le Palais du Congres » ne pouvait être un succès. Peu de publicité avait été faite pour cette série de concerts et la nouvelle coiffure adoptée par Mireille avait contrarié ses fans.
La sortie du 33 tours/CD qui contenait peu de nouveaux titres était mal planifiée. Cet album était cependant bon. Pourquoi avoir resservi de vieux hits sur un nouvel album qui n’est pas une compilation ? Pourquoi un REMIX de « Une femme amoureuse » qui ne nécessitait aucune amélioration à peine perceptible ? Je ne l’ai pas compris.
Je n‘ai surtout pas compris pourquoi on n’a pas placé utilisé « Je suis née pour chanter » comme slogan pour le Palais du Congres. Une chanson de 1989.
L’absence de Johnny Stark s’est fait terriblement sentir. Les gens n’y comprenaient plus rien. Le journal « Le Parisien » n’avait-il pas écrit « Paris ne brûle plus pour des Mireille » ? Quelle catastrophe !
Pour moi qui me suis rendu plusieurs fois comme fan à Paris pour assister aux concerts de Mireille, il était surprenant de constater que Mireille chantait dans une salle à moitié remplie. L’absence de succès n’était pa dû à sont répertoire et à ses qualités vocales. Mireille semblait être en très bonne forme malgré la profonde tristesse qui devait l’accabler. Je n’oublierai jamais la dramaturgie des « Trois cloches » et ses merveilleuses interprétations de « Mon Dieu » et de « La Quête » qui atteignait un sommet de qualité !
Hélas, le management était boiteux et beaucoup de ceux qui avaient tremblé devant Johnny Stark se sont soudainement moins souciés de Mireille et se sont même vengés sur elle des contraintes qui leur avaient été imposées. Que cette époque était pénible ! Amitiés.

Philippe (Don). – Je dois dire que je ne trouve pas l’album aussi satisfaisant que vous : seulement 9 titres, qui se résument à 6 si on laisse de côté les 3 succès – d’ailleurs, quelle est la logique artistique de les placer là ? Ceci dit, les 6 nouveaux titres me plaisent bien. « Ce Soir je t’Ai Perdu » est magnifique, la reprise de « Celui que j’Aime » est réussie bien que différente, « Mon Dieu » se révélera magistral sur scène, et le reste se laisse écouter. C’est l’album en tant que tel qui n’est pas satisfaisant. J’ai l’impression qu’elle avait un titre fort dans « Ce Soir… », quelques titres sur le côté, et qu’il a fallu remplir tant bien que mal l’album. De là à dire qu’on est dans le « vite fait, bien fait » … En tout cas, cet album ne témoignera pas du perfectionnisme revendiqué de l’artiste dans sa conception. »

James. – Le mini CD de « Ce soir je t’ai perdu » offre l’originalité de présenter une version normale de la chanson puis une version longue avec un long pont musical et un bon morceau de batterie (sans doute visant les discothèques) et une version purement musicale. J’ai beaucoup aimé. Je crois aussi me rappeler que la photo est de Dominique Isserman.

CRI-CRI (1984 / 1985)

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DISCORICOptf.jpgEn 1985, Cri-Cri fête ses 50 ans. En hommage au petit grillon chanteur, un programme de télévision intitulé « Les Contes de Cri-Cri » est réalisé avec la paticipation de Placido Domingo, Mireille Mathieu et Emmanuel.

Par la voix de ces trois artistes mondialement connus, la musique et les paroles écrites par Don Francisco Gabilondo Soler restent toujours vivantes. La musique, les paroles et les voix de grand qualité s’unissent dans ce disque pour vous offrir un doux message destiné à éveiller les plus beaux sentiments.

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Bande originale de l’émission TV « Las Canciones de Cri-Cri » inspiré des personnages de la radio
« Cri-Cri el grillito cantor » (Cri-Cri, le grillon chanteur).

Chansons en espagnol :
Tema de Cri-Cri / Marcha de las letras / Bombon / Cochinitos dormilones / Caminito de la escuela / Fiesta de los Zapatos / El ropero / Negriot Sandia-cucurumbe / El raton vaquero / El chorrito / Chong Ki Fu / La muneca Fea /Che arana / Baile de los Munecos / La patita.

Chansons en français :
Thème du Grillon / La marche des lettres / Le château de sucre / Les trois petits cochons / Sur le chemin de l’école / La danse des souliers / Ouvre l’armoire grand’mère / Vaquero / La petite goutte / Chong Ki Fu / La vilaine poupée / Le tango de l’araignée / La danse des marionnettes / La canette.

Chansons en anglais :
Cri-Cri’s Theme / The March of the Letters / The Ugly Dolly / On the Way to School / Three Sleepy Piglets / The Dance of the Shoes / The Little Spurt / The Little Chinese Man / The Spider’s Tango / The Dance of the Puppets / Mama Webster / The Closet.

Source : 33 tours (1984) espagnol, français et anglais (USA).

Commentaire en anglais de P.R. Price (Dayton, Ohio) sur amazon.com.

« Tales of Cri Cri » is an LP of childrens’ songs in English sung by Mireille Mathieu, Placido Domingo, and Emmanuel. There are twelve songs on the LP and all contain lyrics aimed at young children; however, the musical compositions are not the usual children’s songs. They are well written songs which are well sung by the very talented singers mentioned above. Additionally, the singers are backed by a full orchestra and by a chilren’s chorus on some songs. It is not unusual to hear Mireille Mathieu, the French singer, singing with a children’s chorus, but it is unusual for Placido Domingo, the opera singer. Ms. Mathieu sings the songs « The Ugly Dolly », « The Dance of the Shoes », « The Little Spurt » and « Mama Webster ». Placido Domingo sings « March of the Letters », « Three Sleepy Piglets », « The Little Chinese Man », « The Dance of the Puppets », and « The Closet ». Emmanuel sings « The Spider’s Tango ». All three singers combine for « Cri-Cri’s Theme » and « On the Way to School ». This LP would be a good introduction for children to complex musical forms, orchestra music, and well-trained singing voices. It is a great contrast to the music on many children’s television shows or albums.

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cri-cri,1985,1984,cri cri,discorico,placido domingo,emmanuel,grillon chanteurPour en savoir plus sur le grillon chanteur

Le chant du grillon domestique était et est toujours très apprécié des Chinois qui les élevaient et les élèvent encore de nos jours dans des petites cages.
On a rapporté que des dames de la cour impériale enfermaient les grillons dans des cages dorées qu’elles plaçaient près de leur lit pour favoriser leur sommeil.
Cet insecte est, pour les Chinois, le triple symbole de la vie, de la mort et de la résurrection. Au Japon, après la seconde guerre mondiale, la tradition de l’élevage des grillons chanteurs a regressé. Cependant, de nos jours, le « grillon cloche » (suzumushi) continue à être élevé pour être vendu en raison de sa popularité. (source : http://grillons.pagesperso-orange.fr/entend.html)

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James. – Site des MP3 sur Cri-Cri et ses differentes versions : http://www.cri-cri.net/mp3.html

Francis Lai – Les chansons interprétées par Mireille

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DISCORICOptf.jpg(Reprise de l’article mis en ligne en 2011 et 2013). Chansons composées par Francis Lai et interprétées par Mireille Mathieu. Les titres suivis d’un astérisque figurent sur l’album (33 tours) « Mireille Mathieu chante Francis Lai ».

A quoi tu penses, dis ? (Catherine Desage / Francis Lai)*
Au nord du nord (C. Argall / Fancis Lai)*
C’est à Mayerling (J. Plante / F. Lai)
C’est ton nom (Françoise Dorin / Francis Lai)
Chansons des rues (P. Guirao / Francis Lai)
Chant olympique (P. Barough / Francis Lai)
Comme deux trains dans la nuit (Catherine Desage / Francis Lai)*
Et c’était bien (Pierre-André Dousset / Francis Lai)*
Il pleut toujours quand on est triste (P.A. Dousset / Francis Lai)
Il y a trop d’amour perdu (Catherine Desage / Francis Lai)
Je me parle de toi (Pierre-André Dousset / Francis Lai)
Je ne sais rien de toi (Catherine Desage / Francis Lai)*
Je n’ai jamais eu de poupées (Catherine Desage / Francis Lai)*
Je t’aime à en mourir (Catherine Desage / Francis Lai)*
Je t’aime avec ma peau (Catherine Desage / Francis Lai)
L’homme en velours (L . Amade / Francis Lai)
La bonne année (Catherine Desage / Francis Lai)
La chanson du départ (Catherine Desage / Francis Lai)
La vie n’est plus la vie sans nous (P. Guirao / Francis Lai)
La vraie vie (Catherine Desage / Francis Lai)*
Love Story (Eric Segal / Catherine Desage / Francis Lai)
Madame maman (Louis Amade / Francis Lai)
Marie Media (Louis Amade / Francis Lai)
Noël d’Aubervilliers (Bernard Dimay / Francis Lai)
Oui j’ai envie d’être aimée (Catherine Desage / Francis Lai)
Pour un coeur sans amour (Michèle Vendôme / Francis Lai)
Quand un amour vient en décembre (Catherine Desage / Francis Lai)*
Tous les violons de Vienne (J. Plante / F. Lai)
Tout à changé sous le soleil (Catherine Desage / Francis Lai)*
Tout pour être heureux (Catherine Desage / Francis Lai)*
Tu riais (Pierre Barouh / Francis Lai)*
T’aimer (P.A. Dousset / Francis Lai)
Un homme et une femme (P. Barouh / Francis Lai)
Un jour viendra (Catherine Desage / Francis Lai)
Un peu d’espérance (P. Guirao / Francis Lai)

Site officiel Francis Lai : http://www.francis-lai.com/ 

 

francis lai,discorico,chansonsStefane Mathieu. – Bonjour à tous. Dans mon Graal des compositeurs, après Michel Legrand, Francis Lai occupe la seconde place. L’oeuvre composée pour Mireille Mathieu se passe de commentaire tellement les mélodies sont fortes, différentes, tellement construites et taillées pour leur interprète. A l’écoute aucun titre n’est démodé même si certains ont été composés depuis près de quarante ans ! De plus, ce grand artiste est aussi discret que son travail est parfait. J’ai aussi en mémoire toutes les mélodies composées pour les films de Claude Lelouch, interprétées par Nicole Croisille, Annie Girardot, Mama Béa, Patricia Kaas… en plus de versions uniquement instrumentales. Encore un artiste dont on ne mesurera vraiment l’importance de son travail que lorsque malheureusement il ne sera plus de ce monde… Arf ces Français !… Merci Ricochet pour cet hommage à Francis Lai !

Wolfgang. – C’est vrai que Francis Lai a écrit des chansons pour Mireille pendant toute sa carrière. Du premier « C’est ton nom » à « Un peu d’espérance » sur son dernier album de chansons nouvelles. Parmi celles-là des bijoux comme « Pour un coeur sans amour », « Il pleut toujours quand on est triste », « Une histoire d’amour », « Je t’aime avec ma peau », « Un jour viendra », « C’est à Mayerling », « Je me parle de toi », « Je n’ai jamais eu de poupées » etc. etc. Pour l’harmonie et la beauté de ses chansons mélodieuses Francis Lai me fait penser à Vincenzo Bellini, qui lui aussi a toujours trouvé des mélodies hors commun. Mireille peut être fière et heureuse qu’il lui a offert tant de belles musiques. Et nous devons être reconnaissants à ces deux artistes pour ce beau travail commun.

Dan. – Magnifique écriture de Francis Lai. Il existe dans la musique du film « Biliitis » (composée également par Francis Lai) un morceau assez analogue, orchestral. On retrouve une ambiance proche des « gymnopédies » d’Eric Satie. Beaucoup d’élégance, de la retenue dans la voix, c’est une chanson qui a toujours fait partie de mes favorites. Merci de lui avoir donné ce petit coup de projo !

Ulli. – Si je ne me trompes pas, Francis Lai est le seul compositeur qui a écrit des chansons pour Mireille pendant toute sa carrière. Dans sa profession, il est un des plus grands du monde entier avec un style « timeless » et classique. S´il s´agit de « Je n´ai jamais eu de poupees », « Je me parle de toi » ou « Un peu d´espérance », par exemple, il est toujours d´une qualite exceptionnelle. Hélas, il existe seulement un album « MM chante Francis Lai ». J´aimerais bien qu’il sorte un autre album des chansons chantées par Mireille ! Bien amicalement.

Jean-Michel M. – Bonjour Ricochet, – « Il pleut toujours quand on est triste ». Quelle merveilleuse chanson. Ce serait bien de pouvoir la redécouvrir sur CD comme beaucoup d’autres chansons de ses débuts. J’aimerais bien pouvoir réécouter Adieu à la nuit, Géant, Chanson triste… J’aime bien quand Mireille chante des chansons qui « remuent » mais j’ai une préférence pour les chansons fortes. « Un peu d’espérance » tient une place particulière dans mon coeur puisque l’envoi des deux premiers couplets m’a permis de reconquérir le coeur de mon fils.

Hugues B. – Salut Ricochet, – C’est bien cette rétrospective des anciens albums de Mireille, en plus de leur beauté les chansons ont un goût de nostalgie qui me fait du bien. C’était la grande époque, ça correspondait peut-être aussi à la plus belle période de ma vie. Ce n’est pas le cas des derniers albums, même s’ils étaient excellents, Mireille et son personnage étaient alors usés, comme je dois l’être aussi…
Mais enfin, en toute objectivité, verra-t-on jamais plus belles chansons que « Un jour viendra », « A quoi tu penses, dis » , « Un peu d’espérance » ou bien d’autres encore ?
Mireille se doit, si elle aime vraiment ses fans, de les rééditer en CD !

Thomas. – Un bonjour de Düsseldorf à tous. La merveilleuse chanson « Des soleils bleu blanc rouge » de 1988 n’a pas été ecrite par Francis Lai ? On trouve au moins son nom dans le petit booklet du CD « L’essentiel ». Amicalement.

Ricochet @ Thomas. – Bonjour Düsseldorf… « Des soleils bleu blanc rouge » (1989, selon mes sources) est une chanson de Didier Barbelivien.

Musiques de Film – Un top 5

maxresdefault.jpgPianiste et compositeur belge, Jef Neve a choisi 5 des plus belles musiques de film de tous les temps.
(Source : Canvas VRT – adaptation R.S.)

musique, filmLe patient anglais – Gabriel Yared
On entend dans ce film beaucoup de musique classique influencée par le jazz et la musique arabe. Ce qu’il y a de beau, c’est que les trois genres se tressent en une seule composition. A vous donner la chair de poule.


Babel – Gustavo Santaolalla

Tout simplement formidable ! Les points forts sont les scènes au Maroc avec cette sonorité particulière de la guitare. La bande sonore souligne très joliment le caractère désolé des lieux. Il s’agit d’un des sommets de la musique de film.


Les Heures – Philip Glass
Je ne suis pas à vrais dire un fan de Philip Glass, mais la musique qu’il a écrite pour « Les Heures » est remarquable. L’intensité romatique véhiculée par le film est bien rendue sans pour autant devenir pesante. C’est là le grand mérite de Glass.


Amadeus – Academy St Martin in the Fields

Dans le film Amadeus, la musique semble occuper le rôle principal. On ne peut, pour ainsi dire, y supporter le personnage principal, Mozart, que parce qu’il a écrit une musique aussi géniale. Le film a le mérite de rendre la musique de Mozart accessible au grand public – même aux personnes qui la connaissent pas du tout. La bande sonore est par ailleurs brillamment exécutée par « The Academy of St Martin in the Fields », sous la direction de Sir Neville Marriner.Marinner a rendu la musique dynamique et légère, en l’interprétant dans l’esprit d’un groupe de rock.


Il Postino – Luis Enriquez Bacalov

Il émane de la musique écrite pour ce film par Luis Enriquez Bacalov, une atmosphère italienne inimitable. La musique est d’une grande simplicité, mais bien de celle que l’on garde très longtemps en tête.

Mon top 10
(ordre aléatoire)

1. West Side Story (Leonard Bernstein)

2. L’accompagnatrice (Alain Jomy)

3. The Hours (Les Heures) – Philip Glass 

4. Schindler’s List (John Williams)

5. The Last Of The Mohicans (Le derniers des Mohicans) [Trevor Jones]

6. First Knight (Jerry Goldsmith)

7. Looking for Richard (Howard Shore)

8. My Fair Lady (Frederick Lowe)

9. Love Story (Francis Lai)

10. Les demoiselles de Rochefort (Michel Legrand)

Et vous, quel est votre Top ? 

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Olympia 1966

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HISTORICO43.jpg(Article du 28.12.2011) – Bruno Coquatrix a décidé d’offrir à Mireille Mathieu la tête de l’affiche à partir du 15 septembre au 4 octobre 1966. Georges Chelon,Roger Pierre et Jean-Marc Thibault sont affichés en première partie (ordre de passage sous réserve, voir texte, remarques et commentaires). Le couturier Louis Féraud s’est chargé de sa garde-robes et Paul Mauriat dirigera l’orchestre.

historico,olympia,roger pierre,jean-marc thibeault,1966,george chelonhistorico,olympia,roger pierre,jean-marc thibeault,1966,george chelonL’Olympia est plein à craquer et lui réserve un accueil de reine. Le Tout Paris est dans la salle : Maurice Chevalier, Aznavour, Eddy Barclay, Fernand Reynaud, Lucien Morisse (qui a découvert Dalida et tant d’autres), Jean-Claude Pascal et bien d’autres artistes. Elle reçoit des télégrammes de Frank Sina, Sammy Davis Jr, Bing Crosby, Fred Astaire, Joan Crawford, Sacha Distel, Adamo, Line Renaud, Dalida, Petula Clark, Hervé Villard et, bien sûr , de ses parents.
Quinze rideaux et des applaudissements frénétiques annoncent la consécration définitive de Mireille Mathieu qui n’imite plus Piaf, mais la continue.

Mireille Mathieu :« J’apparais toute petite sur la grande scène de l’Olympia, le 15 septembre 1966. Bruno Coquatrix m’accueille dans les coulises. J’ai gagné ce soir ! Quelques jours après j’enregistre « Mon Credo », mon premier disque.

« Oui, je crois » (p. 255) : « Bruno Coquatrix a affiché en première partie Georges Chelon, qui est un chanteur délicat, et deux champions de l’Olympia, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Ils ont un tonus qui déborde de la scène dans les coulisses. »

Emmanuel Bonini (« La véritable Mireille Mathieu) :A l’Olympia on se souvient de son carton pour son premier passage en vedette, au début de l’automne 1966.

Chansons interprétées :

Mon Credo / Celui que j’aime / Est-ce que tu m’aimeras / Pourquoi mon amour / Le funambule / Et merci quand même / Viens dans ma rue / Un homme et une femme / Ne parlez plus / C’est ton nom / Ils s’embrassaient / Qu’elle est belle.

Remarques
1. Le propos est de Vick Vance, reporter de Paris-Match, et confirmé dans « Oui, je crois » (Editions Laffont, p. 255). Jean-Marc Thibault indique dans son livre « Champagne tiède et biscuits mous » que Mireille passait en vedette américaine. Cette affirmation est corroborée par le programme de l’Olympia.]
2. L’album « Olympia – 50 ans de music-hall (Les Editions Hors Collection, 2003) mentionnent MM pour l’année 1967 qui serait l’année où Mireille se voit confirmée vedette à part entière grâce à l’Olympia 67-68. Je cite « … cette fin d’année (1967) lui permet d’accéder au rang des leader de la chanson populaire française, comme l’avait voulu son mentor. » Et plus loin :
« Mireille Mathieu en décembre (1967) : le grand écart d’une programmation ouverte à tous les styles. »

Sources : Vic Vance « Mireille Mathieu » (Vedette à la une) – Programme Olympia – Jean-Marc Thibault « Champagne tiède et biscuits mous » – « Oui, je crois » (Editions Robert Laffont) – « Olympia – 50 ans de Music-Hall). Site israélien « Mon Credo », Emmanuel Bonini (« La véritable Mireille Mathieu »).

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Première dédicace de MM pour « Ricochet ».

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James. – Il me semble qu’en 1966, Mireille Mathieu était vedette américaine de Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Avant son passage il y avait Georges Chelon et après elle le duo Roger Pierre et Jean-Mart Thibault. Mireille est souvent passée dans des émissions de RP et JMT par la suite comme dans « Les grands enfants » et a ensuite elle-même accueilli le duo dans ses propres émissions pour des scénettes plutôt inattendues.
Quelques scènes pour illustrer les propos ci-dessus http://www.youtube.com/watch?v=LCtOLiPsxdM, http://www.youtube.com/watch?v=fQ1fEeA8TAQ et http://www.youtube.com/watch?v=nEqFQtuEb3c&feature=related« 

Ricochet & James. – Cela confirme ce qui est écrit dans l’article et en remarque. Christian Page semble être très mal à l’aise pour parler de cet Olympia. Dans son livre il semble faire un amalgame avec l’Olympia 1967 pour étouffer la vérité dans l’oeuf. Je n’y retrouve en effet ni la mention de Georges Chelon ni de RP et JMT, malgré la longueur de l’article (mais peut-être est-ce dû à ma lecture en diagonale). Idem pour le livre de Vick Vance. On dirait d’ailleurs que Christian Page à recopié mot à mot le texte de Vick Vance en l’étoffant un peu. Rien d’étonnant à cette « désinformation » possible si l’on sait que ces deux biographies ont été écrite sur commande de Johnny Stark. « Oui, je crois » est aussi écrit sur commande, mais Jacqueline Cartier ose avancer les premiers pions… L’approche de Mireille Mathieu chez Emmanuel Bonini différente et très laconique, puisque j’y lis la phrase suivante : A l’Olympia on se souvient de son carton pour « son » premier passage en vedette, au début de l’automne 1966. Sans doute a-t-il eu autant de mal que mal pour s’y retrouver… Le Plus étrange, je pense que tous les spectateurs de cette période doivent être au paradis ou ignorent l’existence d’internet car aucun d’entre-eux ne semble avoir assisté au concert. Peut-être faudra-t-il lancer un appel à témoin via Facebook. 🙂 

James. – Bon, je ne vois pas ce qui peut diminuer le mérite de passer en vedette américaine moins d’un an après avoir débuté, surtout à l’époque! Je crois me souvenir que les premiers Olympia de Mireille étaient des Musicorama et le premier « vrai’ Olympia de MM était avec Sacha Distel et Dionne Warwick, où MM levait le rideau. Par contre en 67 elle était en vedette avec en première partie Michel Delpech, me semble-t-il.

Ricochet. – Moi non plus je ne vois pas ce qui peut diminuer le mérite. Tout le monde ne doit pas penser comme nous… A l’Ancienne Belgique (Bruxelles), Michel Delpech faisait effectivement partie de la 1re partie du spectacle, en 1967, avec Gérard Majax et d’autres artiste du music-hall. Pour l’Olympia, attendons l’article suivant.

Ajout du 03.08.2016

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