Mes Tops– 50 : La Chanson de Prévert

La chanson de Prévert

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C’était ta préférée, je crois
Qu’elle est de Prévert et Kosma
Et chaque fois les feuilles mortes
Te rappellent à mon souvenir
Jour après jour les amours mortes
N’en finissent pas de mourir
Avec d’autres bien sûr, je m’abandonne
Mais leur chanson est monotone
Et peu à peu je m’indiffère
À cela il n’est rien à faire

A la rentrée 1960, En souvenir du classique « Les feuilles mortes », Gainsbourg compose «La chanson de Prévert ». Au début des années 50, Cora Vaucaire, Yves Montand et Juliette Gréco avaient chanté « Les feuilles mortes », devenu en anglais un standard international, l’un des plus exportés de l’histoire de la chanson française, sous le titre « Autumn Leaves » :

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi

« La chanson de Prévert » est sans doute l’une des plus populaires dans son song book, on n’en compte plus les versions.

Source : MisterGainsbarre

La chanson de Prévert, c’est évidemment la célébre chanson Les Feuilles Mortes dont les paroles ont été écrites par Jacques Prévert et qui a été créée, pour la première fois, en 1945 par Cora Vaucaire et popularisée, plus tard, par Yves Montand . Serge Gainsbourg écrit sa chanson de Prévert en 1961 soit une quinzaine d’années après Les Feuilles Mortes qui est le sujet de sa chanson.

En 1957, c’est par hasard que Michèle Arnaud, chanteuse « rive gauche » qu’il accompagne à la guitare dans son tour de chant au cabaret Milord l’Arsouille(où  il est pianiste d’ambiance), découvre avec stupéfaction les compositions de Gainsbourg et l’incite à interpréter son propre répertoire au même cabaret.  Au moment où il écrit « La chanson de Prévert »,  la carrière d’interprète de Gainsbourg vient tout juste de s’amorcer . Cela ne l’empêche toutefois pas d’alimenter en chansons,  et de façon  très prodigue, plusieurs interprètes dont Juliette Gréco (Accordéon, La Javanaise),  Françoise Hardy et France Gall avec qui il va réussir à séduire un public beaucoup plus jeune que son propre public .

Comme dans « Les feuilles mortes », Serge Gainsbourg s’adresse, à la deuxième personne, à une femme qu’il dit avoir aimée.  Une chanson particulièrement belle, qui met bien en valeur la grande douceur de sa voix.

Source : MémoireChante

Mes Tops – 49 : L’orgue des amoureux

L'orgue des amoureux

C’est pourtant vrai, lorsque j’y pense,
Que je l’aimais éperdument
Et que jamais aucun amant
Ne m’a causé plus de tourments,
Mais voilà bien ma récompense
D’avoir pu croire en ses serments.

Il a suffi d’une aventure
Plus banale en vérité
Pour qu’un beau soir, sans hésiter,
Il obéisse à sa nature.
Je ne l’avais pas mérité.
Je ne l’avais pas mérité.

Je t’ai donné mon cœur.
Je t’ai donné ma vie
Et mon âme ravie,
Malgré ton air moqueur,
Reprenons tous en chœur,
Est à toi pour la vie.

On lui en voudrait presque, au Moineau d’avoir été si grande (avec son mètre quarante-sept) que les autres, derrière, paraissent tout petit. D’avoir si pleinement, si fortement personnalisé la chanson française que, plus de quarante ans plus tard, on ne peut s’empêcher de lui chercher une descendance. En vain. Car Piaf n’était pas seulement Piaf. Elle était dans le sillage d’une époque qui créait des Cocteau, des Sartre, des Chagall. Mieux, Piaf elle-même créait des Montand, des Aznavour, des Bécaud… Piaf, c’était la France. Sans marketing ni hit-parade. Avec le talent et la passion, c’est tout. (musique RFI)

Repères : « L’hymne à l’amour », « Milord », « Les trois cloches », « La Foule », « Jezebel », « Non, je ne regrette rien », « A quoi ça sert l’amour ».

Mes Tops – 48 : Y a tout qui change

Y a tout qui change

Le métro, ça change
Le bureau, ça change
Le boulot, ça change
Le dodo, ça change
Les autos, ça change
Les vélos, ça change
Les mots, ça change
Les bateaux, ça change
Y a que les cons qui ne changent pas
Mais ça, ça va de soi

Michel Fugain voit le jour en mai 1942 à Grenoble. Destiné par ses parents à devenir neurochirurgien, il abandonne ses études de médecine à l’issue de la première année. C’est grâce au président de son ciné-club qu’il a une révélation lors d’une tournée de cinéphiles : il montera un jour sur scène. Il débute sur les plateaux de cinéma comme assistant du réalisateur Yves Robert.

Ses premiers pas dans la chanson seront initiés par son ami Michel Sardou. Ce dernier passant une audition chez Barclay, propose à Michel Fugain le rejoindre sur le label. S’étant déjà essayé à l’écriture de chansons, Fugain devient compositeur d’édition, et écrit ses premiers textes pour les plus grands interprètes du moment tels Hugues Aufray, Dalida ou encore Marie Laforêt.

Sur sa lancée, Michel Fugain en profite pour sortir son premier album personnel, Je n’aurais pas le temps. Le succès est au rendez-vous avec son titre Les fleurs de mandarine. Après une collaboration au groupe du Big Bazar, il crée La Compagnie Fugain, qui persiste à chanter la joie lorsque le rock punk devient la musique en vogue. Se tournant vers l’enseignement, Michel Fugain se réinvente en fondant un atelier destiné aux jeunes artistes souhaitant faire de la comédie musicale.

Dans les années 2000, Michel Fugain réinterprète les registres de ses confrères tels Claude Nougaro ou Aznavour sur l’album Bravo et Merci, ainsi qu’une suite de quatre courts albums ayant pour titres les quatre saisons [n.d.r. ces quatre albums ont été repris sur un double CD « Bon an mal an »]. Ne parvenant pas à prendre la retraite qu’il annonce régulièrement, Michel Fugain n’abandonne pas la scène et continue de tourner régulièrement.

La chanson « Y a tout qui change » (saison « L’été ») est extraite du CD « Bon an mal an » sorti en 2012 (2 disques).

Michel Fugain a pris le pari Bon An Mal An de composer 24 nouvelles chansons au rythme des saisons. Une occasion pour Michel Fugain de prouver, s’il en était besoin, la vivacité de sa créativité, d’autant que le défi se double d’une nouveauté : Fugain écrit ses textes, devenant ainsi un jeune auteur-compositeur. Les mélodies accrocheuses de Fugain séduisent immanquablement. Les textes poétiques de ses chansons sont toujours d’actualité et relient toutes les générations. […] Michel Fugain figure incontestablement parmi les grands de la chanson française et sa musique est synonyme d’espoir et d’amour de la vie. 

Source : Gala.fr & Amazon.fr

Mes Tops – 47 : C’est toi que j’aime

C'est toi que j'aime

Chez les amoureux de toujours
Ce sont des choses qui arrivent
Des choses que l’on voit tous les jours
Chez tous ceux qui s’aiment d’amour
Aujourd’hui je m’ennuie de toi
Alors je fais le premier pas
Une autre fois ce sera toi
Ouoh-oh-oh-oh
c’est toi que j’aime

Née à Créteil le , Annie Chancel (Sheila) rêve d’abord de devenir artiste de cirque, comme écuyère. Elle a cependant un penchant très prononcé pour la musique, le chant, et la danse, débutant l’apprentissage du piano et du solfège à huit ans. À partir de 1959, elle tente de trouver une opportunité pour faire connaître ses talents.

Fin 1960, un orchestre de jeunes lui propose de faire ses premiers pas. Elle reste avec ce groupe peu de temps, car début 1961 elle rencontre Les Guitares Brothers, groupe rock amateur fondé par deux frères. L’ambition du jeune groupe : se produire au Golf-Drouot, temple de la musique où ont débuté la plupart des vedettes de l’époque.

Le 26 octobre 1962, sur les conseils d’Henri Leproux (directeur du Golf-Drouot), ses futurs producteurs Jacques Plait et Claude Carrère, qui cherchent une chanteuse à produire, auditionnent Annie Chancel avec son groupe. Le lendemain, Claude Carrère et les parents d’Annie Chancel, encore mineure, signent un contrat d’exclusivité et un contrat d’artiste pour une durée de 10 ans.

Sheila, titre-phare de son premier super 45 tours en solo, sort le 13 novembre 1962. Pour lancer sa carrière la chanteuse prendra le pseudonyme « Sheila ». Maître du marketing, Carrère façonne le look de sa jeune recrue en lui concoctant une tenue sage (chemisier blanc, jupe écossaise et des couettes avec des petits nœuds) et un répertoire assorti, à même de toucher les adolescents de son âge.

En 1965, les succès discographiques de Sheila s’enchaînent, avec notamment Toujours de beaux joursC’est toi que j’aimeDevant le juke box et Le folklore américain. L’année suivante, c’est au tour de Bang-BangLe cinéma et L’heure de la sortie de connaître le succès. (Wikipédia – extraits)

C’est toi que j’aime est sorti en 1965. Numéro 1 des ventes de singles en France pendant 5 semaines du 19.06.1965 au 25.06.1965 et du 17.07.1965 au 13.08.1965. (Hit-parade.net)

Mes Tops – 46 : Laisse courir tes doigts

Laisse courir tes doigts.jpg

Laisse courir tes doigts sur le piano
Laisse venir à toi les airs nouveaux
Accueille comme une amie
Quelque tendre harmonie
Pour la chérir bientôt
Avec des mots…
Laisse courir encore comme autrefois
Couraient sur un beau corps tes jeunes doigts…
Ajoute une émotion
Un éclair de passion
Laisse courir tes doigts sur ta chanson

Tous les chanteurs de la seconde moitié du XXe siècle (ou presque) ont dit de lui qu’il avait été l’initiateur, le déclencheur, celui qui leur avait ouvert la voie en faisant basculer la chanson dans la modernité. Des centaines de chansons qu’il a écrites et composées, ce ne sont pas une ni deux, mais plusieurs dizaines qui sont passées à la postérité et entrées dans l’imaginaire collectif comme une sorte de bande-son de notre histoire. (France Culture)

En octobre 1992, paraît un album, Mon cœur s’envole, treize nouvelles chansons où Trenet renoue avec un style qui lui est désormais éternel : le rythme, l’ironie, la tendresse, l’envol. Quand reviendront les cigales ou Nagib auraient pu se situer avant-guerre. Mais la maîtrise du genre acquise par Trenet lui permet, en jonglant avec les mots et les images, de bâtir des mélodies indémodables. Il voulait quitter la scène avec la légèreté d’un poète : «Je m’envolerai», disait-il. Charles Trenet s’est éteint paisiblement, dans la nuit de dimanche du 18 au 19 février 2001. (Trenet.chez.com)

Repères : « La mer », « L’âme des poètes », « Mon cœur s’envole vers toi », « Moi  j’aime le music-hall », « Le jardin extraordinaire », « Le soleil a rendez-vous avec la lune », « Mes jeunes années ».

Mes Tops – 45 : Mes fenêtres donnent sur la cour

Mes fenêtre donnent sur ma cour

Faut-il que rien ne perdure
Ni les prés, ni la verdure
Ni les amants que nous fûmes
Ni les frimas, ni les brumes
Faut-il que nul ne résiste
Ni les aoûtiens, ni les juillettistes
Ni les messieurs, ni les dames
Ni les mélos, ni les drames

Mes fenêtres donnent sur la cour
Donnent sur la cour
Sur une sortie de secours
Et sur les poubelles alentour

Faut-il que rien ne subsiste
Ni le sentier, ni la piste
Ni le printemps qui n’est plus
Ni le clocher ni la rue
Faut-il que nul ne s’accorde
Ni les scénarii, ni les story-boards
Ni les esprits, ni les âmes
Ni les scherzi, ni les gammes

Mes fenêtres donnent sur la cour
Donnent sur la cour
Je relis tes mots d’amour
Tes mots d’amour
Mes fenêtres donnent sur la cour
Donnent sur la cour
Sur une sortie de secours
Et sur les poubelles alentour

Coralie Clément est née à Villefranche-sur-Saône, le 1er septembre 1978. Elle est issue d’une famille de musiciens. Coralie Clément, qui est la sœur de Benjamin Biolay, à commencé à pratiquer le violon à six ans.

Ses inspirations musicales sont Françoise Hardy, Jane Birkin ou encore Serge Gainsbourg. Plutôt qu’un chant à proprement parler, son style se caractérise par un murmure mélodique sans timbre, à l’instar d’une Jane Birkin ou d’une Carla Bruni.

C’est donc un peu par hasard que son frère lui fait chanter plusieurs chansons qu’il a écrites. Et c’est ainsi que parallèlement à ses études d’histoire à l’Université Lyon III, elle enregistre en 2001 treize chansons qui constitueront , Salle des pas perdus, son premier album écrit par son frère. La chanson « Les fenêtre qui donnent sur la cour » est extraite de cet album.

Source : Wikipédia