Interview – « Romy Schneider, une femme au Cinéma »

717-VRqSaQLInterview d’Emmanuel Bonini réalisée dans le cadre de l’exposition « Romy Schneider, une femme au Cinéma », le 23 septembre 2018, à La Queue Les Yvelines, près de Boissy sans Avoir.
Imaginez un tournage de campagne avec une vieille caméra d’époque et un ventilateur qui tourne au-dessus de vos têtes…
A la fin de l’interview, juste avant la « chanson d’Hélène », on entend le bruit de la machine à écrire sur laquelle Romy tape au tout début des Choses de la vie, on l’entend même croquer une pomme... Bon visionnage!

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Romy Schneider : une histoire simple ?

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Ecoutez l’émission de Laurent Goumarre (43 minutes) en cliquant sur le lien ci-après.
N’oubliez pas ensuite de faire démarrer l’émission dans l’écran obtenu, en
cliquant sur la flèche
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Cliquez ici pour lire l’article : « Romy Schneider : fatalité et paradoxes ».

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Sources : Emmanuel Bonini – Marie-Lise Cuissard (Corse Matin) – France Inter

Romy Schneider – Fatalité et paradoxes

717-VRqSaQL« La véritable Romy Schneider » est sortie ce 29 août dans toutes les bonnes librairies.

Qui ne se souvient du talent et de la personnalité de Romy Schneider ?

Romy Schneider n’a pas vingt ans lorsqu’elle obtient une notoriété internationale, grâce à son rôle inoubliable dans Sissi. Enfermée dès lors dans des emplois stéréotypés, elle va devoir lutter pour casser son image. C’est la France qui va finalement offrir à Romy l’épanouissement professionnel auquel elle aspirait. De « La Piscine » à « La Passante du Sans-Souci » en passant par « César et Rosalie » », « Le Train » ou « Le Vieux Fusil », la comédienne va révéler toutes les facettes d’un talent unique.
Sa vie privée ne sera pas du même ordre. Tourmentée et extrêmement vulnérable, Romy mène sa vie sans tiédeur ni concessions et cette soif d’absolu va la conduire au désastre. Abandons, trahisons, escroqueries, rien ne lui sera épargné. En manque continuel d’affection et incapable de se remettre en question, elle cherchera son salut dans l’alcool et les « médicaments », jusqu’à la mort tragique de son fils de quatorze ans, qui aura raison de ses dernières forces. De nombreux témoignages, documents inédits éclairent d’un nouveau jour le destin de cette immense actrice qui revit dans cet ouvrage telle qu’elle ne cessera jamais d’être : fière, libre, rayonnante et profondément malheureuse.

IMG_41891Cette biographie richement illustrée est une réécriture presque totale de l’édition de parue en 2001 qualifiée  par une lectrice de bouleversants, qui vous remue ; vous en sortez atteint par tant de douleurs. L’édition de 2018 – totalement remaniée – contient des chapitres supplémentaires et non des moindres. On ne peut, dès lors, pas vraiment parler d’une réédition au sens stricte du terme.

Emmanuel Bonini est actuellement à Paris pour la promotion de son livre. L’auteur a déjé été filmé pour le 13 heures de Pierre Pernaut, ainsi que Entrée Libre de Claire Chazal (ces émissions seront probablement diffusées le 22 ou 23 septembre). Il a été l’invité de Le nouveau Rendez-Vous de Laurent Goumarre et des émissions sont prévues chez Michel Drucker, Bernard Pivot et Stéphane Bern… Des papiers vont également sortir ! Autrement dit, le livre est lancé !

Sources : Editions Pygmalion et Emmanuel Bonini – adaptation : RicoSouvenirs

 

Ouvreuse à l’Olympia…

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Broché: 249 pages
Editeur : Fayard (14 janvier 2004)
Collection : Documents
Langue : Français
ISBN-10: 2213618399
ISBN-13: 978-2213618395
Dimensions du produit: 21,5 x 2 x 13,5 cm

Avec fraîcheur et naïveté, elle parle des vedettes avec les mots propres aux fans, un peu maladroits mais toujours tendres. (Thierry Coljon – Le Soir)

Août 1964 : Jeanne Tallon, vingt-trois ans, entre comme ouvreuse à l’Olympia. Elle y restera jusqu’en 1999, occupant toutes les fonctions, jusqu’à la direction de salle. Aujourd’hui, elle raconte, vus de l’intérieur, trente-cinq ans de la vie du plus célèbre music-hall d’Europe. Des générales en robe de soirée et smoking aux concerts de rock, des alertes à la bombe aux tours manqués des illusionnistes.

Elle a vu le tout jeune Johnny Hallyday, les lèvres blanches de trac, écouter religieusement Bruno Coquatrix avant de se jeter sur scène, elle a consolé des fans de Frédéric François et donné des places gratuites à des mamies resquilleuses. Elle a repassé les chemises d’un des Compagnons de la chanson, dansé avec Sacha Distel et bu le dernier verre avec Charles Trenet. Au fil de ses souvenirs, elle raconte aussi le public d’Enrico Macias, dresse un portrait peu convenu d’un Jean-Pierre Bacri, alors ouvreur-placier, charmant les jolies spectatrices, pleure à la légendaire dernière de Jacques Brel, et assiste aux répétitions d’Yves Montand. Elle découvre Michel Sardou débutant et Michel Simon, étonné comme un enfant. [n.d.r. Mireille Mathieu quant à elle est toujours aussi timide, aussi réservée et très protégée par Johnny Stark. Elle n’est pas du genre à traîner au Saint-Hilaire après avoir chanter deux chansons en première partie, car elle rentre vite chez elle.]

Derrière les Floride et les Teppaz, le rock, la nouvelle vague et le Yé-Yé, derrière les feux du music-hall, Jeanne Talion parle aussi , avec foi et sincérité, des  » faiseuses d’ange « , de la difficulté de joindre les deux bouts et du sida qui commence à frapper.

Une femme dans son époque.

Sources : Fayard – Le Soir – site Aujourd’hui je reviens

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Johnny Stark – Mireille Mathieu –  Bruno Coquatrix – Paul Mauriat
(La photo n’est pas dans le livre)

Deux extraits du livre toujours disponible sur amazon.fr

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21 novembre 1965 – Une seconde naissance

dyn006_original_336_514_pjpeg_2586430_008289a45679288c83d61f562729012e.jpgEn juillet 1965, presque un an après son succès au concours d’Avignon, Mireille passe en lever de rideau dans un gala de variété dont Enrico Macias est la vedette. Elle chante « Jézabel». Johnny Stark demande ses coordonnées et puis… l’oublie !

A la mairie d’Avignon décide de payer les frais permettant à Mireille de se rendre à Paris pour tenter sa chance à « Télé-Dimanche ». Un rendez-vous est pris pour une audition, le 18 mars 1965. Arrivée dans la capitale, Mireille logera chez la fille du professeur de chant de la première lauréate d’Avignon, Michèle Torr.

Mireille arrive donc en taxi au studio 102 de la  » Maison de la Radio ». Il y a Raymond Marcillac, Nanou Taddei la première femme de Johnny Stark) et Roger Lanzac, le présentateur du « Jeu de la chance ».
Après l’audition, Mireille rentre à Avignon pour attendre la réponse. Elle attendra ainsi huit mois avant de recevoir la convocation pour participer à « Télé-Dimanche », le 21 novembre 1965.

Cette année-là, le général De Gaulle prépare son élection présidentielle et Johnny Hallyday, qui revient du service militaire, sa rentrée à l’Olympia. Le 20 novembre, la veille donc du passage de Mireille au « Jeu de la chance « , Johnny qui préparait le « Palmarès de la chanson » de Guy Lux entend Mireille Mathieu pour la première fois et déclare : « Elle a une belle voix, mais Piaf est encore trop proche. »

La vraie date de naissance de « Mireille Mathieu grande vedette », c’est donc à Paris, sur un écran de télévision, deux ans, un mois et dix jours exactement après la mort de Piaf. Dix millions d’inconnus devant leurs postes de télévision vont croire la grande Edith Piaf ressuscitée dans cette petite gamine d’Avignon âgée de 18 ans qui chante « Jézabel ».

Georgette Lemaire MMAV.jpgMireille est effrayée par tous ces gens de la télévision qui s’agitent autour des caméras. Et puis, elle est impressionnée par Georgette Lemaire « parce qu’elle est de Paris et qu’elle n’a pas d’accent », dira Mireille. Car Georgette Lemaire est là et depuis quatre semaines elle est la première, l’idole, la vedette de ce « Jeu de la chance ». Elle chante Piaf, elle aussi !

Dès les premières notes, quand elle apparaît sous les projecteurs, Mireille fait frémir ces dix millions de téléspectateurs anonymes qui enregistrent son nom comme on s’accroche à une étoile. Elle a peine fini de chanter « Jézabel » que c’est l’explosion. Le coup de foudre pour tous ceux qui ont la nostalgie de la voix de la grande disparue qu’est Edith Piaf. En trois minutes, de toute la France, les coups de téléphones affluent. Pour les un ce seras un cas, pour d’autres, un miracle, voire même une réincarnation. Pour les sceptiques – il y en a aussi – ce n’est qu’un feu de paille. Mais personne ne reste indifférent à cette apparition, à cette voix.

Roger Lanzac, le présentateur et annonce Mireille Mathieu et Georgette Lemaire à égalité… A l’instigation de Raymond Marcillac ? Mireille aurait-elle gagné avec 15 points d’avance comme l’avanceront certaines sources ? A ce jour personne n’a pu en apporter la preuve. Voyez à ce sujet l’article d’Avignon : « Jeu de la chance – Quand le cœur de la France balance » (cliquez ici).  

Le lendemain, le lundi 22 novembre 1965, Mireille trouve sa photo en première page de « France -Soir » accrochée aux kiosques à journaux ; la semaine suivante, Mireille Mathieu revient d’Avignon, cette fois avec Raoul Colombe.

A « Télé-Dimanche, Georgette Lemaire, parle d’abandonner. Roger Lanzac lui conseille de chanter, puis de se désister en faveur de Mireille Mathieu avant qu’il annonce les résultats. Il en sera ainsi. Mireille passera cinq semaines de suite à « Télé-Dimanche » et il lui suffira de quelques chansons de Piaf avec sa robe noire pour mettre la France à genoux devant elle. Ce sera sa marche triomphale vers la consécration.

guy lux,johnny stark,maurice chevalier,georgette lemaire,le jeu de la chance,raoul colombe,roger lanzac,raymond marcillac,21 novembre 1965,1965Ce dimanche de novembre 1965, Johnny Stark est devant son poste de télévision comme tout le monde. Il regarde « Télé-Dimanche ». Lorsqu’il voit apparaître sur l’écran un visage avec une frange, il s’écrie : « C’est ma petite d’Avignon ! ». Il veut en faire une vedette et, sans plus réfléchir, saute dans un taxi et débarque à la la « Maison de la Radio » pour rencontrer Mireille. Avec lui, Mireille va rapidement devenir la plus grande de toutes !

Trois jours plus tard il l’accompagne chez ses parents à Avignon. Johnny Stark et Raoul Colombe se rencontrent et c’est ainsi que l’homme qui a découvert Mireille (Raoul Colombe) passera la main en la confiant à celui qui va, dorénavant, la façonner.

L’accord de Roger Mathieu, le père de Mireille, est également obtenu (Mireille est mineure). Johnny Stark se met aussitôt à l’œuvre et ne va pas hésiter à engager d’énormes sommes avant de gagner réellement de l’argent avec elle.

Comme ballon d’essai, Johnny Stark emmène Mireille pour une tournée de quatre jours avec Hugues Aufray et France Gall (du 6 au 9 décembre 1965). Le test est bon, mais Johnny Stark n‘est pas entièrement satisfait.

Maintenant tout ira très vite. Mireille passe à l’Olympia dans le spectacle du jour de l’an de Sacha Distel, avec les trois chansons d’un répertoire qu’elle n’a même pas : « Je sais comment », « Le Noël de la Rue » et « L’Hymne à l’amour. »

Elle enregistre ensuite son premier disque avant de partir pour les Etats-Unis. Johnny Stark lui apprend à respirer, à parler, à chanter, à se tenir sur scène, à table et dans la société. Il lui enseigne comme s’habiller et faire vibrer les foules. Il y aura beaucoup de larmes, de crises de rage et de désespoir des deux côtés. C’est de là qu’est partie la légende de tyran et d’exploiteur de Johnny Stark. Bref, la crise de croissance sera terrible. Maurice Chevalier adopte Mireille sans hésiter et lui prédit : « Quand vous serez dégagée du fantôme de Piaf, vous deviendrez la reine du music-hall. »

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Sources : les biographie « Oui, je crois  » (J. Cartier) , « Mireille Mathieu » (Vick Vance), « Mireille Mathieu » (Christian Page), « La véritable Mireille Mathieu » (E. Bonini).
Adaptation : Ricochet « Avignon ».