Thérèse Deroy – Portrait

td2Thérèse Deroy est née en 1942 à Sainte-Thérèse-de-Colombier sur la Côte-Nord au Québec. Elle commence très jeune à chanter avec le groupe formé principalement des membres de sa famille. La Famille Deroy se produit dans les salles paroissiales et les cinémas. Avant de débuter sa carrière, Thérèse pratique les métiers de professeure et de secrétaire. En 1965, elle signe un premier contrat avec la maison de disques RCA Victor.

En novembre de la même année, son premier 45 tours parait : « L’amour » et « Prends garde à toi ». Quelques semaines plus tard, le disque est numéro 1. Les séries de spectacles s’enchaînent ainsi qu’un 2e disque qui obtient autant de succès que le premier. Elle enregistre par la suite son premier album. Un super 45 tours sera lancé en France. Les succès au palmarès et les spectacles se multiplient jusqu’au début des années 70.

Elle fera plus tard la rencontre de Martin Peltier, auteur-compositeur et interprète. Elle enregistre en duo 3 disques qui connaîtront de grands succès, soit « Vois comme c’est beau » que Céline Dion a enregistré avec sa soeur Claudette, « Tous les deux » et « La rencontre ».

Elle deviendra chanteuse dans un piano-bar pendant des années à l’instar de son frère Rosaire Deroy puis ralentira ses activités par la suite.

Thérèse Deroy nous a laissé une belle discographie de 10 simples, 4 albums originaux et un album de grands succès ainsi qu CD paru en 1999.

a6(*) Mireille Mathieu a enregistré « L’Amour » en 1966 ou 1967. Chanson composée par Armand Gomez et Raymond Marmoudy – Album »Made in France » (Barclay & Polydor). Elle n’existe pas sur CD.
Une autre chanson intitulée également « L’Amour » figure sur le CD « Rencontres de femmes » enregistré 20 ans plus tard, soit en 1987. Ces deux chansons n’ont que le titre et l’interprète en commun.

Source : QuéBecSixties – RicoSouvenirs.

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Paris en colère

710CN2-fpyL._SL1280_René Clément qui a déjà réalisé des films sur l’Occupation, comme La Bataille du rail ou Jeux interdits est choisi pour diriger la fresque historique Paris brûle-t-il ? tournée lors du second mandat de Charles de Gaulle à la présidence de la République.
Le long métrage à la gloire de la Résistance bénéficie du soutien du gouvernement et de l’armée, mais aussi d’un budget important (pour l’époque) de trois millions de francs. Pendant l’été 1965, du 19 juillet au 27 août, l’équipe a l’autorisation de filmer partout dans la capitale désertée, entre six heures du matin et midi pour ne pas gêner la circulation.
À sa sortie en France le 26 octobre 1966, Paris brûle-t-il ? attire, avec sa distribution éclatante, près de cinq millions de spectateurs dans les salles. Deux semaines plus tard, le film se révèle un terrible échec aux États-Unis

Une chanson mythique

Impressionné par la voix de Mireille Mathieu, une chanteuse de 20 ans alors au début de sa carrière, le compositeur Maurice Jarrea l’idée d’adapter en chanson le thème musical qu’il a écrit pour Paris brûle-t-il ? La demoiselle d’Avignon se retrouve devant un orchestre symphonique pour l’enregistrer. Sorti en 45 tours au moment de la sortie du film, Paris en colère devient un hit vendu à plus de 400 000 exemplaires. Durablement associé à la Libération, ce titre qui rappelle La Marseillaise figure sur le premier album de la jeune Mireille Mathieu… mais à aucun moment on ne l’entend dans le film !

Source : Télé-Loisirs.fr

MM chante Paul Mauriat

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Les chansons de l’album 33 tours, Mireille Mathieu chante Paul Mauriat, existent également sur CD (import russe).

Mireille Mathieu et Paul Mauriat ont travaillé ensemble pendant trois ans à peine. Ces années furent très productives. Les succès se suivaient de chanson en chanson. Les enregistrements en studio ainsi que les concerts donnés à l’Olympia sont devenus des moments inoubliables dans la carrière de ces deux artistes au fabuleux talent. Inévitablement, le succès remporté pendant ces années a eu un impact considérable sur la suite de leur carrière. Mireille se mit à travailler avec de nouveaux compositeurs et Paul Mauriat voulut renouer avec sa grande passion : la musique instrumentale et les arrangements musicaux. Malgré une destinée musicale différente, la tendresse et la profonde sympathie mutuelle éprouvées par Mireille et Paul Mauriat n’ont jamais été prises en défaut.

Extrait d’un texte de Michael Filatov, librement traduit par Avignon – Nos Souvenirs.

paul-mauriat-bio-5

depositphotos_24119667-stock-illustration-a-letter-in-the-mailWolfgang. – Paul Mauriat et puis Francis Lai ont dès le début de la carrière de Mireille découvert et compris les possibilités qu’avait cette jeune chanteuse. Ils lui ont écrit des chansons sur mesure. Chansons qui mettaient cette voix pure, puissante et unique en valeur (voir : Une simple lettre, Mon crédo, C’est ton nom, Pourquoi mon amour, Viens dans ma rue, Il pleut toujours quand on est triste, La première étoile et tant d’autres). Pour commencer une carrière pareille, c’était une chance immense d’avoir de tels compositeurs. C’était sans doute dû aux bonnes relations qu’avait Johnny Stark dans le milieu car il avait déjà travaillé avec eux avant de s’occuper de Mireille.
Les chansons et les concerts (voir l’Olympia 1967 et 1969) en collaboration avec Paul Mauriat resteront toujours parmi les « perles » des productions de Mireille. Pareil pour toutes les chansons que Francis Lai lui a écrites tout au long de sa carrière : ce compositeur si sensible, cet ami si fidèle lui a laissé des mélodies incomparables, mettant les possibilités vocales de Mireille absolument en valeur.
Sans des bons paroliers et des compositeurs inspirés un chanteur ne peut pas déployer son talent et ses possibilités. Et Mireille, heureusement, dès le début, en a rencontré des artistes congéniaux.

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De 1967 à 1972, il écrit plusieurs chansons pour Mireille Mathieu et remporte des prix. En 1985, Paul Mauriat crée un autre chef-d’œuvre pour Mireille Mathieu: «C’était le premier rendez vous». (Voyez le site Paul Mauriat : cliquez ici)

Chansons de l’album

01 – Mon credo
André Pascal – Paul Mauriat
02 – Pourquoi mon amour
André Pascal – Paul Mauriat
03 – Viens dans ma rue
André Pascal – Paul Mauriat
04 – Seuls au monde
André Pascal – Paul Mauriat
05 – Quand on revient
André Pascal – Paul Mauriat
06 – Quand fera-t-il jour, camarade
Gaston Bonheur – Paul Mauriat
07 – Alors ne tarde pas
Julien Bouquet – Paul Mauriat
08 – Les enfants de Noël
Roger Berthier – Paul Mauriat
09 – La première étoile
André Pascal – Paul Mauriat
10 – Une simple lettre
André Pascal – Paul Mauriat
11 – Mon amour me revient
André Pascal – Paul Mauriat
12 – Mais quand tu reviendras
Roger Berthier – Paul Mauriat

Mai 68, chanson et révolte

CaptureLe cinquantième anniversaire du mois qui a bouleversé la France est l’occasion de faire un voyage dans le passé pour redécouvrir la musique qui servait de toile de fond aux manifestations, aux barricades, aux grèves, aux occupations d’usines… L’esprit de « Mai 68 » souffle toujours en mai 2018. Ses valeurs sont toujours présentes aujourd’hui, dans la volonté de changer le monde pour le faire avancer.

La jeunesse de cette époque était belle, fière, utopiste avec un goût très sûr en musique ! L’année 1968 a vu une véritable explosion musicale dans le monde. Beaucoup de chansons d’alors sont devenues des classiques et leurs interprètes, souvent, ont non seulement marqué leur temps, mais sont toujours aujourd’hui sur le devant de la scène.

Les chansons sont légères, émouvantes, politiques, graves. Certains mots claquent comme s’ils avaient été écrits aujourd’hui. D’autres nous emplissent d’une douce nostalgie. Utopies, mouvements de libération, contestations, révoltes : le mois de mai soufflait le vent du changement il y a cinquante ans.

Parmi les chansons qui ont marqué « Mai 68 », pendant et après, il y a, entre autres, « Siffler sur la colline », de Joe Dassin, un des plus gros tubes de l’année ; « Le grand chambardement » de Guy Béart ; « Comme d’habitude » de Claude François, inspiré par sa rupture avec France Gall, repris dans le monde entier par Sinatra, etc. ; « Le Temps des fleurs » de Dalida, adaptation d’un traditionnel russe, chanté aussi par Ivan Rebroff ; « Samedi matin l’empereur »  de Pierre Vassiliu ; « Cuisses de mouche », de Pierre Perret, année de son premier disque live enregistré à l’Olympia ; « Parler aux animaux »  de Marcel Amont ; « Tryin » de Nicole Croisille ; « Le Ruisseau de mon enfance »  de Adamo ; « La Source »  de Isabelle Aubret ; Il est mort le soleil de Nicoletta. Nicoletta chantait dans les usines en mai pour soutenir le mouvement. Titre repris par Ray Charles ; « J’ai gardé l’accent » de Mireille Mathieu, accent qu’elle emmène aussi à l’international où sa carrière explose ; « Coucouroucoucou Paloma » de Nana Mouskouri, encore un succès un an après son premier disque d’or en France ; « Riquita » de Georgette Plana, quatre cent cinquante mille disques vendus pour son retour après vingt ans d’interruption de carrière, avec une reprise des années 1920 ; « Adieu Monsieur le Professeur » de Hughes Aufray…

Source : adiac-congo.com – Bruno Okogana / Marie Audigier. Pour lire l’article complet, cliquez-ici. Article adapté par RicoSouvenirs.

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qfAu Printemps de quoi rêvais-tu ?, Paris Mai, Comme une fille : ces chansons hantent les mémoires collectives françaises. Peu de titres, pourtant, naîtront sur les barricades. Durant les années 1960, les ritournelles et autres tubes laissent flotter les prémisses d’un grand chambardement et ,lorsque le calme revient, la musique hexagonale offre un autre visage aux codes bouleversés. Retour en chanson sur l’histoire d’un mois charnière.

Sous la déferlante yéyé, les sixties n’entendent guère venir la révolution. Salut les copains : Sheila, Dalida, Johnny Hallyday, Claude François, squattent les ondes. La jeunesse se déhanche sur d’inoffensifs tubes. Pour le chercheur, fort du recul historique, les indices chantés tracent pourtant la route. L’historien Serge Dillaz (1) voit ainsi dans Quand fera-t-il jour camarade ? chanté par Mireille Mathieu, ou encore Potemkine de Jean Ferrat, les germes d’un discours révolutionnaire.

A côté des chansonniers montmartrois, chantres de la protestation, des figures notoires de la variété laissent, en effet, éclater leur voix. Parmi eux, Léo Ferré s’en prend dans une version des Temps difficiles, à l’interminable pouvoir du président Charles de Gaulle ; Michel Delpech glisse à la fin de chaque couplet de son Inventaire 66, la formule « Et toujours le même président ». Les engagés – Béart, Brassens, Ferré, Tachan – fustigent ainsi la société de consommation, et celle du spectacle, l’omnipotence de l’ORTF (L’Office de Radiodiffusion-Télévision Française), et la censure. […] 

Lorsque éclate la révolte, le mois de mai s’annonce radieux. Les haut-parleurs diffusent la bande-son d’une époque anodine : Déshabillez-moi de Juliette Gréco, Comment te dire adieu ? de Françoise Hardy, Riquita, jolie fleur de Java de Georgette Plana, D’aventures en aventures, de Serge Lama, ou encore La Cavalerie de Julien Clerc. Quoique… »Le 9 mai 1968, on allait encore au lycée avec une cravate, lorsque tout éclate », se souvient Patrick Winzelle, journaliste spécialisé dans la chanson française. Une précipitation qui ne laisse guère le temps aux artistes de réagir. […]

A la suite d’Anne Vanderlove qui sort avec Ballade au vent des collines, le premier titre sur les événements dans le circuit commercial, Léo Ferré, retiré lors de la « révolution », écrira à l’automne L’Eté 68, Paris je ne t’aime plus, Comme une fille. Claude Nougaro quant à lui, enregistrera Paris Mai. Colette Magny publie Magny 68-69, un album concept, qui reprend le flambeau de l’engagement, mais le poétise, et sublime le discours de ses onomatopées, de son charisme et de ses risques artistiques. Eclosent aussi : Boulevard du temps qui passe de Brassens, Mai 68 de Jean-Michel Caradec, Au Printemps de quoi rêvais-tu ? de Jean Ferrat, ou encore Le temps de vivre de Georges Moustaki.

Surtout, la révolution de mai 68 s’attaque au music-hall à la papa. Exit les yéyés, finies les apparitions conventionnelles à la télévision. Le duo Higelin-Fontaine déconstruit progressivement les schémas traditionnels « refrain-couplet » pour s’approprier un soliloque dérangé, flirter du côté de la pop ou du free jazz avec l’Art Ensemble of Chicago (Comme à la radio en 1970), ou jeter un sort à la morale avec le titre Cet enfant que je t’avais fait. Le rock, la pop, la folk, écoutés, plagiés, mais non intégrés par les artistes français d’alors, s’immiscent dans des groupes peu conformistes comme Magma, fondé par Christian Vander en 1969. Un courant hippie écolo surgit au début des années 1970 incarné par Maxime Le Forestier. A Paris, de nouveaux lieux naissent comme La Pizza du Marais, Chez Georges, La Canaille, dans lesquels Renaud et François Béranger aiguisent leurs armes pour continuer la révolte. […]

Source : RFI Musique – Mai 68, chanter sa révolte. Cliquez ici pour lire l’article complet. Article adapté par RicoSouvenirs.

Il pleut toujours quand on est triste

il pleut toujours quand on est triste,45 tours,33 tours,barclay« Il pleut toujours quand on est triste » est une chanson écrite par Pierre-André Dousset et Francis Lai. Elle a été créée par Mireille Mathieu en 1969. C‘est le Grand Orchestre de Christian Gaubert qui accompagne Mireille.

Comme écrit précédemment (voir « Au bal du grand amour »), la chanson se trouve sur le 33 tours « La première étoile », un super 45 tours  et un 45 tours simple « single » dont la face B est « Au bal du grand amour ». Depuis mars 2015, nous pouvons l’écouter en version live sur l’inédit 2 CD live « Olympia 1967/1969 ».  

« Il pleut toujours quand on est triste » fait partie de ces chansons injustement absentes sur CD, en version studio, et il y a de quoi se sentir si malheureux car il y en a beaucoup, beaucoup. 

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Mon impossible amour – Le 45 tours

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Mon impossible amours est le 15e 45 tours EP Barclay de Mireille Mathieu.
Il est sorti en 1969.

« Toi, moi, nous », « Pour deux cœurs qui s’aiment » (face A)
« Monsieur Lilas », « Mon impossible amour » (face B)
 
MM est accompagnée par J.C. Vannier – C. Bolling – C. Gaubert (direction musicale)
Les photos sont de B. Leloup (s.l.c.)

Ces chansons se trouvent également sur le 33 tours « Mireille Mathieu Olympia » contenant
les célèbres dessins d’Aslan et enregistré en studio.

Je n’ai  trouvé aucun de ces enregistrements studio sur mes CD et c’est bien dommage. Abilène Disc nous propose beaucoup de compilations qui bien souvent, hélas, reprennent les mêmes titres. Espérons que les chansons de ce 45 tours sortiront bientôt des oubliettes de manière à remplacer favorablement les chansons reprises systématiquement – et parfois sans raison – sur tous les « Best of ».

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A noter qu’en 2015, Abilene Disc a uni sur CD (2 disques) les concerts Olympia de Mireille Mathieu de 1967 et 1969. L’album est également intitulé « Mireille Mathieu Olympia » (voir plus bas). A la différence de l’album studio de 1969, l’enregistrement est public et propose 16 chansons au lieu de 12. Toutefois on n’y trouve pas « Toi, moi, nous » et « Pour deux cœurs qui s’aiment ».   

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