MM – Je n’ai rien sacrifié pour ma carrière

Mireille-Mathieu-jnpdadlm.jpgDans son nouvel album, Mireille Mathieu s’attaque avec panache aux oeuvres du répertoire classique. Rencontre avec une pasionaria de la chanson.

« J’ai été bercée par les airs d’opéra que chantait mon papa, “Tosca”, “Carmen”. J’avais ce rêve enfoui de les interpréter, et quand ma maman est tombée malade, je me suis dit que c’était le moment de le faire. Je chantais ces mélodies pour elle, j’espère que cela lui a fait du bien sur la fin de sa vie. »

« Je suis française et fière de l’être, mais je ne suis pas une ambassadrice : je chante mon clocher pour faire chanter le monde. Et c’est ce qui plaît. »

« Avant d’entrer en scène, je me dis : “Est-ce que je vais être à la hauteur ?” Je fais le signe de croix, je tremble, je dis merde à mes musiciens. Et j’y vais. Chanter c’est aussi recevoir des applaudissements qui vous portent. »

« Après sa disparition, il n’y a que la musique classique qui m’a aidée. Schubert, Fauré, Haendel ou Tchaïkovski m’ont réconfortée. Je les ai travaillés pendant deux ans quotidiennement pour que ce soit un disque réussi. Maintenant je suis la chef de famille, ce n’est pas une chose facile…»

« Je n’ai pas d’amis dans le métier, je sors extrêmement peu. Le Bristol à Paris est ma seconde maison. Mais je vis à Neuilly le reste du temps. Je suis allée à Saint-Tropez en vacances, mais juste pour rester chez des proches. Et je vais aussi à Avignon dès que je le peux. »

« Je chante en sept langues différentes, c’est un travail énorme et minutieux, où il faut toujours apprendre. Comme un sportif, je m’entraîne tous les jours. »

« J’ai une vie sublime, c’est vrai. Dire que j’ai commencé dans une usine d’enveloppes… Mais je n’ai rien sacrifié pour ma carrière. C’était ma vie telle qu’elle devait être et j’en suis très fière. »

« La jeune génération est propulsée et n’apprend pas son métier.Moi, j’interprétais trois chansons en lever de rideau d’Hugues Aufray, j’ai pu me familiariser avec la scène et avec le public. Johnny Stark, mon manager, était très dur, je pleurais souvent, mais il savait ce qu’il voulait. C’était bien. »

Source : Paris Match |

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