Mes Tops – 30 : Un jour je quitterai tout

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Un jour je quitterai tout 
Je détruirai ce que j’aime 
Je quitterai celui que j’aime 
Pour être seule avec moi-même 

Un jour je briserai tout 
Tous ceux qui ont brûlé mon âme 
Tous ceux qui m’ont tirée des larmes 
Un jour je quitterai tout

Mai 2005. – La reine de la nuit vient de présenter aux Folies Bergère, son nouvel album Made in Paname tout en gouaille parisienne. Un vrai retour à la chanson. Régine, la femme d’affaires, a décidé de tirer un trait sur la nuit, de liquider ses clubs privés aux quatre coins de la planète et de revenir à ses premiers amours. Campée sur de hauts talons aiguilles, dans un imper en skaï noir, façon Romy Schneider, dans Max et les ferrailleurs, Régine débute son récital aux Folies Bergère avec Un jour je quitterai tout.

Fille d’un boulangé venu de Pologne, Régine (de son vrai nom Sylberberg) est née en Belgique en 1929 et a connu une enfance mouvementée. Elle a 7 ans lorsque sa mère quitte le foyer pour partir en Argentine en promettant de revenir la chercher. Elle échappe de peu à la déportation en se cachant dans un couvent. La pugnacité ne la quittera jamais plus. Régine débute dans la chanson en 1965 aux côtés de Henri Salvador et Charles Aznavour, qui lui écrit La femme à barbe. Puis viendront les Serge Gainsbourg, Paolo Conte et déjà des amis-écrivains dont Françoise Sagan et Patrick Modiano. Régine aura enregistré quelques 300 chansons parmi lesquelles quelques succès seulement, comme La grande Zoa, Azzuro, et Je survivrai, la version française de I will survive de Gloria Gaynor.

Source : Musique RFI

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Mes Tops – 29 : Mon cœur d’attache

Mon coeur d'attache

Mon cœur d’attache, c’est toi le toit de ma maison, c’est toi
L’histoire de mes chansons, c’est toi
Mon chemin d’horizon, c’est toi
Mon cœur d’attache, c’est toi le toit de ma maison, c’est toi
L’histoire de mes chansons, c’est toi
Ma vie et ma passion, c’est toujours toi.

Enrico Macias (Gaston Ghrenassia) est né à Constantine (Algérie), le 11 décembre 1938. « Mon cœur d’attache » et « Les filles de mon pays » qui traduisent la nostalgie de la terre d’origine d’Enrico Macias. Parmi les divers paroliers qui ont signé les textes  du répertoire de Macias, Jacques Demarny accompagna une grande partie de la carrière de cet interprète (dans les années 1960 à 1980) et fut l’auteur de la majorité de son répertoire (une centaine de chansons).

J. Demarny : Plus qu’une rencontre, Enrico et moi étions faits pour faire un bout de chemin ensemble. Probablement parce que je lui apportais les paroles qu’il avait envie de chanter et lui, la musique sur laquelle j’avais envie d’écrire… Nous étions bien souvent sur la même longueur d’ondes.  Macias était en train d’enregistrer son premier 25 cm et lorsqu’il a fait écouter Enfants de tous pays à son directeur artistique. Ce dernier a décidé d’inclure la chanson à la dernière minute. Enfants de tous pays a été mon premier succès avec Macias. Ensuite, toujours avec Pascal-René Blanc, on a écrit La femme de mon amiMon cœur d’attache… Puis Pascal ayant décidé de regagner sa province, je me suis retrouvé seul avec Macias. Ensemble, on a dû faire plus de deux cents chansons ! Dans ses premiers Olympia, on retrouve beaucoup de titres que je lui avais écrits, seul ou avec Pascal-René Blanc. (Je chante magazine.com)

Repères : « Enfants de tous pays », « Les millionnaires du dimanche », « Adieu mon pays », « Les gens du Nord »,

Mes Tops – 28 : La Madrague

la madrague

Interprétée par Brigitte Bardot en 1963, « La Madrague  » reflète parfaitement l’image de l’actrice babydoll. Inspiré du nom de la maison de la jeune femme à Saint-Tropez.

Emblématique de l’image reflétée par B.B dans les années 60, « La Madrague » rend hommage à la vie au bord de la Méditerranée. Il y est question de soleil, de mer et de vent. Langueur, légèreté, détachement et sensualité résument l’état d’esprit de ces paroles. De son côté, la mélodie est minimaliste et ponctuée du phrasé si particulier de l’actrice.

Mais en attendant je suis en peine
De quitter la mer et ma maison
[…]
Le soleil mon grand copain
Ne me brûlera que de loin
Croyant que nous sommes ensemble un peu fâchés
D’être tous deux séparés

Ecrite par Jean-Max Rivière et composée par Gérard Bourgeois, la chanson marque un tournant dans la carrière musicale de Brigitte Bardot. Désormais, elle souhaite rencontrer Serge Gainsbourg afin qu’il lui écrive des titres à interpréter.

Note. – Décédé ce 8 juillet à l’âge de 80 ans, le musicien Gérard Bourgeois a formé avec le parolier Jean-Max Rivière un prolifique duo de créateurs de chansons dans les années 1960. Ils ont notamment signé plusieurs chansons pour Brigitte Bardot, dont La Madrague en 1962, C’est rigolo ou À la fin de l’été. Leurs centaines de productions communes ont également été interprétées par Juliette Gréco (Un petit poisson, un petit oiseau en 1966 entre autres), Les Compagnons de la chanson, Michel Delpech, Dalida, France Gall, Françoise Hardy ou Serge Reggiani. Gérard Bourgeois a aussi écrit la musique de L’Homme en habit rouge (1974) de Barbara.

Source : Sun-wear.fr

Mes Tops – 27 : Le petit oiseau de toutes les couleurs

lepetitoiseaudetouteslescouleurs

Ce matin je sors de chez moi
Il m’attendait, il était là 
Il sautillait sur le trottoir 
Mon Dieu, qu’il était drôle à voir 
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs 
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
[….]
Où tu m’emmènes, dis
Où tu m’entraînes, dis 
Va pas si vite, dis 
Attends-moi ! 
Comm’ t’es pressé, dis 
T’as rendez-vous, dis 
Là où tu vas, dis 
J’ vais avec toi

Gilbert Bécaud, c’était un géant de la chanson française. Ses chansons resteront dans tous les cœurs. Il transportait les gens. J’ai eu la chance de chanter de nombreux duos avec lui, dont « C’est en septembre ». Il nous a offert de très belles mélodies. C’est une légende et il fait partie du patrimoine. Gilbert était comme moi un enfant de Provence. Il avait l’amour de son métier qui lui donnait tant de joie. (Mireille Mathieu)

Né le 24 octobre 1927 à Toulon, Gilbert Bécaud, de son vrai nom François Silly, étudie le piano au Conservatoire de Nice. Installé à Paris, il fait divers petits métiers tout en travaillant la musique pour devenir compositeur classique. Il fait ses premiers pas dans les variétés à la fin des années quarante comme pianiste accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet. C’est surtout avec trois auteurs fidèles que Gilbert Bécaud forge son répertoire : Louis Amade, Pierre Delanoë, puis Maurice Vidalin .

Avec Louis Amade : « Les Croix », (1953), « Le Pays d’où je viens » (1956), « Les Marchés de Provence » (1957), « Le Rideau rouge » (1959), « Mon arbre » (1964), « Quand il est mort le poète » (1965), « L’Important c’est la rose » (1967), « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « Moi je veux chanter » (1980).
Avec Pierre Delanoë : « Quand tu danses » (1954), « Passe ton chemin » (1954), « Le Pianiste de Varsovie » (1956), « Le Jour où la pluie viendra » (1957), « Salut les copains » (1957), « Quand tu n’es pas là » (1959), « Quand l’amour est mort », (1960), « Et maintenant » (1961), « Dimanche à Orly » (1963), « Nathalie », « L’Orange » (1964), « La Solitude ça n’existe pas » (1971), « Quand t’es petit dans le midi » (1992).
Avec Maurice Vidalin : « Le Mur » (1958), « C’était moi » (1960), « Le Bateau blanc » (1962), « Quand Jules est au violon » (1963), « Le Petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « La Vente aux enchères » (1970), « L’indifférence » (1977).

Certes, on n’allait pas chercher chez lui une chanson très engagée, il était plutôt rive droite. Ses tubes n’avaient pas la poésie d’un Trenet, ni celle d’un Prévert, chanté par Montand, ni le ciselé des textes de Brassens, ni l’intensité dramatique d’un Brel ou d’un Ferré mais il n’empêche que ses chansons demeurent. Parce qu’elles venaient très simplement habiter chez nous, pour le meilleur du mot populaire.

Source : « Le hal de la chanson » & « La Croix ».

Repères : « La vente aux enchères », « Un peu d’amour et d’amitié », « Un dimanche à Orly », « Quand on est seul sur son étoile », « Et maintenant », « Nathalie »,  « C’est en septembre »

Mes Tops – 26 : La déclaration d’amour

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France Gall a été l’une des muses de Serge Gainsbourg, interprète de ses titres ambigus Les Sucettes à l’anis, Poupée de cire, poupée de son, ainsi qu’une icône des années yéyé. Au déclin du mouvement, au début des années 1970, la chanteuse doit se renouveler. C’est alors qu’elle rencontre Michel Berger, lors d’une émission de radio. Le parolier, qui souhaite tracer son sillon dans la musique, lui écrit La déclaration en 1974, « juste deux ou trois mots d’amour, pour te parler de nous ». Le début de la gloire pour la chanteuse et le compositeur : ensemble, à la scène, ils multiplient les tubes et feront la comédie musicale Starmania.

France Gall : Premier disque, première chanson. J’attendais tellement de cette première fois que quand il m’a joué la chanson au piano, j’ai été… comment dire… un peu déçue. Je rêvais d’une chanson rythmique, et me voilà avec une sensuelle déclaration. Le jour du studio, j’étais un peu tendue. Après une ou deux prises, Michel était content. Dans la foulée, il me demande d’écrire un texte parlé sur l’ad lib de la fin comme si j’avais fait ça toute ma vie. Ecrire ! Il s’est rendu compte qu’il manquait un solo de guitare à 2 heures du matin. Effondré, il ouvre la porte du studio et croise un guitariste qui travaillait à côté et qui rentrait chez lui. En un quart d’heure, la guitare de Jean-Pierre Castelain s’imprimait sur la bande seize-pistes où le piano de Michel, omniprésent, donne à lui seul le balancement bien particulier de cette chanson. Premier cadeau. Le public a été là tout de suite.»

Source : Gala

Repères : « Sacré Charlemagne », « Poupée de cire, poupée de son », « Christiansen », « L’Amérique », « Ella Ella », « Si maman si », « Débranche », « Cézanne peint ».

Mes Tops – 25 : L’orage

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Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m’fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m’fut donné sur terr’
Je l’dois au mauvais temps, je l’dois à Jupiter
Il me tomba d’un ciel d’orage

[…]

En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l’ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l’amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr’s à foison
Que n’en as-tu planté sur ta propre maison
Erreur on ne peut plus funeste

À part sa caractéristique musicale inégalée, L’orage fait apparaître la partie poétique du chanteur, ainsi que son côté un peu conteur à la fois. (Renan Luce)

Les fans diront que les chansons de Brassens ne s’écoutent pas, elles se réécoutent. Ils sont nombreux les enfants du grand Georges à avoir usé sur leur platine l’album « Le Mécréant » paru en 1960 et sur lequel on retrouve « L’orage ». Un joli texte qui raconte comment par un soir de tempête une ravissante voisine est venue se réfugier dans les gros bras de notre poète moustachu.

Quelque soit l’époque, les tendances et la mode, les chanteurs français toutes générations confondues ont un jour rendu hommage à cette chanson incontournable du répertoire de Brassens.

Finalement, pour Brassens les caprices de la météo sont prétextes à de belles rencontres. C’est grâce à une bourrasque qui emporta son chapeau, que le poète culbuta Mireille dans les fourrés. Toujours avec la complicité d’Eole qui dispersa ses habits, Brassens conclut avec une jeune demoiselle qui se baignait nue dans l’eau de la claire fontaine. Sous un coin de parapluie il croisa la route d’un ange et un soir d’orage la femme volage d’un installateur de paratonnerres.

Source : France Bleu

Repères : « Les bancs publics », « L’Auvergnat », « Auprès de mon arbre », « Les copains d’abord »

Mes Tops – 24 : Una Canzone

una canzone

La chanson orchestrée par Paul Mauriat date de 1968… une époque où sous les pavés se trouvait la plage. « Una Canzone » est la version française d’une chanson oubliée de Annarita Spinaci : « Stanotte sentirai una canzone ». Un morceau presenté à Sanremo en 1968 et chanté en double version avec la chanteuse japonaise Yoko Kishi. L’auteur est Franco Bracardi, le même que celui qui, dans les années 70, écrira les plus grands succès de Raffaella Carrà.

C’est pour évoquer des images romanesques d’Italie que je vous fais partager « Una Canzone », une chanson qui nous parle d’un été à Naples et d’un amour dont la protagoniste se souvient grâce à une chanson : « una canzone che ti parlerà di me », « une chanson qui te parlera de moi »… (site « J’ai un accent« )

Mireille Mathieu, voilà une chanteuse que l’on adore détester… tout ça, gentiment. Je me rappelle que ma maman avait fait l’acquisition de quelques EP de la chanteuse : « Ensemble » et « Mayerling » de mémoire… alors quand je suis tombé sur ce disque qui contenait la jolie chanson « L’amour est passé » et bien les amis, je n’ai pas hésité. Sorti en 1968 ce disque est du Mimi de la grande époque, avec de belles chansons, avec envolées lyriques et mélodiques, le choix de ses chansons était assez judicieux, je trouve. C’est clair que son roulement de « rrrrrrrrrrrr » était tout jeune, donc, elle en abusait assez. Disque à mettre entre les oreilles des amateurs uniquement, car vous risquez de « crisper » et de vous agacer (pour les autres) … (site « Les chansons perdues »)

Le soir mettait le feu au port
De Naples et des chansons au cœur
Du vieux quartier
Si je n’ai plus le nom d’la rue
Ni du café où tu chantais je me souviens du refrain
Qui d
isait

Una canzonetta qui parlerà di me
Tu semblais dire ces mots
Pour moi et je le savais
Una canzonetta qui parlerà di me
Tes yeux parlaient pour

Toi mieux qu’en français