Interview – « Romy Schneider, une femme au Cinéma »

717-VRqSaQLInterview d’Emmanuel Bonini réalisée dans le cadre de l’exposition « Romy Schneider, une femme au Cinéma », le 23 septembre 2018, à La Queue Les Yvelines, près de Boissy sans Avoir.
Imaginez un tournage de campagne avec une vieille caméra d’époque et un ventilateur qui tourne au-dessus de vos têtes…
A la fin de l’interview, juste avant la « chanson d’Hélène », on entend le bruit de la machine à écrire sur laquelle Romy tape au tout début des Choses de la vie, on l’entend même croquer une pomme... Bon visionnage!

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Romy Schneider

rst2aRomy Schneider, née à Vienne, le 23 septembre 1938, aurait eu 80 ans ce dimanche. 

717-VRqSaQLLa comédienne française d’origine allemande au visage lumineux et au talent acclamé, devenue célèbre à 17 ans avec « Sissi », a marqué le cinéma par une carrière jalonnée de plus de 60 films avec des metteurs en scène tels que Claude Sautet, Luchino Visconti ou Andrzej Zulawski. Parmi eux, « La Piscine », « Le Vieux Fusil », « César et Rosalie » ou encore « L’Important c’est d’aimer » et « Une histoire simple » – qui lui vaudront tous deux un César, récompenses décernées par le monde du cinéma français.

Mais le destin tragique de cette femme passionnée, née Rosemarie Magdalena Albach, sa mort à 43 ans à Paris dans la nuit du 29 mai 1982 des suites d’abus de somnifères et d’alcool, dix mois après la mort accidentelle de son fils David, à l’âge de 14 ans, restent aussi dans les mémoires. (AFP)

Voyez aussi le site de Emmanuel Bonini (cliquez ici

Romy Schneider

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Romy Schneider, née Rosemarie Magdalena Albach le  à Vienne et morte le  à Paris, est une actrice allemande naturalisée française.

Au début des années 1950, vers l’âge de quinze ans, elle commence sa carrière d’actrice dans le genre Heimatfilmallemand. De 1955 à 1957, elle interprète l’impératrice Élisabeth d’Autriche, surnommée « Sissi », dans trois films — Sissi (1955), Sissi impératrice (1956) et Sissi face à son destin (1957) — qui lui valent succès et reconnaissance internationale.

En 1958, elle rencontre l’acteur Alain Delon avec lequel elle se fiance en 1959 ; elle s’installe alors en France où elle joue dans des films à succès, acclamée par la critique et dirigée par des réalisateurs parmi les plus remarquables de l’époque. Sa relation avec Alain Delon prend fin en 1963, tandis qu’elle entame une carrière aux États-Unis ; par la suite, elle se marie deux fois. Le fils de son premier mariage meurt dans un accident en 1981 à l’âge de quatorze ans. En mai 1982, âgée de 43 ans, Romy Schneider est retrouvée morte dans son appartement parisien rue Barbet-de-Jouy.

Romy Schneider obtient par deux fois le César de la meilleure actrice pour ses rôles dans L’important c’est d’aimer (1975) et Une histoire simple (1978).

Source : Wikipédia

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La fille de Romy Schneider « scandalisée » par un film sur sa mère

Article « 7 sur 7.be » du 23 juillet 2018

La fille de l’actrice Romy Schneider, Sarah Biasini, s’est déclarée « scandalisée » par un film consacré à sa mère, « Trois jours à Quiberon », qui selon elle contient des « sous-entendus totalement mensongers ».

(Photo : Romy Schneider en 1975 © afp.) 

« J’ai été très choquée surtout parce que je pense que les gens qui vont aller voir ce film ne verront pas un film sur ma mère. Ils ne verront pas un film sur Romy Schneider. C’est totalement faux. Le film contient de multiples insinuations et sous-entendus qui sont totalement mensongers », a affirmé Sarah Biasini.

Une Romy malheureuse
« Trois jours à Quiberon », en compétition au dernier Festival de Berlin et déjà sorti en avril en Allemagne, raconte un épisode qui s’est déroulé à la fin de la vie de Romy Schneider: une interview accordée en 1981 par l’actrice à un journaliste du magazine allemand Stern, accompagné d’un photographe, alors qu’elle était en cure à Quiberon.

Cette fiction inspirée de faits réels dépeint une Romy Schneider malheureuse et excessive, à un moment difficile de sa vie, alors qu’elle vient de se séparer de son mari Daniel Biasini, père de sa fille.

« C’était juste une thalasso pas une cure de désintox »
L’actrice de « Sissi » et « Les Choses de la vie », décédée en 1982, y est aussi montrée comme souffrant d’une dépendance aux médicaments et à l’alcool, dont elle essaie de se défaire lors de ce séjour à Quiberon, une vision de sa mère que Sarah Biasini conteste. « Elle allait tous les ans à Quiberon, mais pour faire une thalassothérapie, pour perdre des kilos superflus, comme beaucoup d’actrices. C’était une habitude. C’était juste une thalasso, ce n’était pas un centre de désintoxication », soutient Sarah Biasini, qui se dit « scandalisée » d’avoir vu dans le film « des références à l’alcool constantes, dès la première scène ».

« On veut la dégrader »
« C’est la chose la plus grave selon moi, c’est qu’on la fait passer pour une alcoolique. Alors que si vous reprenez tous les réalisateurs ou tous les acteurs avec qui elle a travaillé, personne n’a jamais dit qu’elle avait un problème avec la boisson », dit-elle. « C’est complètement mal intentionné. On veut la dégrader », estime Sarah Biasini, née en 1977 et elle-même actrice.

« Je réclame surtout que des gens arrêtent de se faire de l’argent en colportant des mensonges ». Dans le dossier de presse, la réalisatrice, la Franco-iranienne Emily Atef, indique notamment avoir « gardé certains passages de l’interview » à Stern pour son film, mais en avoir « aussi écrit d’autres ». « J’avais besoin de cette liberté-là par rapport aux événements réels pour atteindre la vérité du personnage », dit-elle.

Source : 7 sur 7.be

Mireille ambassadrice, coup double ?

xhVS_yDPsN0Bizarre, vous avez dit bizarre… Mireille aurait été sacrée deux fois ambassadrice de la langue russe : la première fois en 2016, la seconde en 2018. En effet, « Le Figaro.fr » publiait le 23 mars 2018 l’information suivante :

Mireille Mathieu sacrée ambassadrice de la langue russe après un concert au Kremlin

La chanteuse française a été remerciée pour sa contribution à la diffusion de la langue de Dostoïevski et Tolstoï à travers le monde. Cette médaille lui a été remise par l’Institut Pouchkine au lendemain d’un concert que l’interprète d’Une Femme amoureuse donnait à Moscou devant plus de 6000 spectateurs [n.d.r. concert du 14 mars 2018 – Théâtre du Kremlin].
L’amour des Russes pour la France ne se résume pas à l’affection qu’ils portent à Gérard Depardieu. Le comédien a été naturalisé en 2013 avec la bénédiction de Vladimir Poutine et a voté dimanche à la présidentielle russe, au bureau de vote de l’ambassade à Paris. Mais la semaine dernière, c’est une autre gloire française qui a eu les honneurs des Moscovites. Mireille Mathieu a reçu le titre d’ambassadrice de la langue russe, remis par l’Institut Pouchkine. La décoration lui a été remise pour la remercier de sa contribution dans la diffusion de la langue et de la culture russe à travers le monde.
«C’est un immense honneur et une grande fierté d’être une des représentantes de la langue russe dans le monde, s’est-elle enthousiasmée auprès de l’AFP. J’ai reçu ce titre d’ambassadrice jeudi dernier à Moscou lors d’une cérémonie organisée par l’Institut Pouchkine devant trois cents élèves étrangers de tous les pays du monde qui apprennent le russe là-bas. Je suis la première artiste à recevoir ce titre d’ambassadeur.» (Le Figaro

Or, le 16 mars 2017, un article affiché sur ce blog indiquait : 

Mireille Mathieu ambassadrice russe dans le monde

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TF1 nous l’a rappelé ce mercredi…
Mireille Mathieu est devenue ambassadrice de la langue russe dans le monde. Elle s’est vu remettre un diplôme d’honneur le dimanche 4 décembre 2016 lors d’une cérémonie solennelle à Paris.
« Il n’existe pas en Russie de famille qui ne connaîtrait pas votre œuvre », a déclaré la professeure Margarita Roussetskaïa, directrice de l’Institut de langue russe Pouchkine. Elle a également exprimé sa reconnaissance à la chanteuse pour avoir fait découvrir aux Français de nombreuses chansons russes ainsi que de nouvelles pages de la culture russe.
Igor Chpynov, directeur du Centre russe de science et de culture à Paris, a rappelé pour sa part que de nombreux Russes « avaient commencé à étudier le français après avoir entendu chanter Mireille Mathieu ».
La chanteuse française a déclaré qu’elle était très fière de cette récompense et que le russe l’avait depuis longtemps séduite par sa beauté. Selon elle, c’est la langue de l’amour, de l’art et de la poésie. Mireille Mathieu a ajouté qu’écouter des chansons russes était pour elle « un vrai plaisir ». Elle a chanté en russe pour les participants à la soirée Mon Moscou, l’hymne de la capitale russe.

Source : Russia Behond The Headlines

Mireille Mathieu vue par « Chante France »

biographie

Capturecf.JPGLes débuts de Mireille Mathieu ont tout de ces histoires dont sont faits les contes de fée. Née à Avignon le 22 juillet 1946 dans une famille modeste, elle est l’aînée de quatorze enfants. Tailleur de pierre de profession, mais également grand amateur d’opéra et bon chanteur lui-même, son père l’initie tôt à la musique.

Dotée d’une voix forte et mélodieuse, elle commence à chanter dès l’âge de quatre ans, animant notamment la messe de minuit. À treize ans, elle arrête sa scolarité pour travailler et contribuer à soutenir sa famille : elle devient ouvrière dans une usine d’enveloppes. Cette grande admiratrice d’Édith Piaf n’en oublie pas pour autant sa passion pour la musique : elle se présente trois années de suite au concours On chante dans mon quartier organisé par la mairie d’Avignon, et finit par le remporter en 1964 en interprétant « La Vie en rose ». Raoul Colombe, adjoint au maire d’Avignon, est conquis et décide de soutenir la jeune chanteuse en la faisant participer à de nombreux galas locaux : fin 1965, il la pousse à participer au Jeu de la chance, une émission de télé-crochet.

img079_modifiécb-1.jpgLe 21 novembre 1965, Mireille Mathieu fait sa première animation télévisée en interprétant une chanson d’Édith Piaf dans Télé dimanche de Roger Lanzac et Raymond Marcillac : elle est plébiscitée par le public et dix millions de téléspectateurs, et reste sept semaines de suite à l’antenne. Mireille Mathieu doit affronter une concurrente redoutable en la personne de Georgette Lemaire, autre jeune émule de Piaf, mais finit par triompher de haute lutte.

À cette occasion, la chanteuse est découverte par l’agent artistique Johnny Stark, déjà en charge des carrières de vedettes comme Johnny Hallyday et Yves Montand. Stark, sentant chez la petite avignonnaise un potentiel de star nationale, voire internationale, prend Mireille Mathieu sous son aile, tout en organisant un battage médiatique intensif. L’entregent de Johnny Stark réussit à convaincre Bruno Coquatrix : au mois de décembre, accompagnée par Jacques Denjean et son orchestre, Mireille Mathieu interprète trois chansons en première partie du Sacha Show donné à l’Olympia par Sacha Distel et Dionne Warwick.

Charmée par cette première grande expérience et par la gentillesse des autres artistes, Mireille Mathieu fait également la connaissance du musicien Paul Mauriat, venu assister à sa prestation sur l’insistance de Johnny Stark ; jusqu’ici agacé par la promotion faite autour de la chanteuse et peu enthousiasmé à l’idée de travailler avec elle, Mauriat est conquis par sa prestation et accepte de lui servir de mentor musical. C’est une formation intensive que va suivre Mireille Mathieu, avec au menu cours de chant et de danse, puis de langues, à un rythme intensif. Paul Mauriat se charge de ses répétitions, tandis que le parolier André Pascal s’occupe de lui écrire des textes. C’est encore Sacha Distel qui vient donner un coup de pouce à la chanteuse en éditant à la demande de Paul Mauriat la chanson « Mon credo », qui s’écoule à plus d’un million d’exemplaires.

Mireille Mathieu commence à enchaîner les succès discographiques comme « Qu’elle est belle », « La Dernière valse » et « Viens dans ma rue ». Très présente dans les médias, elle est régulièrement invitée dans les émissions de variétés ; moins d’un an après son passage en première partie à l’Olympia, Mireille Mathieu passe en vedette dans la célèbre salle de Bruno Coquatrix. En 1966, elle interprète « Paris en colère » lors du générique de fin du film à succès Paris brûle-t-il ?

Trois ans après la mort d’Edith Piaf, le public français adoube Mireille Mathieu comme la nouvelle star de la chanson réaliste, et ce malgré la concurrence toujours présente de Georgette Lemaire.

13076885_1012120472209399_5846853486cb336571_n.jpgLa gestion habile de Johnny Stark permet à la carrière de Mireille Mathieu de prendre rapidement un envol international : la chanteuse enregistre des versions de ses titres dans plusieurs langues étrangères et accède aux hit-parades de plusieurs pays, dont l’URSS, le Japon et les États-Unis. Mireille Mathieu est devenue une sorte de « voix de la France », combinant un style néo-Piaf et des revendications identitaires aussi basiques que saines : « Paris en colère » devient ainsi une sorte d’hymne d’une Libération idéalisée.

Outre Paul Mauriat et André Pascal, Mireille Mathieu multiplie les collaborations,notamment avec Francis Lai, dont elle interprète entre autres la chanson « Un homme et une femme » dont l’air a été popularisé par le film homonyme de Claude Lelouch. En Grande-Bretagne, elle triomphe grâce à « La Dernière valse », version française de « The Last Waltz » popularisé par Engelbert Humperdinck : elle chante à la Royal Performance devant la Reine Elizabeth II. On la voit sur scène aux Étas-Unis et au Canada, participant à des galas en compagnie de stars anglo-saxonnes de la chanson. En Allemagne, elle connaît également le succès avec la chanson « Hinterden Kulissen von Paris ».

En 1975, Mireille Mathieu se produit au Carnegie Hall de New York. Mais les années 1970 la voit s’éloigner des salles françaises : si elle est toujours très présente dans les médias et dans les bacs de disques, la chanteuse déserte les planches de l’Hexagone et ne se produit plus qu’à l’étranger durant plusieurs années. Grâce à ses multiples collaborateurs (Alice Dona compte parmi ses musiciens, Serge Lama et Claude Lemesle parmi ses paroliers), Mireille Mathieu s’aventure sur des terrains moins consensuels que ne le laisserait croire son répertoire première manière, avec les chansons « Le Silence », « Le Strapontin » ou « L’Anniversaire » (qui, juste après la loi Veil, aborde la question de l’avortement).

mmchaz1cb.jpgLe style de Mireille Mathieu, ressortissant d’une variété avant tout romantique (« Mes chansons parlent toujours d’amour. C’est comme ça que je les aime ») évolue avec les années vers un type de chant proche de celui des interprètes vocalistes à l’américaine. Bien que son succès discographique ne se démente pas, la chanteuse prolonge son absence des planches hexagonales. On l’entend interpréter des titres originaux (« Tous les enfants chantent avec moi », « Mille colombes », « Folle folle follement heureuse », écrite par Charles Aznavour) mais également des reprises comme « Je suis une femme amoureuse », d’après Barbra Streisand, « La Marche de Sacco et Vanzetti », « New York New York »… mais de Mireille Mathieu sur scène, point.

Éditée dans le monde entier, Mireille Mathieu est même « 
entendue » dans l’espace : en 1975, la navette Apollo XV joue en effet l’une de ses chansons sur la Lune. En 1981, elle interprète « Bravo tu as gagné » (adaptation de « The Winner Takes It All ») avec le groupe Abba ; en 1983, c’est « Together We’re Strong », chanté en duo avec l’acteur Patrick Duffy (Dallas, L’Homme de l’Atlantide…).

Ce n’est qu’en 1985 que Mireille Mathieu revient chanter sur une scène française, plus précisément à l’Olympia, lieu de son premier triomphe. À la même époque, inspirée par un duo avec Placido Domingo, Mireille Mathieu développe son répertoire vers une fusion entre la variété et l’opéra, prenant des cours pour renforcer sa maîtrise vocale. En 1986, elle fête ses vingt ans de carrière au Palais des Congrès et se produit en Chine. Consacrée « chanteuse préférée des Français » par un sondage, elle interprète la même année une chanson en duo avec Andy Williams, devant les présidents Reagan et Mitterrand lors des festivités du centenaire de la Statue de la Liberté.

542875_226935417410223_105978712839228_279632_1310456738_cbn.jpgÀ la fin des années 1980, la compilation de ses grands succès devient double disque d’or. Mireille Mathieu n’a cependant pas su renouveler son public, les jeunes générations demeurant quelque peu imperméables à son style légèrement daté. Alors que sa concurrente Georgette Lemaire a déjà disparu, Mireille Mathieu semble en léger décalage à l’époque du Top 50, dont le classement révèle le succès d’une nouvelle génération d’artistes. D’aucuns se moquent de la coiffure de la chanteuse, de l’emphase de certaines chansons de son répertoire, et de son côté « France éternelle ».

En 1989, avec le décès de Johnny Stark, Mireille Mathieu perd son mentor de toujours ; sa carrière semble perdre son allant : elle tente de changer de coiffure, et sort plusieurs albums, L’Américain, Ce Soir Je T’ai Perdu (conçu avec François Feldman) qui ne rencontrent pas le succès escompté. En 1990, elle se produit au Palais des Congrès, mais le public manque à l’appel. Ses apparitions sur les écrans français se font plus rares. Les albums Mireille Mathieu Chante Edith Piaf (1993) et Vous Lui Direz… (1996, avec un titre écrit par Maxime Le Forestier) la rappellent au bon souvenir du public français, mais la chanteuse est à nouveau absente des scènes françaises : on la voit chanter aux États-Unis en 1996, en Chine en 1997, au Noël du Vatican cette même année.

Ce n’est qu’en 1998 qu’elle se produit à nouveau à l’Olympia avant de repartir pour les scènes du monde entier (Russie, États-Unis, Ukraine, etc). Si elle se produit à nouveau en France en 2002, à l’occasion de l’album De Tes Mains, Mireille Mathieu n’a plus vraiment la cote auprès des médias français, ni du jeune public, qui tend à la considérer comme une relique du passé, son aspect « chanteuse française connue au Japon » attirant souvent les railleries.

mmricochet4Olympiacb.jpgEn 2005, elle se produit avec succès à l’Olympia pour fêter ses quarante ans de carrière, recevant un disque de rubis pour l’occasion. Mais si ses fans de toujours sont toujours au rendez-vous, la mode semble avoir définitivement déserté une Mireille Mathieu à l’image immuable, au point que son apparition Place de la Concorde aux côtés de Nicolas Sarkozy, interprétant « Mille colombes » lors de l’élection de ce dernier en mai 2007, est tournée en dérision par certains comme une sorte de « retour de la momie ». Un quinquennat plus tard, Mireille Mathieu réapparaît par le biais d’une troisième version de son éternel Mireille Mathieu Chante Piaf, revu et réorchestré en vue du 50ème anniversaire de la disparition de la « Môme », coïncidant avec les 50 ans de carrière de son interprète, célébrés à l’Olympia un an plus tard. En 2015 paraît Olympia 1967 / Olympia 1969, réunissant deux enregistrements en public inédits, et en novembre une réactualisation de ses chants de Noël parus en 1968 et réédités en 2004 (Mireille Chante Noël). La nouvelle version intitulée simplement Noël comprend un duot inédit de 1979 avec Tino Rossi sur « Petit Papa Noël » (enregistré lors d’une émission télévisée de Maritie et Gilbert Carpentier) et « La Colombe de Noël » avec les Petits Écoliers Chantants de Bondy.

Probablement victime de son refus d’évoluer face aux diktats de la mode, Mireille Mathieu n’en reste pas moins fidèle à un parcours artistique dont la richesse vaut mieux que les caricatures parfois blessantes de ses détracteurs. Qu’elle aie ou non été la voix de la France et la nouvelle Édith Piaf, Mireille Mathieu n’en demeure pas moins l’une des chanteuses françaises les plus actives et les plus internationales : qui oserait dire que les Russes, les Chinois et les Japonais ont mauvais goût ?

Source : Chante France (www.chantefrance.com)