Mes Tops – 18 : Et si c’était vrai

et si c'était vrai

Georgette Lemaire est née à Paris dans le quartier de Belleville le 15 février 1943. Elle connut le succès dans les années 1960 et 1970 avec des chansons réalistes comme Je ne sais pas et Vous étiez belle, madame. Marchant sur les trace de sa grand-mère, chanteuse à l’entracte des cinémas, elle quitta l’école à quatorze ans pour écumer les places publiques avec des refrains réalistes de On n’a pas tous les jours vingt ans. Georgette Lemaire est une « traditionaliste », elle doit se battre contre la concurrence des juke-box et des transistors. La galère des radios-crochets, la jeune femme connait. A Paris, elle remporta l’une des éditions de celui de la place Gambette, sans jamais rien voir venir derrière.

Les premiers enregistrements de Georgette Lemaire paraissent à la fin de l’année 1965. Charles Dumont, Michel Emer, Christian Gaubert, Michel Vaucaire, Frank Gérald… signent ses premiers succès que l’on retrouve sur le 1er album édité au printemps 1966 (Et si c’était vrai, Le Cœur désaccordé,  Eblouis par notre amour et À faire l’amour sans amour). Les années suivantes, Georgette Lemaire enregistrera d’autres grands succès signé Jean-Jacques Debout, Pierre Delanoë, Roger Dumas, etc. et se produira en première partie de Georges Brassens à Bobino.

Son plus grand succès, peut-être, « Vous étiez belle, madame », sort en 1968 et est signé Pascal Sevran.

Repères : « Vous étiez belle Madame », « Des milliers d’amoureux », « Goodbye and Farewell », « Tant qu’il y aura sur terre »

Source : Noircebo

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Mes Tops – 17 : Nous irons à Vérone

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La chanson « Nous irons à Vérone » apparaît sur l’album Visages de l’amour (1974)

Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux
Au balcon qui connut Roméo et Juliette
Puis anonymement sur leurs tombes muettes
Nous jetterons des fleurs, émus, silencieux

Nous irons à Vérone un beau jour toi et moi
Voir la terre promise aux amours éternelles
Où mourir est plus doux que de vivre infidèle
Où le don de sa vie est un acte de joie

Un jour je serai riche et ferai des folies
Laisse-moi te conter, ferme un instant les yeux
Nous irons par la route embrasser l’Italie
Nous irons par nos cœurs frôler le merveilleux

Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux
Impatients, recueillis comme deux fous de gosses
En voyage d’amour, en voyage de noces
Nous irons à Vérone et nous serons heureux

Mais ton cœur a pris froid bien avant le voyage
Il a changé de cap au mirage de l’or
Alors mon cœur perdu a déplié bagages
Et mes rêves déçus n’ont pas quitté le port

Nous irons à Vérone un beau jour tous les deux
Mais Vérone est bien loin tu as rompu le charme
Et Vérone se noie sous un torrent de larmes
On dit n’importe quoi quand on est amoureux

Repères : « Je m’voyais déjà », « La Bohème », « Voilà que tu reviens », « Comme ils disent », « Non, je n’ai rien oublié », « Mourir d’aimer », « Mes emmerdes »

Mes Tops – 16 : Chaque instant de chaque jours

chaque instant de chaque jour

Tu dois partir / Mais ça ne change rien pour nous
Ton avenir / Peut bien t’entraîner loin de tout
Pour toi / Chaque instant de chaque jour je serai là
Tu sais / Le vide que tu laisseras mais
Si tu as besoin de moi / Souviens-t’en
Je t’attends

Je ne sais pas qui de Sheila ou de Dalida a créé la chanson en français. Toutes deux indiquent juin 1964 comme date d’enregistrement. Certains sources non officielles indiquent que la version de Sheila est sortie la première.

« Any Old Time Of Day », la version anglaise, est une chanson écrite par Hal David et Burt Bacharach. Elle a été créée en février 1964 par Dionne Warwick qui était une des chanteuses les plus célèbres à l’époque. A noter que «Walk On By», le tout grand succès de Dionne Warwick  avait été initialement publié en tant que face B du single « Any Old Time Of Day ».

Repères : « J’ai rêvé », « Besame mucho », « Paroles, paroles », « Alabama song », « J’attendrai », « Il venait d’avoir 18 ans », « Laissez-moi danser », « Gigi l’amoroso ».

1964-42« Chaque instant de chaque jour » – Sheila

Mes Tops – 15 : C’est extra

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« C’est extra »  est une chanson sensuelle écrite et interprété par Léo Ferré. Sortie d’abord sur un 33 tours en 1968, c’est grâce au 45 tours sorti en 1969 qu’elle est devenue l’un des plus gros succès commerciaux de Léo Ferré. (« Je t’aime moi non plus » de Serge Gainsbourg avait été écrite deux ans plus tôt.). « C’est extrat » se trouve sur la face B du 45 tours, « La Nuit » étant sur la face A. Faut-il en déduire que Barclay n’avait pas misé sur ce titre pour en faire un succès ?

Dans son répertoire de 1968, Léo Ferré a parfaitement compris les aspirations de la jeunesse. Avec C’est extra, il attire à lui un nouveau public, qui ne le quittera plus. (cf. francetvinfo.fr)

Comment née cette chanson ?

L’histoire a été racontée dans plusieurs livres consacrés à Ferré, mais certaines versions divergent. Le texte aurait été écrit en Ardèche, d’un trait, après la rupture de Léo Ferré avec sa femme Madeleine, inspiré vraisemblablement par sa maitresse. Pour la musique, l’idée aurait surgi sur la route, dans sa voiture, alors qu’il écoute la radio. Il entend « Night in White Satin » (Des nuits dans le satin blanc) du groupe de rock progressif britannique The Moody Blues, numéro 1 en France, avant de devenir un succès mondial. Phrase après phrase, le chanteur fait monter la tension jusqu’à en devenir délicieusement érotique…

Il se rend alors chez son fidèle chef d’orchestre et compositeur Jean-Michel Defaye. Il veut une musique inspirée de « Night in White Satin ». Defaye, compositeur avant tout classique, ne connaît pas les Moody Blues. Il trouve le disque chez un voisin et écoute la chanson en boucle jusqu’à écrire et arranger cette musique lente qui mélange guitare acoustique, basse, violons, chœurs, orgue Hammond…

Pour l’anecdote, le  « C’est extra » aurait été inspiré à Ferré par sa petite nièce, (ou une cousine), qui n’arrêtait pas de prononcer ces mots. Aujourd’hui, l’expression « C’est extra », un tantinet désuète, serait sans doute devenue : « C’est trop bien », qui sonne quand même moins bien ! Le reste du texte est évidemment intemporel… 

Source : cf. Ouest-France.fr

Repères : « Jolie Môme », « Paris canaille », « Avec le temps », « La lettre »

Mes Tops – 14 : Des ronds dans l’eau

des ronds dans l'eau

« Des ronds dans l’eau »… La vie n’est pas un long fleuve tranquille, semble nous dire cette ravissante ballade que Pierre Barouh imagine en 1967 sur une musique de Raymond le Sénéchal pour le film Vivre pour Vivre de Claude Lelouch.

Interprétée pour la première fois par Annie Girardot, la chanson est reprise par Françoise Hardy quelque temps plus tard. L’interprète de Comment te dire adieu livre une version d’une mélancolie lancinante, hantée par l’obsession du temps qui fuit. (cf. Le Figraro)

Tu commenças ta vie
Tout au bord d’un ruisseau
Tu vécus de ces bruits
Qui courent dans les roseaux
[…]
Aujourd’hui tu ballottes
dans des eaux moins tranquilles
tu t’acharnes et tu flottes
mais l’amour, où est-il?
[…]
Tu voudrais que l’on t’aime
Un peu comme un héros
Mais qui saurait quand même
Faire des ronds dans l’eau

vpv

Mes classiques – 13 : La chanson de Jacky

la chanson de jacky

« Jacky » où « La chanson de Jacky » est une des très nombreuses grandes chansons de Jacques Brel. Composée avec Gérard Jouannest, elle a été enregistrée le 2 novembre 1965 et figure sur l’album « Ces gens-là ».

Même si un jour à Knocke-le-Zoute
Je deviens comme je le redoute
Chanteur pour femmes finissantes

Nombreuses sont les belles phrases percutantes de cette chanson accordées si bien à la musique qu’elles en ont fait un succès perdurable depuis sa création.

Etre une heure, une heure seulement
Etre une heure, une heure quelquefois
Etre une heure, rien qu’une heure durant
Beau, beau, beau et con à la fois

Fidèle à « La chanson de Jacky », pour éviter de devenir, comme il le redoutais, « chanteur pour femmes finissantes », Jacquel Brel abandonna la scène un soir de mai 67 à Roubaix. « Celle-là, on ne la refera plus » glissas-t’il à tes musiciens après chaque chanson. Il refusais le ronron et s’amusais de ce qu’on disait de sa décision : « Personne n’a voulu que je débute. Et maintenant personne ne veut que je m’arrête ». (cf. Le Jour, 23.09.1993)

Repères : « Ne me quitte pas », « Le plat pays », « Ces gens-là », « Mathilde », « La ville s’endormait ».

Mes Tops – 12 : Un prince en Avignon

un prince en avignon

Cette très belle chanson de Jean-Michel Rivat et Franck Thomas, composée par Jean-Pierre Bourtayre, est un hommage à Gérard Philipe  Le Prince fait référence au « Prince de Hombourg », de Heinrich von Kleist, mis en scène par Jean Vilar lors du Festival d’Avignon en 1951, et où Gérard Philipe interprétait le rôle -titre au côté de Jeanne Moreau. La chanteuse israélienne, Esther Ofarim, l’a créée en 1968. La chanson a remporté dès sa sorite un énorme succès. Elle a été reprise plus tard par Fabienne Thibeault, Michèle Torr, Mary Hopkin et Mireille Mathieu.

Quand le soir descendait
On devenait spectateur
Et la ville avec lui n’était plus qu’un cœur 

Il nous emportait dans son empire 
Nous attendrissait avec un sourire 
Combien je rêvais, combien je l’aimais 
Et puis vers ma ville je m’en retournais 

A noter que la chanson « Un prince en Avignon » avait été refusée par Johnny Stark lors de sa création, celui-ci estimant que Mireille Mathieu n’était pas encore prête à l’interpréter au mieux. Ce n’est que bien plus tard, en 1984, que Mireille se décidera à l’enregistrer sur son album « Chanter ».

Comment ne pas classer cette chanson dans mes tops compte tenu du fait qu’on n’a cessé de la jouer très longtemps sur les ondes de la radio belge dès sa création et qu’elle reste un souvenir de mes jeunes années… dans la version de Esther Ofarim bien entendu.

Repères : « T’en va pas »,   « Cinderella Rockefella »