Une fan pas comme les autres

des-fans-venus-de-toute-la-france-se-sont-retrouves-pour-partager-la-douleur-de-mireille-mathieu-et-des-siens-1458898221.jpgPlus excités d’être auprès de leur idole qu’en réelle communion avec son chagrin, les fans se sont parfois montrés dissipés. La peine de Mireille et des siens était pourtant palpable. Dissimulée derrière de grandes lunettes noires et une mantille brodée, la vedette est entrée dans l’église Notre-Dame-de-Lourdes au bras de son frère, Vincent.
Martine Cavaglia, 61 ans, avait fait le déplacement depuis Grenoble pour rendre un dernier hommage à Marcelle Mathieu : « Je vais arriver très tôt pour essayer d’avoir une petite place, mais sans trop rentrer dans la famille de Mme Mathieu. » 
Souci de discrétion ? Jugez plutôt. Juchée sur le petit escabeau, Martine Cavaglia  a reconnu le benjamin de la fratrie. Un privilège de courte durée, pour cette fan de la première heure, qui doit le redescendre. « Tant pis pour les photos, on achètera le journal ! » lance-t-elle, frustrée d’être écartée de la messe. « Y a que les invités, nous on n’a pas le droit d’entrer, mais on s’en fout, on est là pour Marcelle. »
Le journaliste Jean-François Garcin précise cependant que, mis à part la postière de Grenoble, tout le monde a été autorisé à assister aux funérailles…

Source : Le Dauphiné

votre courrier.jpg« C’est bien ce genre de personnes que j’ai toujours fui, pour quelque sujet que ce soit. Ils sont prêts à tout, et même parfois au pire pour leur passion, sans se rendre compte qu’au final non seulement ils sont ridicules, et qu’ils font plus de mal que de bien à l’artistes qu’ils sont censés encenser ! Ce sont ces mêmes individus qui, aveuglés par leur fanatisme, ne s’aperçoivent pas que l’artiste qui est souvent leur seule raison de vivre sur Terre est un simple être humain, ni plus ni moins, avec ses forces, ses faiblesses, ses joies, ses peines, artiste qui fait aussi des conneries, et qui comme tout le monde, a droit au respect stricto-sensu de sa vie privée. Le décès de Marcelle Mathieu entre dans ce cadre, et c’est la personne Mireille Mathieu et sa famille qui sont concernées, en aucun cas l’artiste. Je comprends parfaitement que la famille Mathieu ait voulu éloigner ces « fans » qui emmerdent plus le monde qu’ils ne font de bien. »

Ce commentaire a été posté par Stefane Mathieu.

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Après l’hommage

Réception Mireille MATHIEU à Sisteron 065.jpgLes sites Mireille Mathieu ont repris leurs activités après cette semaine de deuil.

Que faut-il retenir des hommages ? Tout d’abord que la maman de Mireille était presque aussi populaire que sa fille, du moins auprès des fans et que ceux-ci se souviendront avant tout d’une dame gentille, discrète et disponible pour tous ceux qui l’ont approchée à l’occasion d’un concert ou d’un quelconque événement.  

Comme fans de Mireille, nous parlons souvent de « sa » maman ; mais Mme Marcelle-Sophie Poirier était  aussi la maman de 13 autres enfants qu’elle chérissait à part égale. Ils n’ont pas été oubliés dans nos pensées.

Je n’étais pas à Avignon ce jour là car la communion des saints unis nos prières à travers l’espace et le temps. Mais je n’ai pas manqué d’adresser personnellement, comme tant et tant d’autres fans, mes sincères condoléances à la famille Mathieu.

Les obsèques ont eu lieu le jeudi 24 mars. Rendez-vous sur le site site Aujourd’hui je reviens, témoin direct, pour lire le compte rendu de la cérémonie.

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La maman de Mireille Mathieu nous a quittés ce dimanche

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La maman de Mireille Mathieu est décédée ce dimanche 20 mars 2016.

En mémoire de Mme Marcelle Mathieu, la plupart des blogs consacrés à Mireille Mathieu
observeront une semaine de deuil.

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Merci au site Aujourd’hui je reviens (cliquez ici)

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RicoSaga.jpgDélaissée dès après sa naissance par sa génitrice, Marcelle avait été éleveé à Dunkerque chez sa grand-mère qui décèderait en 1940, à l’âge de 92 ans. Sans réserve et à nouveau orpheline, Marcelle sera recueillie par la patronne d’un établissement où avait oeuvré jadis sa maman en tant que serveuse de café.

Marcelle(-Sophie), la future maman de Mireille, s’appelait donc encore Poirier lorsqu’elle s’est retrouvée en 1944 dans le Vaucluse, lors de l’exode des années 40. Née à Rosendael dans le Nord de la France, à 3 kilomètres de Dunkerque, Marcelle n’ y retournera pas lorsque la guerre aura pris fin.

La France entière fête sa libération. Marcelle-Sophie qui a repris le goût à la vie , va danser comme tout le monde et rencontrera le grand amour, en la personne de Roger Mathieu. Ils ne se quitteront plus. Très vite, Marcelle-Sophie, qui est alors responsable du service de ravitaillement à la mairie d’Avignon, devient Madame Roger Mathieu. Presque aussi vite, le 22 juillet suivant – nous sommes en 1946 -, vient le premier bébé.

« Nous l’appellerons Mireille ! C’est un nom de Provence » décrète Roger, qui voit toute la Provence défiler devant lui. Le prénom « Mireille » , c’est la Provence à travers la musique et la littérature. Viendront ensuite Monique, Christiane, Marie-France, Réjane, les jumeaux Régis et Guy qui précèdent Roger, Jean-Pierre, Rémy ; puis Sophie, Philippe, Béatrice et enfin Vincent.

Mireille dira en 1983 de son papa, Roger Mathieu : « Mon père a toujours eu une belle voix de ténor léger, mais à cette époque là… » chanter n’était pas un considéré comme un métier par le grand-père Mathieu. « Dans la famille on est tailleur de pierre de père en fils… Tu seras tailleur de pierre comme moi, comme mon père… La chansonnette, pas question ! » et Roger devint tailleur de pierre en maniant le ciseau et le marteau, en façonnant l’onyx, le marbre, le granit ou le basalte. A travers tous les angelots naissants sous ses doigts, Roger Mathieu chantait. Les Mathieu vivront dans le quartier des Morillons, un faubourg hors des remparts d’Avignon. Un faubourg insalubre. Mais dans ce triste décor vit une famille proprette, unie et gaie.

La guerre 39/45 est terminée, Avignon, comme les autres villes de France panse ses plaies. Le quartier des Morillons va être rasé pour faire place à des H.L.M. en béton… Les Mathieu sont relogés dans un autre faubourg avignonnais, « La Croisière ». La famille s’installe dans un baraquement préfabriqué en fibrociment de la Cité des Malpeignés, qui sera vite baptisé « Le Chicago d’Avignon ». Ce n’est pas encore le luxe, même si le sol est moins boueux qu’aux Morillons. C’est pourtant dans ce quartier que Mireille grandit et entretient ses rêves d’enfant.

Quelques années plus tard la famille déménage à nouveau . Cette fois pour un cinq-pièces ! Un toit, une véritable Maison, toujours dans un faubourg d’Avignon, mais au nom enchanteur, prometteur : La « Croix des Oiseaux ». Mireille change un nouvelle fois d’établissement scolaire. Elle a horreur de l’école. Elle préfère de beaucoup s’occuper de la maison, aider sa maman et s’occuper avec elle des petits frères et sœurs. « J’ai réussi mon certificat d’études » annonce fièrement Mireille en entrant chez elle ce jour-là. Sa première vraie victoire !

Les temps sont durs et les rentrées d’argent trop justes pour subvenir aux besoins de cette famille de quinze personnes. Alors Mireille, le cœur en fête, accompagnée de sa sœur cadette Monique, prend le chemin de la fabrique d’enveloppes du village voisin de Montfavet. Huit kilomètres aller-retour qu’elles font à pied dans un premier temps, puis à bicyclette, ensuite en vélo-moteur.

Mais la fabrique qui employait Mireille avec sa sœur Monique fait faillite. Mireille se retrouve au chômage. C’est alors qu’elle a accepté un poste de monitrice dans une colonie de vacances « Les Cigales ». Une poste qui lui convient à merveille. Ces garçons et ses filles de onze, douze ou treize ans deviennent vite ses autres frère et sœurs.

« La chanson, c’est tout pour moi ! » dira plus tard Mireille. C’est pourquoi elle chantera déjà avec bonheur, une nuit de Noël, dans la petite église de la Croisière, un cantique provençal que son père lui avait appris. Mireille avait à peine 4 ans. «Ce jour-là, j’ai reçu mon premier cachet de vedette : des sucettes ! ».

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Sources : «Mireille Mathieu », Christian Page ; vérifications et précisions : dans « Oui, je crois » (Jacqueline Cartier) et « La véritable Mireille Mathieu (Emmanuel Bonini).
Adaptation : Ricochet « MM-Avignon »
, pour Radio CoCoon. 

Marcelle et Roger Mathieu.jpgRICORETROptf.jpgEn 1944, fuyant Dunkerque, la jeune Sophie-Marcelle Poirier débarque en Avignon. A la Libération, « dans un de ces petits bals de plein air, un soir, sous les flonflons de la place des Carmes, Marcelle croise un de ces charmeurs que l’on suit tranquillement et qui vous mènent devant monsieur le curé… » Pour l’état civil il est Roger Joseph Mathieu.

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Un drôle d’univers sucré que Marcelle, la « chti », découvre et donnera à goûter à ses enfants ; toutes ces fleurs de Provence dont elle deviendrait la sève nourricière. A commencer par le premier d’entre eux, une fille, Mireille la bien-nommée en ce pays-ci. Marcelle et Roger dûment épousaillés, accordons à présent à l’enfant le droit de paraître.
Délaissée par sa génitrice dès après sa naissance dans un petit bourg du Nord – Rosendael (« La Vallée des roses ») -, elle fut élevée à Dunkerque par sa grand-mère. A cette misère morale vint bientôt s’ajouter la symphonie délétère des canons et des bombes. En une nuit, en mai 1940, la vieille femme et l’enfant perdirent leur petite maison, ce refuge affectif qui avait redonné à Marcelle un sens à son existence. Pour la grand-mère, âgée de quatre-vingt-douze ans, ce fut l’hospice, puis la mort, quatre mois plus tard. Sans ressources, sinistrée et à nouveau orpheline, Marcelle tenta de retrouver sa mère en retournant dans le café où celle-ci était censée oeuvrer en qualité de serveuse. Volatilisée, cette chère maman.
La suite, nous la connaissons : Marcelle débarque à Avignon en 1944, dégote un premier emploi à la mairie où on lui confie le soin d’établir les cartes de tickets de pain, fait la connaissance de Roger, découvre émerveillée l’atelier de son beau-père, près du cimetière de la ville et, éprise autant que rassurée, se laisse épouser, puis devient mère pour la première fois.

Source : E. Bonini « La véritable MM » (Editions Pygmalion)

Mireille Mathieu bientôt à Prague

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Mireille Mathieu chantera le 16 octobre 2016 au Kongresové Centrum Praha.

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Mais, comme déjà annoncé, Mireille chantera le 14 octobre 2016 à Bratislava.

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Espérons que ces deux concerts seront suivis d’une tournée française, belge et suisse…

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Jean-Denis Longuet

4234200411.jpgJean-Denis Longuet
* Né un 20 décembre
* Animateur du Comité de
* Coordinations des Activités Avignonnaises
* Président de l’Association des Amis de Mireille Mathieu
* Premier secrétaire de Mireille Mathieu

Auteur de

« Sur le bûcher » (poème 1928)
« Mireille Mathieu » (1966)
« Le Plus beau masque » (comédie en un acte)
« Avignon de mon cœur »
« Pétanque » (théâtre)

Source : avignon.midiblogs.com

Lorsque Mireille Mathieu monte à Paris pour participer au Jeu de la Chance (Télé Dimanche), les Avignonnais décident d’envoyer un grand nombre de cartes postales en vue de la faire gagner. Le Comité de Coordination des Activités avignonnaises décide aussitôt de créer l’association « Les Amis de Mireille Mathieu ». Jean-Denis Longuet, secrétaire de Raoul Colombe (alors adjoint au maire d’Avignon) en assurera la présidence, secondé par Gisèle Manuguerra chargée, entre autres, de recruter les adhérents.  (D’après le témoignage de Raoul Colombe – Avignon.midiblog, Lou Ravi).

Monsieur Longuet nous trouvait les contrats, même quand des cineastes passaient dans la région, ils venaient d’abord puiser dans sa structure, les figurants dont ils avaient besoin. Je me souviens d’un grand monsieur, très paternaliste qui cherchait toujours la ou le meilleur d’entre nous – où le plus adapté pour tel projet. (A. Petrella).

 

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Photo : avignon.midiblogs.com –  Michèle Torr, Raoul Colombe et Jean-Denis Longuet