Mes Tops – 37 : Lac Balaton

Lac Balaton.jpg

Je vois à travers le brouillard
Des cavaliers et des boyards
Sur des cavades en furies
Ornées de cuir de tartarie
Le chef, un géant silencieux
S’avance, et alors sur le lac
Gris, vert, orange et bleu de rage
C’est la tempête, c’est l’orage

La carrière solo de Michel Jonasz débute lentement, fin 1968, par un 45 tours édité sous le nom de Michel Kingset, le suivant sous son propre nom en 1970. Il doit attendre 1974 pour trouver un large public avec deux tubes simultanés : Dites-moi (Thomas / Jonasz). Sa carrière décolle, les chansons s’enchaînent et restent aujourd’hui dans la mémoire collective avec des succès comme Je voulais te dire que je t’attendsJ’veux pas que tu t’en aillesJoueur de BluesLucille, et La fabuleuse histoire de Mister Swing.

Source : Wikipédia

A l’aise dans ses mots, planant sur ses musiques, l’archange du funky s’avance en pleine lumière. La voix royale, ample puissante, un timbre rare pour philatélistes exigeants, cascade avec allégresse entre les escarpements de l’âme tzigane, tutoie la lune argenté, faseye dans les champs de tournesol, remonte les rivières à truites, fait bivouac tout près du lac Balaton. Une tonalité qui donne la chair de blues. Jamais elle n’a paru si chaleureuse, si modulée, si fraternelle : on dirait du miel d’or s’échappant d’une gorge de velours. Roulez Jonasz !

Source : Le funambule de la ritournelle – Patrice Delbourg

Michel Jonaz, d’origine hongrois, le chante en 1975 : Un jour, dans le soir en Automne, lac Balaton / Comme au rendez-vous des madones, lac Balaton / On voit s’avancer une ondine, au bout des seins deux églantines... Ce lac d’eau douce est le plus grand d’Europe avec près de 600 m² de superficie. Situé au sud-ouest de la Hongrie, il est à deux heures de route de Bucarest. Connu depuis l’époque romaine, il devient le lieu de villégiature privilégié des Hongrois et des touristes au XIVe siècle avec la mode des bains. Riches en minéraux, ses eaux sont curatives. Le lac Balaton était une ancienne mer intérieure. Il est habité par quarante espèces de poisson.

Source : Le Routard : Voyages : tout un monde à explorer.

Publicités

Mes Tops – 36 : L’amour en héritage

L'amour en héritage.jpg

L’Amour en héritage est une mini-série américaine  réalisée d’après le roman « Mistral’s daughter », de Judith Krantz. Diffusée à partir du  sur le réseau CBS, elle a été diffusée, en France, sur Antenne 2. La majeure partie de la production a été filmée en France. L’histoire : les destins croisés d’une jeune mannequin, d’un peintre renommé et d’une riche américaine, de 1925 à 1975.

La chanson thème, interprétée instrumentalement pour la série, a été créée par Nana Mouskouri : « Only Love  » en anglais, « Aber die Liebe bleibt » en allemand et « L’amour en héritage » en français. L’auteur des paroles est Pierre Delanoë ; le compositeur, Vladimir Cosma. En 85, le générique de « L’amour en héritage » triomphe, il est sur toutes les lèvres, Nana classe même ce titre dans les hit-parades anglais.

Sources : Wikipédia, Nostalgie & Les séries Téloche.

Repères : « Roses blanches de Corfou », « Le ciel est noir », « La vague », « Que je sois un ange », « Les temps des cerises », « Adieu Angelina » & « Milisse Mou ».

 

Mes Tops – 35 : Les ailes d’un ange

Les ailes d'un ange.jpg

La chanson Les ailes d’un ange a été composée au retour du voyage mythique entrepris par Robert Charlebois en 1967.
.
Les ailes d’un ange dresse le portrait d’un québécois projeté en Californie, en plein mouvement « Peace and Love » et au cœur de la génération « Woodstock ». La chanson est le reflet du désir de l’artiste de retourner dans sa province natale, après avoir passé trois mois en terre californienne.

Évoquant avant tout l’amour que Charlebois éprouve pour la ville de Québec, Les ailes d’un ange juxtapose des images californiennes, canadiennes et québécoises de l’époque. Se succèdent ainsi, dans une poétique évoquant la soif de l’évasion sur les routes nord-américaines, la mythologie des Hells Angels (et leur version québécoise), les Satan’s Choice, les hippies, les guedilles et l’anonyme rue « Main ».

En 1969, Charlebois s’exhiba au Forum de Montréal, en première partie du groupe canadien Steppenwolf, à qui l’on doit Born to be Wild, la chanson thème du film Easy Rider. Lorsque les paroles « Je suis un Hell’s Angels à pied, je roule à bille sur du papier, j’mange des hot dogs mais j’bois du thé, je suis un Satan’s Choice raté » de la chanson Les ailes d’un ange retentirent à travers le Forum, la foule s’emporta et Charlebois vola la vedette au groupe.

Repères : « Lindberg », « J’aurais voulu être un artiste », « Je veux de l’amour ».

Source : Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

Mes Tops – 34 : Mon enfance

Mon enfance.jpg

Oh ma très chérie, oh ma mère, 
ou êtes-vous donc aujourd’hui ? 
Vous dormez au chaud de la terre 
et moi je suis venue ici 
pour y retrouver votre rire, 
vos colères et votre jeunesse, 
et je reste seule avec ma détresse… 
hélas. 

En 1968, dans « Mon enfance », Barbara nostalgique dévoile en quelques mots d’une noirceur émouvante des souvenirs très intimes.

« Mon enfance » résume bien le style Barbara – le style Barbara à son apogée. Le chant limpide et lyrique. Une ballade simple que dessine son piano instinctif. L’écrin que lui offre le grand orchestre de Michel Colombier. L’accordéon de Roland Romanelli, reconnaissable entre mille. Et ce texte d’une noirceur émouvante, pour dévoiler en quelques mots une partie de son enfance.

Quand la famille Serf, poursuivie par la Gestapo, se cachait dans le village de Saint-Marcellin, dans l’Isère. Quand les parents et leurs quatre enfants (Jean, Régine, Monique et le petit Claude), tremblaient et partaient se cacher quand on frappait à leur porte. Quand, sur le chemin de l’école, Esther, lui intimait l’ordre de ne jamais dire à personne qu’elle était juive. « Nous vivions comme hors-la-loi et j’aimais cela quand j’y pense », chante-t-elle.

Des années après, Barbara rebrousse chemin, elle retourne à Saint-Marcellin tout en se demandant si elle fait bien. Les lieux et leurs odeurs familières accélèrent les battements de son cœur. Elle conclut :

« Il ne faut jamais revenir, au temps caché des souvenirs, du temps béni de son enfance. Car parmi tous les souvenirs, ceux de l’enfance sont les pires, ceux de l’enfance nous déchire. »

Elle a cherché à retrouver son enfance, en vain. C’est un décor de théâtre qu’elle arpente, déserté des figures qui le peuplaient jadis. Barbara est plusieurs fois revenue en chanson sur ces années noires de l’Occupation. « Göttingen » y faisait référence, a fortiori « Mon enfance ».

Repères : « Ma plus belle hisoire d’amour », « L’aigle noir », « Göttingen », « Sables mouvants », « Les amours incestueuses », « Joyeux Noël », « L’enfant laboureur », « Nantes ».

Source : nouvelobs.com

Mes Tops : 33 – Du côté de chez Swann

Dave

Et je m’en vais faire un tour du côté de chez Swann
Revoir mon premier amour qui me donnait rendez-vous
Sous le chêne
Et se laissait embrasser sur la joue
Je ne voudrais pas refaire le chemin à l’envers
Et pourtant je paierais cher pour revivre un seul instant
Le temps du bonheur
A l’ombre d’une fille en fleur.

En 1974, Dave est un chanteur clairement installé au sommet des hit-parades de l’époque. Bon nombre de ses chansons (« Dansez maintenant », « Sugar Baby Love », « Mon cœur malade ») sont des adaptations de standards américains, à commencer par Vanina, reprise du « Runaway » de Jackie Del Shannon.

Quand Patrick Loiseau, lui présente le texte de « Du Côté de chez Swann », le chanteur est sceptique : Je trouvais ça un peu ambitieux. Proust… Je ne savais pas si j’avais la clientèle pour ça, je n’avais pas le public d’Alain Souchon (Dave).

Pour la musique, Dave fait le tri entre les dizaines de maquettes que tout chanteur à la mode reçoit constamment. C’est Michel Cywie (qui a travaillé pour Gérard Lenorman et Michel Delpech) qui signe finalement la partition retenue. Michel me disait que cette musique avait cette même particularité que le  » Milord  » d’Edith Piaf, un joli couplet et une mélodie de refrain, efficace (Dave). A l’époque, « Chanson Populaire » de Claude François tournait sur le même principe.

A l’été 1974, les grandes radios passent le titre en boucle, même France Inter plutôt connue pour son sérieux ! Aujourd’hui je me dis que la chanson a même peut-être été un peu surestimée. C’est une très bonne chanson, mais ce n’est pas parce que je cite Proust que ça en fait de la grande littérature. C’est bien la seule fois de ma carrière que j’ai été surestimé ! (Dave).

Lisez l’article complet sur : Nostalgie

Mes Tops – 32 : Comme un personnage de Sempé

Comme un personnage de Sempé.jpg

On se croit irremplaçable
Mais on est finalement
Qu’un infime grain de sable
Entre les griffes du vent
Il arrive aussi qu’on gagne
Mais on perd au prochain coup
On déplace des montagnes
Qui ne sont que des cailloux

« Comme un personnage de Sempé » est une des chansons de Sylvestre que je préfère, un autoportait très lucide de sa condition de chanteuse dans un milieu professionnel redoutable… (Sylan)

Anne Sylvestre

Anne Beugras, plus connue sous le nom d’Anne Sylvestre, est née à Lyon le 20 juin 1934, d’un père bourguignon et d’une mère alsacienne. Sa petite soeur est autre l’écrivaine Marie Chaix. Elle débute sa carrière en 1957, au cabaret La Colombe et se fait ainsi connaître à Paris où elle se produit dans divers cabarets et music-halls.

En 1959, sort son premier disque mais c’est la chanson « Mon mari est parti » (1961) qui lui permet de se faire remarquer. Elle est surnommée la « Brassens en jupons » : les textes et la guitare en sont certainement pour quelque chose. En 1960, elle reçoit le prix de l’Académie de la Chanson française, elle recevra de nombreux autres prix au long de carrière.

Qu’elle chante la terre, la nature, ses racines, les femmes, les hommes ou qu’elle s’engage sur des thèmes de société (le viol, l’avortement, les sans-abris, la misère), Anne Sylvestre navigue entre l’humour et le sérieux. Il en est de même pour ses fabulettes : thèmes imaginatifs, éducatifs voire engagés.

Lisez l’article complet sur le site Universal.

Sempé

Je suis un humoriste, et dans ce terme, auquel je tiens beaucoup, il faut entendre le fait que je ne m’exclus pas de l’humanité que je dessine. Je suis proche de mes personnages, ils sont mes semblables. En me moquant d’eux, je me moque de moi-même. (Jean-Jacques Sempé)

Né le 17 août 1932 à Bordeaux, Sempé est devenu l’un des plus célèbres dessinateurs de la planète. Il commence par quelques dessins humoristiques publiés vers l’âge de 21 ans, à partir duquel il travaille comme illustrateur pour divers périodiques, dont Paris-Match, Punch et L’Express. Dans les années cinquante, Sempé met en scène un personnage récurrent, Nicolas, dans les bandes dessinées qu’il livre au journal Le Moustique. René Goscinny lui suggère de consacrer une série à part entière à ce personnage. « Le Petit Nicolas », publié dans Le Moustique à partir de 1954, devient le réceptacle de nombreux souvenirs d’enfance de Sempé. Les scénarios sont signés par un certain Agostini, pseudonyme sous lequel se cache en réalité René Goscinny. À partir de 1960, « Le Petit Nicolas » est accueilli par la revue Pilote, sous la forme de romans écrits par Goscinny et illustrés par Sempé.

Source : Bedethèque & Goutte d’eau

Mes Tops – 31 : Ce fou de Nicolas

Ce fou de Nicolas.jpg

Je l’ai serré sur le coeur dans une salle de départ 
Il m’a dit qu’il nous aimait, Maria Ivanovna 
Mais nous reparlons de lui un autre soir 
Il m’a dit qu’il nous aimait 
Mais parle-moi plutôt de toi 
Je suis heureux de te revoir

En 1967, Johnny Stark, l’imprésario de Mireille Mathieu, le prend Michel Delpech en main et l’aide à se forger une image de vedette. C’est en première partie de la chanteuse d’Avignon que le jeune Delpech entame une tournée internationale qui le mène en Allemagne de l’Ouest, en URSS et aux États-Unis. La même année, il quitte la maison de disques Festival et passe chez Barclay.

En 1968, il obtient le Grand Prix du disque de la chanson française pour Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit, coécrit par Jean-Jacques Debout. C’est l’époque des succès, y compris à l’étranger : Wight Is Wight (novembre 1969), Et Paul chantait Yesterday (1970), Pour un flirt (mai 1971). Le planant Wight Is Wight, qui surfe sur la vague hippie, se vend à plus d’un million d’exemplaires en Europe. Le romantique Pour un flirt est un tube dans les pays francophones et aux Pays-Bas, sa version en allemand figure dans les classements en Allemagne de l’Ouest, en Autriche et en Suisse. La chanson remet au goût du jour un mot désuet mais romantique, à une époque où l’on privilégiait l’expression directe « faire l’amour ». En quatre mois, il s’en vend plus d’un million deux cent mille exemplaires. L’auteur lui-même en est surpris. « Je ne croyais absolument pas au potentiel de ces couplets », dira-t-il par la suite.

En 1970, Michel Delpech quitte Johnny Stark pour bénéficier d’une plus grande liberté artistique, et, deux ans plus tard, cesse sa collaboration exclusive avec Roland Vincent pour faire appel à d’autres compositeurs. Désormais vedette à part entière, il occupe la scène de l’Olympia trois semaines durant en janvier 1972.

En 1973, sa séparation d’avec Chantal Simon – qui l’a quitté – et celle de son co-parolier Jean-Michel Rivat d’avec Christine Haas, lui inspirent la chanson Les Divorcés, où il évoque une rupture paisible, alors qu’elle est en fait très douloureuse. L’impact des paroles de la chanson sur les mentalités sera tel que la loi sur le divorce par consentement mutuel sera adoptée trois ans après, en 1975.

À partir de 1973, il enchaîne plusieurs chansons qui sont des succès considérables : Que Marianne était jolieLe Chasseur (1974), Quand j’étais chanteur (1975). Ce fou de Nicolas est tiré de l’album « Michel Delpech » sorti en 1974.

Repères : « Chez Laurette », Whight is Whight, « Je pense à toi », « Les Divorcés », « Pour un flirt », « Quand j’étais chanteur ».

Source : Wikipédia