Mireille Mathieu et la chanson allemande

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Les Allemands ne sont certainement pas les plus grands faiseurs de hits au monde mais le pays compte tout de même quelques gros succès internationaux à son actif, des artistes cultes et de référence qui ont marqué l’histoire de la musique de ces dernières décennies.

Beaucoup de grandes vedettes francophones des années 60 et 70 ont adapté leurs chansons en allemand. Pas pour la beauté de la langue de Goethe, évidemment, mais pour des raisons bien plus prosaïques. L’amie Mireille Mathieu n’a pas dérogé à la règle et est même devenue une grande star en Allemagne, encore régulièrement invitée dans les émissions de variétés. On vous régale ici avec un petit medley des ses chansons en version teutonne, lors d’une Schlager party en plein air à l’ambiance de feu. Ca dure plus de dix minutes mais quand on aime, on ne compte pas.

Source : La Libre – ISABELLE LEMAIRE Publié le 

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21 novembre 1965 – Une seconde naissance

dyn006_original_336_514_pjpeg_2586430_008289a45679288c83d61f562729012e.jpgEn juillet 1965, presque un an après son succès au concours d’Avignon, Mireille passe en lever de rideau dans un gala de variété dont Enrico Macias est la vedette. Elle chante « Jézabel». Johnny Stark demande ses coordonnées et puis… l’oublie !

A la mairie d’Avignon décide de payer les frais permettant à Mireille de se rendre à Paris pour tenter sa chance à « Télé-Dimanche ». Un rendez-vous est pris pour une audition, le 18 mars 1965. Arrivée dans la capitale, Mireille logera chez la fille du professeur de chant de la première lauréate d’Avignon, Michèle Torr.

Mireille arrive donc en taxi au studio 102 de la  » Maison de la Radio ». Il y a Raymond Marcillac, Nanou Taddei la première femme de Johnny Stark) et Roger Lanzac, le présentateur du « Jeu de la chance ».
Après l’audition, Mireille rentre à Avignon pour attendre la réponse. Elle attendra ainsi huit mois avant de recevoir la convocation pour participer à « Télé-Dimanche », le 21 novembre 1965.

Cette année-là, le général De Gaulle prépare son élection présidentielle et Johnny Hallyday, qui revient du service militaire, sa rentrée à l’Olympia. Le 20 novembre, la veille donc du passage de Mireille au « Jeu de la chance « , Johnny qui préparait le « Palmarès de la chanson » de Guy Lux entend Mireille Mathieu pour la première fois et déclare : « Elle a une belle voix, mais Piaf est encore trop proche. »

La vraie date de naissance de « Mireille Mathieu grande vedette », c’est donc à Paris, sur un écran de télévision, deux ans, un mois et dix jours exactement après la mort de Piaf. Dix millions d’inconnus devant leurs postes de télévision vont croire la grande Edith Piaf ressuscitée dans cette petite gamine d’Avignon âgée de 18 ans qui chante « Jézabel ».

Georgette Lemaire MMAV.jpgMireille est effrayée par tous ces gens de la télévision qui s’agitent autour des caméras. Et puis, elle est impressionnée par Georgette Lemaire « parce qu’elle est de Paris et qu’elle n’a pas d’accent », dira Mireille. Car Georgette Lemaire est là et depuis quatre semaines elle est la première, l’idole, la vedette de ce « Jeu de la chance ». Elle chante Piaf, elle aussi !

Dès les premières notes, quand elle apparaît sous les projecteurs, Mireille fait frémir ces dix millions de téléspectateurs anonymes qui enregistrent son nom comme on s’accroche à une étoile. Elle a peine fini de chanter « Jézabel » que c’est l’explosion. Le coup de foudre pour tous ceux qui ont la nostalgie de la voix de la grande disparue qu’est Edith Piaf. En trois minutes, de toute la France, les coups de téléphones affluent. Pour les un ce seras un cas, pour d’autres, un miracle, voire même une réincarnation. Pour les sceptiques – il y en a aussi – ce n’est qu’un feu de paille. Mais personne ne reste indifférent à cette apparition, à cette voix.

Roger Lanzac, le présentateur et annonce Mireille Mathieu et Georgette Lemaire à égalité… A l’instigation de Raymond Marcillac ? Mireille aurait-elle gagné avec 15 points d’avance comme l’avanceront certaines sources ? A ce jour personne n’a pu en apporter la preuve. Voyez à ce sujet l’article d’Avignon : « Jeu de la chance – Quand le cœur de la France balance » (cliquez ici).  

Le lendemain, le lundi 22 novembre 1965, Mireille trouve sa photo en première page de « France -Soir » accrochée aux kiosques à journaux ; la semaine suivante, Mireille Mathieu revient d’Avignon, cette fois avec Raoul Colombe.

A « Télé-Dimanche, Georgette Lemaire, parle d’abandonner. Roger Lanzac lui conseille de chanter, puis de se désister en faveur de Mireille Mathieu avant qu’il annonce les résultats. Il en sera ainsi. Mireille passera cinq semaines de suite à « Télé-Dimanche » et il lui suffira de quelques chansons de Piaf avec sa robe noire pour mettre la France à genoux devant elle. Ce sera sa marche triomphale vers la consécration.

guy lux,johnny stark,maurice chevalier,georgette lemaire,le jeu de la chance,raoul colombe,roger lanzac,raymond marcillac,21 novembre 1965,1965Ce dimanche de novembre 1965, Johnny Stark est devant son poste de télévision comme tout le monde. Il regarde « Télé-Dimanche ». Lorsqu’il voit apparaître sur l’écran un visage avec une frange, il s’écrie : « C’est ma petite d’Avignon ! ». Il veut en faire une vedette et, sans plus réfléchir, saute dans un taxi et débarque à la la « Maison de la Radio » pour rencontrer Mireille. Avec lui, Mireille va rapidement devenir la plus grande de toutes !

Trois jours plus tard il l’accompagne chez ses parents à Avignon. Johnny Stark et Raoul Colombe se rencontrent et c’est ainsi que l’homme qui a découvert Mireille (Raoul Colombe) passera la main en la confiant à celui qui va, dorénavant, la façonner.

L’accord de Roger Mathieu, le père de Mireille, est également obtenu (Mireille est mineure). Johnny Stark se met aussitôt à l’œuvre et ne va pas hésiter à engager d’énormes sommes avant de gagner réellement de l’argent avec elle.

Comme ballon d’essai, Johnny Stark emmène Mireille pour une tournée de quatre jours avec Hugues Aufray et France Gall (du 6 au 9 décembre 1965). Le test est bon, mais Johnny Stark n‘est pas entièrement satisfait.

Maintenant tout ira très vite. Mireille passe à l’Olympia dans le spectacle du jour de l’an de Sacha Distel, avec les trois chansons d’un répertoire qu’elle n’a même pas : « Je sais comment », « Le Noël de la Rue » et « L’Hymne à l’amour. »

Elle enregistre ensuite son premier disque avant de partir pour les Etats-Unis. Johnny Stark lui apprend à respirer, à parler, à chanter, à se tenir sur scène, à table et dans la société. Il lui enseigne comme s’habiller et faire vibrer les foules. Il y aura beaucoup de larmes, de crises de rage et de désespoir des deux côtés. C’est de là qu’est partie la légende de tyran et d’exploiteur de Johnny Stark. Bref, la crise de croissance sera terrible. Maurice Chevalier adopte Mireille sans hésiter et lui prédit : « Quand vous serez dégagée du fantôme de Piaf, vous deviendrez la reine du music-hall. »

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Sources : les biographie « Oui, je crois  » (J. Cartier) , « Mireille Mathieu » (Vick Vance), « Mireille Mathieu » (Christian Page), « La véritable Mireille Mathieu » (E. Bonini).
Adaptation : Ricochet « Avignon ».

Premiers 33 tours et 45 tours en 1966

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discorico,historico,disque,cd,33 toursMireille sort son premier 33 tours, « En direct de l’Olympia », chez Barclay. Paul Mauriat s’était chargé des arrangement musicaux des douze chansons. Il dirigeait également l’orchestre. Il s’agit d’un enregistrement en studio.
A présent que les platines vinyle reviennent en force, Abilene Disc nous aurait fait un beau cadeau en rééditant cet album historique à l’occasion du 50e anniversaire de sa sortie.  

FACE 1

Mon Credo
(A. Pascal – P. Mauriat)
Celui que j’aime
(Charles Aznavour)
Est-ce que tu m’aimeras
(J.- L. Chauby – B. du Pac)
Pourquoi mon amour
(A. Pascal – P. Mauriat)
Le funambule
(Jacques Plante)
Et merci quand même
(Chaumelle – B. Kesslair)

FACE 2

Viens dans ma rue
(A. Pascal – P. Mauriat)
Un homme et une femme
(P. Barouh – F. Lai)
Ne parlez plus
(Jil – Jan)
C’est ton nom
(F. Dorin – F. Lai)
Ils s’embrassaient
(S. Lebrail, G. Magenta)
Qu’elle est belle
(P. de la Noë – Ahlert – Snyder – Gérald)

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discorico,historico,disque,cd,33 toursQu’il est loin le temps où Mireille m’a fait sa première dédicace et donné les « grosses bises à l’entrée de l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Je l’avais attendue avec impatience, tout nerveux d’avoir croisé Michel Delpech qui rêvait probablement de sa Laurette chez qui c’était si bien, chez qui c’était si chouette.
Sorti en 1966 ce premier 33 tours était une petite perle que je n’aurais échangée contre rien au monde. Qu’il en a fait des tours sur ma platine ce vinyle !
A l’époque, Mireille passait souvent à la radio, notamment dans « Salut les Copains » (Daniel Filippachi) et « Dans le vent » (Hubert Wayaffe). La radio belge quant à elle ne se lassait pas de passer « Qu’elle est belle » dans une émission très populaire : « Les disques demandés ». 
Cet album est varié et remarquablement authentique. Il contenait toutes les promesses d’une belle carrière… Avec Johnny Stark aux commandes les diamantaires d’Anvers avaient trouvé un redoutable concurrent.

N.B. – Le Funambule (celui que j’aime est poète, lui non plus n’a pas les pieds sur terre, lui aussi fait de la corde raide) et Ils s’embrassaient (dans un théâtre de province, un soir j’ai vu deux amoureux, elle était belle, elle était mince et lui la dévorait des yeux) sont des chansons un peu oubliées qui passaient assez souvent à la radio belge. Elles sont à redécouvrir.   

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discorico,historico,disque,cd,33 toursPrésentation par Johnny Stark

Voici le permier grand disque de Mireille Mathieu. C’est évidemment un important évènement dans sa jeune carrière, mais c’est aussi un anniversaire puisqu’il est la consécration de sa première année d’efforts dans le métier de la chanson.
Il y a un an Mireille Mathieu chantait comme un oiseau sauvage. C’était un diamant brut plein de merveilleuses promesses, mais dont la taille se révélait fort délicate si l’on voulait en faire le plus beau joyeau de la chanson. Ce disque a une valeur historique dans le sens où je peux dire que la première facette du diamant est tailléee.
Mireille Mathieu a fait des progrès considérables aussi bien dans la maîtrise de sa voix que dans l’affermissement de sa personnalité, mais le chemin est encore long avant d’aboutir à l’extraordinaire perfection dont elle est capable. C’est dire que pour moi, Mireille Mathieu n’est qu’une débutante, il ne saurait d’ailleurs en être autrement après une aussi brève carrière.
Ce disque est bon parce qu’il est vrai; il est émouvant parce qu’il est le fruit du travail acharné d’une jeune artiste parfaitement résolue à n’arriver que par son talent.
Mireille Mathieu n’a pas de fans, elle n’a que des amis. Je sais qu’elle les touchera au coeur pendant les douze chansons que voici. Je fais entièrement confiance à la sensibilité et à l’instinct prodigieux du public pour savoir, mieux que quiconque, apprécier les qualités profondes de ce 33 tours.
 

*** 

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C’est ton nom est le tout premier disque 45 tours de Mireille Mathieu publié en mars 1966 chez Barclay. Ce 45 tours est tiré de son tout premier album 33 tours, « En direct de l’Olympia », publié également en 1966 chez Barclay. La photo de la pochette est de Gérardin. 
Dès sa sortie, en mars 1966, le disque atteint la première place des ventes de 45 tours. Le mois suivant, elle est de nouveau à la tête des ventes de 45 tours devant Sheila et Adamo.
En mai 1966, le disque descend à la seconde place des ventes, puis arrive à la 8ème place en juin. Le mois de juillet sera le dernier mois où le disque sera classé dans les 15 meilleures ventes de 45 tours en France car il sera à la 14ème place. Etant classé pendant 5 mois, ce disque sera la 15ème meilleure vente de 45 tours de cette année 1966.
Selon l’autobiographie « Oui, je crois » publiée en 1987 chez Robert Laffont, MM aurait vendu 1.335.000 exemplaires en cinq mois.
Source : Wikia

C’est ton nom – Mon Credo – Ne parlez plus – Ils s’embrassaient  

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Amazing grace

Capturemm2 (2).JPGNouvel album à l’automne 2018  

Le nouvel album de Mireille Mathieu sortirait en automne 2018. Le service de presse de Mireille annonçait un disque de musique classique. La journaliste Isabelle Morini Bosc, qui évoquait l’enregistrement du disque à Prague, qualifiait de sublime un des titres de l’album : « Amazing Grace ».
Pour l’instant nous ne savons rien des autres titres. Peut-être y trouverons-nous des chansons inspirées de grands arias ou Lieder de grands compositeurs classiques,  Schubert, Mozart et Mendelssohn ayant déjà été enregistrés par Mireille en français, en allemand et en espagnol.    
Une évidence s’impose d’ores et déjà : l’album ne sera pas consacré à la musique classique seulement, mais aussi à de grands airs traditionnels, folkloriques ou autres, dits classiques, parce qu’ils méritent d’appartenir à la culture générale et servent de référence à ces genres. 

Amazing Grace

Les paroles d’Amazing Grace ont été écrites au 18ème siècle par John Newton, né à Londres, le 24 juillet 1725. On pense que John Newton écrivit Amazing Grace en 1772 à Kineton (Warwickshire), en basant ses réflexions sur l’Ancien testament chapitre 17 versets 16 et 17 et sur son expérience de l’esclavage. Il aurait utilisé pour la première fois ce texte pour son sermon de la Saint-Sylvestre 1772. John Newton continuera de prêcher jusqu’à la fin de sa vie alors même qu’il était devenu aveugle. Il meurt à Londres le 21 décembre 1807.

L’origine de la mélodie, ajoutée dans les années 1900, reste inconnue bien que l’on pense qu’il s’agisse d’un vieil air folklorique américain chanté par les esclaves noirs du sud. Il est devenu l’hymne des défenseurs de la liberté et des droits de l’homme, toutes religions confondues. C’est aussi l’hymne national des indiens Cherokee. En 1972 le Military Band of the Royal Scots Dragoon Guards crée la première version jouée à la cornemuse.

Sources : Cornemuse.free.fr & Site Aujourd’hui je reviens.

« Le rock c’est ça » – Jean-Marc Quintana

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Livre : Le Rock c’est ca !
Auteur : Jean-Marc Quintana
Parution : 01.12.2014

Un Avignonnais à la manoeuvre pour raconter l’arrivée du rock en Vaucluse… Jean-Marc Quintana, un passionné qui s’est plongé durant deux ans dans les années 1961-1965 en Vaucluse.

Deux ans après son très réussi « Décélération punk » (aux éditions Camion Blanc), l’Avignonnais Jean-Marc Quintana publie un autre livre-repère, « Le Rock c’est ça ! », qui raconte avec force détails l’arrivée du rock en Vaucluse, entre 1961 et 1965.

Infirmier au CHS de Montfavet, ce stakhanoviste a, deux ans durant, fait témoigner une partie des musiciens d’alors et s’est plongé dans la lecture des journaux (dont Le Provençal et Le Méridional). On savoure son ouvrage, un millefeuille d’anecdotes fascinantes. Dont celle-ci, épique sur l’époque : en 1961, à Avignon, la star Vince Taylor tente en vain piquer le jeu de lumières des « Chaussettes Noires » d’Eddy Mitchell au Palace. Verdict : Taylor ira bouder dans le bar voisin, « Le Palais de la bière », au lieu de monter sur scène, suscitant la colère… d’Eddie Barclay !

Dès les prémices des années 1960, la jeunesse du département va vivre une révolution dans les esgourdes, avec l’effervescence liée à la constitution de groupes locaux : les Sharks, les Dan’s ou Bob Arnold et ses Blackboys à Avignon, les Rockers à Apt, les Félins à Carpentras, les Condors à Valréas, les Anges Noirs à Sorgues, les Anges Blancs à Cavaillon. Et moult homologues. « Certains utilisaient des enceintes de pick-up en guise d’amplis. En plus de ça, aucun magasin ne vendait de guitares électriques. Souvent, les musiciens électrifiaient eux-mêmes leur instrument, assure Jean-Marc Quintana. Mais il y avait une passion incroyable. »

johnny_sylvie_19641-3178345.jpg« Le système et le show-biz l’ont emporté et le rock n’roll a été balayé »

Un rock n’roll qui, parfois, donnera lieu à des débordements pendant les concerts (chaises qui volent, balustrade qui se fracasse, blousons noirs qui aiment se défouler, policiers en surnombre et à l’affût). « Ces incidents seront montés en épingle par la presse », note l’auteur.

À cette époque, les amateurs de rock et de twist vont se démener de 15 à 20 heures dans un dancing dernier cri, le « Twist Club », ouvert par Lucien Valli dans les rues piétonnes d’Avignon (au 40, rue des Marchands). À cette époque encore, le préfet de Vaucluse interdit un festival de rock au Roxy (rue Guillaume-Puy, à Avignon, 1962). « Mais dès 1965, le système et le show-biz l’ont emporté et le rock n’roll a été balayé », soutient Jean-Marc Quintana. « It’s only rock’n’roll » mais, définitivement, « we like it !« 

Livre disponible à Avignon (Fnac, Mémoire du monde, Genêts d’or, Maxi-livres, General music, La Licorne), à Orange (L’orange bleue), aux Angles (Pinups).

Source : La Provence.com 

166704973.jpgA noter la remarque du blog « KR’TNT » le blog rock’n’rol (cliquez ici) :

Ne soyons pas défaitistes, de tous ces jeunes vauclusois qui ont participé au maelstrom des années soixante, deux vont sortir de l’anonymat et atteindre à une gloire nationale pour l’un et internationale pour l’autre. Je vous livre les noms de ces deux rock and roll stars. Michele Torr pour la première. Et… Mireille Mathieu pour la seconde. Le livre se termine sur Mireille Mathieu dans l’avion qui la mène aux States pour sa participation à l’Ed Sullivan Show.

(Les photos ne sont pas extraites du livre) 

Ce soir je t’ai perdu (1990)

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Reprise du 29.11.2010

CE SOIR JE T’AI PERDU
1990
ABILENE MUSIC / CARRERE
Photo : Dominique Isserman

TITRES

1. Ce soir je t »ai perdu (Jean-Maire Moreau / François Feldman)
2. Vis ta vie (Félix Gray / Didier Barbelivien)
3. Maitresse d’école (Didier Barbelivien / Didier Barbelivien)
4. Une femme amoureuse ((Eddy Marnay / R.H. et B.A. Gibb)
5. Mon Dieu ((Michel Vaucaire / Charles Dumont)
6. Parler d’autre chose ((Jean-Pierre Lang / Didier Barbelivien – Bernard Estardy)
7. Celui que j’aime (Charles Aznavour / Charles Aznavour) 
8. Amour défendu (Traditionnel  / Paroles : Eddy Marnay)
9. Paris en colère (Maurice Vidalin / Maurice Jarre

Certains se plaignent parfois du côté ringard qu’on les chansons de Mireille. La question que je me pose dès lors est de savoir si Fançois Feldman, Félix Gray, Didier Barbelivien, Charles Dumont, Charles Aznavour et Eddy Marnay sont des auteurs-compositeurs talentueux pour leur propre répertoire et ringards pour celui des autres… Ce sont en effet ces noms là que l’on trouve derrière les titres de ces neuf chansons.

Il est certain que cet album plaira à la majorité des fans, même si ceux-ci se demanderont où se trouve la logique. En effet pourquoi mettre une fois de plus, sur un album qui ne passe pas pour être compilation, des titres comme « Une femme amoureuse »« Amour défendu » et « Paris en colère ». Pour « Celui que j’aime » c’est autre chose puisque l’orchestration est tout à fait différente de la version originale. Cette nouvelle version m’a d’ailleurs emballé après deux trois écoutes. Quant à « Une femme amoureuse », j’ai beau réécouter et comparer cette version, je n’ai toujours pas compris en pourquoi il est indiqué « REMIX Dominique Blanc ». Peut-être que « REMIX » signifie ici autre chose que remixage ?

Est-ce que je me trompe en pensant que cet album voulait surtout être commercial, dans le but probable d’endiguer la baisse popularité de Mireille qui s’annonçait en France ? Le but devait nécessairement être publicitaire aussi, puisque c’est en 1990 que Mireille donnait une série de concerts au Palais des Congrès de Paris et dont vous trouverez un compte rendu en cliquant ici.

Mon impression d’ensemble est très favorable, d’autant que j’aime beaucoup les interprétations de « Vis ta vie », Maîtresse d’école », « Mon Dieu » et « Celui que j’aime ».

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Le professeur es-musique Philippe du site « Aujourd’hui je reviens » apporte les précisions suivantes :

1.  La photo affichée initialement n’était pas celle du CD mais du 45 tours : il manquait « PUB TELE » dans le coin droit. OK, c’est changé et confirme ce que j’avançais : le CD visait avant tout de faire la pub pour notre Mimi.
2. Il y a eu, en plus du CD, un 33 tours, un 45 tours, un maxi 45 tours, un mini CD (3 titres) et une K7.
(Notre maestro signale qu’il n’a pas la K7 dans sa collection. Je sais que pour lui c’est un véritable drame. Donc, si vous en avez une qui prend la poussière sur votre étagère, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour rendre un homme heureux… C’est la période des fêtes après tout.
3. La pochette du 33 tours a un signe distinctif en haut à droite : il y a « ALBUM PUB TELE ».

De tout cela l’important est de retenir que « Ce soir je t’ai perdu » est le seul disque de Mireille sorti dans autant de versions. De tout cela je garde aussi le souvenir que j’ai acheté un dizaine de mini CD dans l’espoir que l’un d’en trouver un qui ne reste pas collé dans la pochette. Ma poubelle s’est régalée. La FNAC m’a signalé après cette inutile quête que c’était un défaut de fabrication. Merci Mireille ! Et pas mal vu pour obtenir un disque d’or.

ce soir je t'ai perdu,1990,33 tours,45 tours,mini cd,maxi cd,k7,cassette,palais des congrès,cd,disqueAlthough I do not speak French, I greatly admire the recordings of Mireille Mathieu. She communicates over language barriers with her recordings. Of course, it helps to have an exceptional and well trained singing voice, to choose good songs, to have very good musical arrangers, and to work with top professional musicians and supporting singers. She also tends to sing a variety of different types of songs. This CD is an example of these trends. It was released in about 1990 and includes several of her 1960-70’s French hits (« Amour defendu », »Paris en Colere », and « Celui que j’aime »), a Piaf song (« Mon Dieu »), her French hit « Une femme amourouse » (a reframing of Steisand’s « A Woman in Love ») and five other songs. One of the songs, « Parler d’autre chose » (Speak of Other Things) could be called a rock song. The title song « Ce soir je t’ai perdu » (Last Evening, I Lost You) is a haunting song of lost love, a genre at which Ms. Mathieu excells. It also was one of her French hits. Overall, a very good CD. (P.R. Price – Amazon.UK)

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Ulli. – Cher Rico, 1990 war ein Jahr des Desasters für Mireille. Nach dem Tod von Johnny Stark schien kein Stein mehr auf dem anderen zu liegen. Matite, die sich bisher nur für Garderobe und Hairstyling zuständig fühlte, übernahm das Management ohne grundlegende Kenntnisse. Mireille selbst hatte bis dahin unermüdlich gesungen, gearbeitet, Fotosessions gemacht, aber keine Ahnung von der diffizilen Arbeit hinter den Kulissen, für die Johnny zuständig war.
In dieser konfusen Zeit musste der « Palais des Congres » schiefgehen. Es gab zu wenig Werbung für die Konzertserie, die neue Frisur verärgerte selbst die Fans und die LP/CD mit zu wenigen (wenn auch sehr guten) neuen Titeln war eine Fehlplanung. Wozu alte Hits auf einem neuen Album, das keine Compilation ist, wozu ein Remix des nicht verbesserungsfähigen Erfolgs « Une femme amoureuse », in dem lediglich die Bässe verstärkt wurden?
Ich habe es nicht verstanden, vor allem nicht, weshalb man den « Palais des Congres » nicht unter das Motto des 1989 erschienenen wunderbaren Chansons « Je suis nee pour chanter » stellte. Monsieur Stark fehlte überall. Niemand wusste, wohin die Reise gehen soll. Und der « Parisien » schrieb gehässig « Paris ne brûle plus pour Mireille ». Quelle catastrophe!
Für mich als der Fan, für mehrere Konzerte nach Paris gereist, war es ebenso ungewohnt und schrecklich, dass Mimi vor halbleerem Saal stand. An Repertoire und Gesang lag der mangelnde Erfolg nicht. Mireille war in sehr guter Form trotz aller Traurigkeit. Nie vergesse ich die Dramaturgie von « Les trois cloches » oder ihre wunderbaren Interpretationen von « Mon Dieu » (!) oder « La Quête » – höchste Qualität!
Aber: Das Management war zusammengebrochen und viele, die vor der Macht Johnny Stark´s gezittert hatten, begannen, sich auf sehr üble Art an der jetzt auf sich allein gestellten, schutzlosen Mireille Mathieu zu rächen. Eine sehr schlimme Zeit! Amities.

Petit essai de traduction. Merci pour votre compréhension…
Cher Rico. 1990 : une année désastreuse pour Mireille. Le décès des Johnny Stark a tout mis sens dessus dessous. Matite qui n’était jusqu’ici compétente que pour vêtement et les coiffures, s’est chargée de la relève, mais sans les connaissances nécessaires pour mener à bien sa tâche. Mireille chantait jusqu’alors de façon apparemment infatigable, grâce à la compétence professionnelle de Johnny Stark.
Dans ces temps confus, « le Palais du Congres » ne pouvait être un succès. Peu de publicité avait été faite pour cette série de concerts et la nouvelle coiffure adoptée par Mireille avait contrarié ses fans.
La sortie du 33 tours/CD qui contenait peu de nouveaux titres était mal planifiée. Cet album était cependant bon. Pourquoi avoir resservi de vieux hits sur un nouvel album qui n’est pas une compilation ? Pourquoi un REMIX de « Une femme amoureuse » qui ne nécessitait aucune amélioration à peine perceptible ? Je ne l’ai pas compris.
Je n‘ai surtout pas compris pourquoi on n’a pas placé utilisé « Je suis née pour chanter » comme slogan pour le Palais du Congres. Une chanson de 1989.
L’absence de Johnny Stark s’est fait terriblement sentir. Les gens n’y comprenaient plus rien. Le journal « Le Parisien » n’avait-il pas écrit « Paris ne brûle plus pour des Mireille » ? Quelle catastrophe !
Pour moi qui me suis rendu plusieurs fois comme fan à Paris pour assister aux concerts de Mireille, il était surprenant de constater que Mireille chantait dans une salle à moitié remplie. L’absence de succès n’était pa dû à sont répertoire et à ses qualités vocales. Mireille semblait être en très bonne forme malgré la profonde tristesse qui devait l’accabler. Je n’oublierai jamais la dramaturgie des « Trois cloches » et ses merveilleuses interprétations de « Mon Dieu » et de « La Quête » qui atteignait un sommet de qualité !
Hélas, le management était boiteux et beaucoup de ceux qui avaient tremblé devant Johnny Stark se sont soudainement moins souciés de Mireille et se sont même vengés sur elle des contraintes qui leur avaient été imposées. Que cette époque était pénible ! Amitiés.

Philippe (Don). – Je dois dire que je ne trouve pas l’album aussi satisfaisant que vous : seulement 9 titres, qui se résument à 6 si on laisse de côté les 3 succès – d’ailleurs, quelle est la logique artistique de les placer là ? Ceci dit, les 6 nouveaux titres me plaisent bien. « Ce Soir je t’Ai Perdu » est magnifique, la reprise de « Celui que j’Aime » est réussie bien que différente, « Mon Dieu » se révélera magistral sur scène, et le reste se laisse écouter. C’est l’album en tant que tel qui n’est pas satisfaisant. J’ai l’impression qu’elle avait un titre fort dans « Ce Soir… », quelques titres sur le côté, et qu’il a fallu remplir tant bien que mal l’album. De là à dire qu’on est dans le « vite fait, bien fait » … En tout cas, cet album ne témoignera pas du perfectionnisme revendiqué de l’artiste dans sa conception. »

James. – Le mini CD de « Ce soir je t’ai perdu » offre l’originalité de présenter une version normale de la chanson puis une version longue avec un long pont musical et un bon morceau de batterie (sans doute visant les discothèques) et une version purement musicale. J’ai beaucoup aimé. Je crois aussi me rappeler que la photo est de Dominique Isserman.

CRI-CRI (1984 / 1985)

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DISCORICOptf.jpgEn 1985, Cri-Cri fête ses 50 ans. En hommage au petit grillon chanteur, un programme de télévision intitulé « Les Contes de Cri-Cri » est réalisé avec la paticipation de Placido Domingo, Mireille Mathieu et Emmanuel.

Par la voix de ces trois artistes mondialement connus, la musique et les paroles écrites par Don Francisco Gabilondo Soler restent toujours vivantes. La musique, les paroles et les voix de grand qualité s’unissent dans ce disque pour vous offrir un doux message destiné à éveiller les plus beaux sentiments.

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Bande originale de l’émission TV « Las Canciones de Cri-Cri » inspiré des personnages de la radio
« Cri-Cri el grillito cantor » (Cri-Cri, le grillon chanteur).

Chansons en espagnol :
Tema de Cri-Cri / Marcha de las letras / Bombon / Cochinitos dormilones / Caminito de la escuela / Fiesta de los Zapatos / El ropero / Negriot Sandia-cucurumbe / El raton vaquero / El chorrito / Chong Ki Fu / La muneca Fea /Che arana / Baile de los Munecos / La patita.

Chansons en français :
Thème du Grillon / La marche des lettres / Le château de sucre / Les trois petits cochons / Sur le chemin de l’école / La danse des souliers / Ouvre l’armoire grand’mère / Vaquero / La petite goutte / Chong Ki Fu / La vilaine poupée / Le tango de l’araignée / La danse des marionnettes / La canette.

Chansons en anglais :
Cri-Cri’s Theme / The March of the Letters / The Ugly Dolly / On the Way to School / Three Sleepy Piglets / The Dance of the Shoes / The Little Spurt / The Little Chinese Man / The Spider’s Tango / The Dance of the Puppets / Mama Webster / The Closet.

Source : 33 tours (1984) espagnol, français et anglais (USA).

Commentaire en anglais de P.R. Price (Dayton, Ohio) sur amazon.com.

« Tales of Cri Cri » is an LP of childrens’ songs in English sung by Mireille Mathieu, Placido Domingo, and Emmanuel. There are twelve songs on the LP and all contain lyrics aimed at young children; however, the musical compositions are not the usual children’s songs. They are well written songs which are well sung by the very talented singers mentioned above. Additionally, the singers are backed by a full orchestra and by a chilren’s chorus on some songs. It is not unusual to hear Mireille Mathieu, the French singer, singing with a children’s chorus, but it is unusual for Placido Domingo, the opera singer. Ms. Mathieu sings the songs « The Ugly Dolly », « The Dance of the Shoes », « The Little Spurt » and « Mama Webster ». Placido Domingo sings « March of the Letters », « Three Sleepy Piglets », « The Little Chinese Man », « The Dance of the Puppets », and « The Closet ». Emmanuel sings « The Spider’s Tango ». All three singers combine for « Cri-Cri’s Theme » and « On the Way to School ». This LP would be a good introduction for children to complex musical forms, orchestra music, and well-trained singing voices. It is a great contrast to the music on many children’s television shows or albums.

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cri-cri,1985,1984,cri cri,discorico,placido domingo,emmanuel,grillon chanteurPour en savoir plus sur le grillon chanteur

Le chant du grillon domestique était et est toujours très apprécié des Chinois qui les élevaient et les élèvent encore de nos jours dans des petites cages.
On a rapporté que des dames de la cour impériale enfermaient les grillons dans des cages dorées qu’elles plaçaient près de leur lit pour favoriser leur sommeil.
Cet insecte est, pour les Chinois, le triple symbole de la vie, de la mort et de la résurrection. Au Japon, après la seconde guerre mondiale, la tradition de l’élevage des grillons chanteurs a regressé. Cependant, de nos jours, le « grillon cloche » (suzumushi) continue à être élevé pour être vendu en raison de sa popularité. 

(source : http://grillons.pagesperso-orange.fr/entend.html)

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Sélection de quelques chansons

 

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James. – Site des MP3 sur Cri-Cri et ses differentes versions : http://www.cri-cri.net/mp3.html