Isabelle Aubret – Vivre

10911.jpgEn 1990, Isabelle Aubret sort l’album Vivre en flèche et remonte sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre également des poèmes d’Aragon mis en musique par Léo Ferré et Jean Ferrat et interprète, tout au long des années 1990, les artistes qui lui tiennent à cœur : Jacques Brel, Guy Béart, Francis Cabrel, Serge Gainsbourg, Jean-Jacques Goldman, Nicole Rieu, Henri Salvador, Alain Souchon et Charles Trenet.

Pour lire l’article Wikipédia, cliquez ici

L’album « Vivre en flèche » contient une très belle chanson de Charles Aznavour et Georges Garvarentz, « Vivre ». Nous l’écoutons ici.

Pour écouter deux autres chansons d’Isabelle Aubret, cliquez ici.  

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Quand Mireille Mathieu perd ses étoiles

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enreetrété.jpgSi, en ce qui me concerne, Mireille Mathieu se conjugue souvent au passé, pour d’autres elle s’écrit encore au présent.

J’en veux pour preuve les commentaires lu sur amazon (fr et de) relatifs à son dernier CD allemand : « Wenn mein Lied deine Seele küsst ». Faut-il vraiment y voir autre chose qu’un accident de parcours ?

Avis de fans… sur son dernier CD « Wenn mein Lied deine Seele küsst ».

Alors qu’elle s’apprête à célébrer ses 50 ans de carrière, Mireille Mathieu, star de renommée internationale, sort un nouvel album destiné à l’Allemagne – et interprété en allemand évidemment. Ce nouveau CD comporte 6 nouveaux titres et 8 reprises (7 anciens succès de l’artiste et un titre plus récent).

Les six nouvelles chansons ne sont pas désagréables mais relèvent d’une variété allemande qui passe parfois mal auprès du public français (qui n’est pas le public visé, certes).  Le titre le plus réussi est sans doute ‘Etwas Licht’, dont la mélodie est signée Mireille Mathieu elle-même, et le moins bon ‘Was mein Verstand nicht sagen will’ au refrain horripilant. Si dans l’ensemble les nouvelles chansons sont de bonne facture, il faut cependant reconnaître qu’elles n’apportent pas grand chose au répertoire de l’artiste.

Le reste de l’album est composé de reprises de ses succès, et là les choses se corsent un peu. Si l’interprétation est impeccable, et s’il est intéressant d’entendre les succès des débuts avec la voix plus mature de l’artiste, je déplore le choix des orchestrations et des arrangements. C’est clinquant, sans subtilité, sans finesse, avec des ambiances de fête foraine (‘Hinter den Kulissen’), de carnaval (‘Taratating Taratatong’), de dessin animé pour enfants en bas âge (l’introduction de ‘Es geht mir gut’), etc… Même pour les orchestrations plus réussies (‘Waltzer der Liebe’, ‘Gott im Himmel’) on est finalement déçu car il était possible de faire nettement mieux.

Les reprises d’anciens tubes fonctionnent si les nouvelles versions apportent quelque chose de neuf, d’innovant, une relecture, une recréation. Dans le cas présent, on se dit juste que c’est moins bien que les originales. Comment Mireille Mathieu, qui a travaillé avec les plus grands compositeurs et chefs d’orchestre, peut-elle se satisfaire d’orchestrations aussi médiocres? Qu’on réécoute ‘MM Chante Piaf’ et on comprendra de suite mon propos.

On l’aura compris, ce nouvel album me cause une certaine déception. C’est dommage car la voix de l’artiste me séduit toujours autant et elle reste une interprète d’exception, mais son talent est ici mal utilisé. On attend mieux d’une star internationale et d’une interprète de légende, à commencer par de grandes chansons.

Il reste à espérer que l’album français pour ses 50 ans de carrière soit le fruit d’un vrai projet artistique et qu’elle saura s’entourer d’une équipe compétente et de compositeurs et d’auteurs inspirés – sinon qu’elle aille piocher chez d’autres: Brel, Bécaud, Barbara, Trénet, Ferrat, … où elle pourra trouver chaussure à son pied!

Signé : Phil-Don

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Bravo Monsieur! Je suis fan d’Allemagne et j’admire Mlle Mathieu depuis ses débuts. Cet album n’est vraiment pas son meilleur. Les Schlager « Was mein Verstand nicht sagen will » et surtout « Ich schenke dir Venedig » sont terribles par ses mélodies trop simples et faites pour un très certain (!) public en Allemagne, ses paroles trop banales. Mais – il y a des trésors aussi! « Etwas Licht », composee par Mireille soi-même, « Gott im Himmel », « Endlich bin ich stark genug » et surtout « Ich hab meinen Platz gefunden » ont le gout d une grande artiste, d’une star internationale. Des compositions merveilleuses, des paroles qui disent quelque chose. Ils me touchent énormement.
Merci pour votre commentaire qui dit ce que je ne peux pas écrire (mon français est top mauvais pour m’exprimer comme vous) et qui montre qu’on aime Mireille même si on n’est pas content avec tous ce qu’elle fait les années dernières chez nous.

Signé : Urich Groh

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It is a great great pity that MM should be performing mostly old songs in German yet again — while she could be singing in her native French! Her voice is still magnificent — as the two new songs on the Piaf album testify — and she shouldn’t be wasting it singing in German. The new songs on this album are really third-rate, like most of the German songs she has recorded over the last ten years, and quite unworthy of Mademoiselle Mathieu’s extraordinary talent. This is a view shared by MM’s numerous admirers from all over the world.

Signé : Patrick Swayne

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On pouvait se demander pour quelle raison les vieux succès du début de sa carrière allemande avaient été repris avec d’autres (mauvais) arrangements. La réponse est donnée : pour paraître moins ridicule dans les play-backs à la télé ! Effectivement, cela fait des années que Mireille Mathieu ne fait pas autre chose que du play-back sur ses vieux Schlager démodés, avec Tour Eiffel en arrière-plan et danseurs peu inspirés…
Les fans purs et durs ont beau brasser de l’air,et ils en brassent ! Mais à force d’écouer les vieux enregistrements et se regarder les vieilles photos, ils perdent de vue que leur idole est aujourd’hui une dame de presque 70 ans !
Or, pourquoi a-t-on aimé Mireille Mathieu ? Pour sa voix. Cette voix, elle l’a perdue. Elle ne peut plus, désormais, faire que du sous-Mathieu, comme un vieux moteur, ou bien du play-back. Ne vous y trompez pas : les seules chansons qui ne semblent pas trop massacrées, dans ses concerts en Russie, ces dernières années, sont du « play-back live », comme par exemple « Une vie d’amour ».
Mais revenons-en à cet album : qu’y trouve-t-on ? Quelques nouveautés extrêmement médiocres et ses anciens tubes passés à une moulinette, comme si leur but était d’animer un stand de produits allemands dans un supermarché !

Signé : Acropolis

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Comment croire que cette très grande interprète qui a chanté les plus grands auteurs ou compositeurs avec des arrangements superbes (Morricone, Francis Lai,Delanoë, Eddy Marnay, Paul Mauriat, Chritian Bruhn…) puisse se contenter pour ses 50 ans de carrière d’un album d’une telle médiocrité!!!
En 1980, elle enregistrait l’album « Gefühle » avec de beaux textes en allemand marquant un virage et là on retombe dans le pire du Schlager.
Certes la voix n’est plus aussi brillante qu’autrefois mais cela n’empêche pas d’être exigeant sur la qualité des textes, des musiques ou des arrangements. Les reprises sont inutiles sauf pour être moins ridicule lors des passages TV en playback avec une voix des années 60-70.
Pourquoi ne pas exploiter davantage l’existant? Rééditer les superbes albums allemands comme « Der Rhein » ou « Volkslieder » voire une intégrale?
Réveillez-vous Mireille et montrez à vos fans l’exigence qui selon vos dires vous caractérise! Seul point positif de cet album la mélodie créée par Mireille elle-même, et les deux chansons finales.

Signé : Jean-Paul Page

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Il est intéressant aussi de lire les commentaires en allemand laissés sur le site amazon.de par les « fans » allemands auquel cet album est destiné. Les avis sont quasi unanimes et se résument en quelques mots : « déception, médiocrité, gâchis ».

…zu Mireille Mathieu und ihren Liedern kann ich mit diesem Album leider überhaupt nichts anfangen, weitergehend, ich würde es als langjähriger Liebhaber ihrer Titel sogar gern ungeschehen machen. Warum?

Wer Mireille Mathieus Lieder kennt und mag, der schätzt und liebt auch die Qualität und Perfektion, die bei ihren Aufnahmen bis weit in die 2000er Jahre hinein stets an den Tag gelegt wurde. Es gibt immer Lieder, die dem einen mehr und dem anderen weniger gefallen, mal sind Mireilles Texte flach und schlageresk, mal ausgefeilt und chansonhaft, mal auf deutsch und mal auf französisch. Alles Geschmacksache. Eines hatten alle Lieder aber gemeinsam: Mireilles Gesang und die Arrangements wirkten bis zum Perfektionismus hin ausgefeilt, Schwächen ob in Stimme oder Melodie wurden auf ein Mindestmaß reduziert und es gab auch nie ein Album, bei dem man den Eindruck hatte, dass maximal 2 Songschreiber beteiligt gewesen sind, selbst wenn es dann tatsächlich mal so war. Vielfalt und Qualität, dafür stand der Name Mireille Mathieu.

Die Zeiten und Menschen ändern sich. Ich habe nicht vor, hier darüber zu rätseln, was einen Weltstar wie Mireille Mathieu dazu bringt, Alben der vorliegenden Qualität auf die Hörerschaft loszulassen. Schlechte Beratung, Desinteresse der Produzenten, ich hab keine Ahnung (an der Gesangsqualität kann es nicht liegen, denn international liefert Mireille noch heute tolle Auftritte ab!). Nach ihren deutschen Alben von 2007 und 2010 habe ich eigentlich gedacht, dass es schlimmer nicht mehr werden könnte, denn schon hier fiel für mich eine Vielzahl der Lieder unter das Niveau der Mathieu. « Wenn mein Lied deine Seele küsst » hat es jedoch tatsächlich geschafft, dem Faß noch den Boden auszuschlagen.

Mein Fazit nach mehrmaligem Hören des Albums: in der Grundstruktur musikalischer Einheitsbrei, schlecht und einfallslos abgemischt und mit einem billig klingenden Karnevalschor unterlegte Gassenhauer, die Mireilles Nostalgie-Hits verramschen, dazu noch teilweise so schlecht eingesungen, dass ich mich einfach fragen muss, wie es sein kann, dass eine Mireille Mathieu stimmlich zweistundenlange Konzerte in Topqualität singt, vor dem Mikrofon im Studio aber so wenig abmischungsfähiges Material abliefert. Hier fällt nicht ins Ohr, dass Mireille einzelne Passagen mal nicht so gut und sauber eingesungen hat, sondern im Gegenteil, man bemerkt eher die Momente, in denen es ausnahmsweise mal gut klingt. Das angekündigte Orchesterarrangement besteht aus Computerrhythmen mit unterlegten Einzelinstrumenten.

Die alten Hits noch einmal aufzuwärmen, das ist oft keine gute Idee, so auch nicht bei Mireille Mathieu. Das Flair geht total verloren, es ist nichts halbes und nichts ganzes, einfallslos ist es allemale. Mireilles Stimme hat sich auch einfach verändert, in den Höhen hakt es deutlich hörbar, aber statt neue Lieder auszuwählen, die der immernoch tollen Stimme gerecht werden, muss es dann eben irgendwie in den Kasten und Hit bleibt ja bekanntlich Hit. Was sich vor 40 Jahren verkauft hat, verkauft sich auch heute, so der Rückschluss der Plattenfirmen. Versöhnlich hätte mich noch gestimmt, wenn Mireille wenigstens nicht nur die großen kommerziellen Erfolge neu aufgenommen hätte, sondern wenn schon Neuaufnahmen, dann von ihren persönlichen Lieblingstiteln oder unbekannteren Liedern ihrer Karriere, die ein Revival mal irgendwie zeitgemäß verdient hätten. Davon aber keine Spur, diese Neuaufnahmen sind für das Tanzballett der Volksmusikshows ausgelegt und taugen zu nichts weiter.

Die neuen Titel dieser CD wären teilweise durchaus brauchbar und schön; der Titelsong ist zwar inhaltlich etwas bedeutungsschwanger, klingt aber nett und passt zu Mireilles Stil, ebenso « Ich schenke Dir Venedig » oder « Ich hab’ meinen Platz gefunden » wären mit opulenterem Arrangement und etwas mehr Liebe zum Detail schöne Schlager. Der erste und der letzte Song, dazu die hübsche Mathieu-Eigenkomposition « Etwas Licht », sind leider die einzigen Lieder, die mich halbwegs überzeugen und auch die hätte man mit etwas mehr Mühe und Mut zur musikalischen Gestaltung besser machen können. In die Fotoretusche des – übrigens meiner Meinung nach recht hübschen – Bildcovers hat man doch auch stundenlange Arbeit gesteckt, warum nicht in die Musik?

Daher gebe ich « leider » keinen Stern aus dem Herzen, einen Stern pro forma und einen großen Wink mit dem Zaunpfahl gen Ariola/Sony Music, wie es viele meiner Vorrezensenten auch schon getan haben: Mireille ja, aber bitte mit Liebe! Immer Liebe! 😉

Signé : Spanplattenjub

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Schade, schade, schade….warum tut sie das nur????
Ich habe lange gezögert, diese Rezension zu schreiben, da ich seit 40 (!!!) Jahren Fan bin, aber das hat man als Fan und hat Mireille nicht verdient.
Das beste Lied, da neu und unbekannt – ist « Wenn meine Seele… ». Aber 8 alte Titel recyceln, und dazu noch so schlecht…..Echt schade. So hat das bei anderen Künstlern auch angefangen, das war dann der Anfang vom Ende. Klar, dass man im Alter nicht mehr so hoch und strahlend singen kann, aber warum muss man das auch noch auf CD festhalten? Lasst die alten Lieder wie sie sind und genießt sie so…..Selbst das « Gott im Himmel », das ursprünglich richtig gut war, wird hier lieblos gecovert…..lateinamerikanische Anklänge oder was soll das sein….andere Rhythmen….und dann permanent die Stimmgrenze zu erfahren als Hörer ist weder für Mireille noch für uns Hörer schön.
Es ärgert mich, dass sie soooooo schlecht beraten wurde.
Eigentlich sollte man den Produzenten in den Hintern treten, die vor dieser Cd noch nie was von Mireille Mathieu gehört haben können, sonst hätten sie nicht diesen Murks produziert.
Ich hoffe, dass wird irgendwann mal wieder besser….

Signé : Andreas Kling

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Dieser Rekord ist schlecht. Er hat keine Seele. Es gibt nur zwei gültige Songs. Die letzten zwei.
Der Haupttitel ist eine Melodie würdig einem anderen Jahrhundert. Die Zeiten bringen nichts Neues zu den ursprünglichen Versionen.
Rerecord « Gott im Himmel » fünf Jahre nach der ursprünglichen Version ist Unsinn. In welchem ​​Jahrhundert so sah Mireille Mathieu?
Ist die Musik von anderen hören? Zum Beispiel, das neueste Album « CHER », die zwar mit dem gleichen Alter nur ein Album der fabelhaften.
Aber wer jetzt berät Mireille Mathieu großer Künstler, Italienisch, Spanisch fabelhaften Alben auf Englisch aufgenommen …..
Es ist eine Schande, gewartet haben vier Jahre, um ein Album wie Mittelmäßigkeit zu hören.
Ein Fan enttäuscht, aber Hoffnung auf eine musikalische Renaissance von Mireille.

Signé : Marina

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Meine Güte Mireille! Was ist nur aus dir geworden. 3x habe ich sie live gesehen und war begeistert. Was für eine Stimme. Welche Präsenz auf der Bühne. Nun werden also die alten Gassenhauer zu Grabe getragen in neuen Versionen. Völlig blutleer und ohne Inspiration. Die neuen Songs sind textlich so unter dem Niveau. Da war einmal ein Weltstar mit wunderschönen Chansons und ansprechenden deutschen Songs. Seit Jahren drückt man ihr belangloses und seichtes Tingeltangel-Material auf. Bei Nebel und Silbereisen wird man sie dann wieder als grossartigen Star ankündigen. Ja, war sie mal. Man denke an Alben wie « De tes mains » oder « Tour de l’Europe ». Man täte besser daran die alten LP’s auf CD zu veröffentlichen, als das Grab weiter zu schaufeln. Eine Legende zerstört sich selbst – oder wird zerstört.

Signé : Omer

Stille Nacht… es wird schon bald dunkel

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Jean-Pierre. – C’est du plaisir à l’état pur que de réécouter ces chants de Noël ! Pour terminer l’année, rien de plus beau… Bien que je ne me sois pas manifesté ces derniers temps, je n’ai pas manqué de consulter votre blog dès que j’en avais la possibilité. Je vous souhaite cher Jean-Claude de très bonnes fêtes de fin d’année et encore bravo pour tout les documents et informations que vous nous présenter. Bien à vous.

Ricochet @ Jean-Pierre. – Il faut parfois se régénérer dans le silence et ne jamais écrire sous contrainte. Bonnes fêtes à vous qui ne manquerez pas de chanter Noël en famille ou sur scène.

Martine.  – Bonnes fêtes Ricochet et à tous les visiteurs, visiteuses de votre blog, il est super ! Bises.

Jeu de la Chance – 21 novembre 1965

3076926501_1_3_ygPuECAI.jpgTrès belle photo d’article de presse : Roger Lanzac entouré de Mireille Mathieu et de Georgette Lemaire lors du Jeu de la Chance en 1965.

Nostalgie à coup sûr.

Même si les dés ont été pipés en faveur de Mireille Mathieu, dont le grand public français préfère oublier le talent pour mieux la railler depuis plus de 20 ans, celle-ci continue de faire vibrer principalement le cœur de son public internationnal (Allemagne, Russie et Chine).

Selon la presse française, la France lui aurait tourné le dos depuis 1990, ce que semble confirmer les bulletins du fan club édités à la même époque.  La presse belge, quant à elle, ignore l’artiste depuis plus de vingts ans et n’est pas très pressée de la rappeler à notre bon souvenir.

Mais l’annonce d’un Olympia 2014 semble amener un revirement assez caractéristique dans l’hexagone qui fait fi de 20 ans d’amnésie, pour revendiquer « son » bien dont la survie n’a dépendu que d’une nation : l’Allemagne. L’histoire a parfois la méchante ou heureuse habitude de se répéter.

Un jour une autre Histoire, celle de la chanson française nous dira – sans pression aucune – la véritable place qu’y occupent ou occupaient ces demoiselles qui ont atteint jadis les hauts sommets du music-hall français.

Le métier d’artiste est un dur métier et si Georgette Lemaire avait de la voix et un talent naturel, il s’avère avec le recul, qu’elle n’était pas faite pour ce métier qui réclame de très nombreux sacrifices. C’est là la part tragique de son destin. Sans doute celui-ci avait-il d’autres projets in petto pour elle, des projets qu’elle n’a peut-être pas su ou pas voulu reconnaître au passage.

Le répertoire de Georgette Lemaire reste malgré tout impressionnant. J’ai eu le plaisir de vous le faire découvrir sur You Tube  (Noircebo) et Skynet (http://noircebo.skynetblogs.be) ces dernières années.

Que ce serait-il passé, si Georgette Lemaire, gagnante du « Jeu de la chance » en définitive, n’avait été contrainte d’accepter un ex-aequo sous pression de Raymond Marcillac, Raoul Colombe et Nanou Taddéi (ex femme de Johnny Stark) ? Rien de plus, rien de moins, je pense, sinon le fait que la demoiselle d’Avignon n’aurait pu se flatter d’avoir gagné un concours où la générosité de sa rivale a servi encore mieux sa gloire.

Sans doute faut-il chercher là la raison pour laquelle Mireille Mathieu considère à 67 ans que sa carrière a commencé un an avant sa « victoire » au « Jeu de la Chance ». Sage décision je pense. A chacun son heure de gloire… puis de vérité (*).

(*) Mireille Mathieu gagnait en 1964 le critérium « On chante dans mon quartier » avec « L’hymne à l’amour ». C’était le 3e coup d’essai. En 1962, Michèle Torr remportait la victoire ; en 1963 c’était au tour d’un(e) autre candidat(e) dont j’ignore le nom. Si le contrat qui lançait la carrière de Mireille a été signé en 1965 – année de l’ex-aequo avec Georgette Lemaire – on peut considérer que Raoul Colombe a lancé la carrière de Mireille Mathieu en 1964, année de sa vraie victoire, en lui donnant le coup de pousse nécessaire pour monter à Paris. Dès lors, l’Olympia 2014 fêtant les 50 ans de carrière devrait tout entier être dédié à M. Raoul Colombe. Le 1er 45 tours de Mireille Mathieu « Mon Credo » est sorti en 1966.


 

Olympia 1965

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HISTORICO43.jpgTous les débuts sont difficiles. C’est assez craintivement que Mireille se tient derrière le rideau de l’Olympia, le 28 décembre 1965, cinq semaines à peine après avoir été découverte au « Jeu de la Chance » (Télé-Dimanche).
Sacha Distel passe en vedette et assiste sa jeune « collègue » à faire les premiers pas dans le célèbre music-hall de Bruno Coquatrix.

(Photos : Dossier Ariola)

Extrait de « La véritable Mireille Mathieu » (Emmanuel Bonini) – Citation Danièle Lors (Marie-Claire)

L’Olympia !
Parce que Paris est l’épicentre, parce que c’est là que tout se passe, au fil des jours la pression monte et le Butch [n.d.r. Johnny Stark] se fait un sang d’encre. Fût-ce en lever de rideau, un passage chez Coquatrix revêtira toujours une influence stratégique que dix galas provinciaux en vedette. Cette première aventure de Mireille , boulevard des Capucines, dans le programme de Sacha Distel et Dione Warwick, a valeur de test pour la suite des bonnes affaires de « Pépé Jo ». Sa pouliche ayant à concourir sans répertoire personnel, il puise dans celui de Piaf, suffisamment achalandé, et en extrait trois chansons : Je sais comment, Noël de la rue, L’Hymne à l’amour. Commencent alors les répétitions avec Henri Byrs, le pianiste attitré de Charles Aznavour. Elles vont bon train.  
[…]
Elle est entrée sur scène dans une mini robe de dentelle noire, à collerette, plus apeurée qu’un enfant grondé. Et puis, elle a relevé la tête. Et puis elle ouvre la bouche. Et puis, de ses lèvres, s’est élevé, venu on ne sait d’où, un chant qui n’avait pas de frontières.
 

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Mireille Mathieu et Sacha Distel chantent « Un homme et une femme » à la télévision
(FashionLiveTv – YouTube)
 

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Gréco chante Brel

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GRÉCO CHANTE BREL
[DEUTSCHE GRAMMOPHON]

Tout destinait Juliette Gréco à enregistrer un jour un disque de chansons de Jacques Brel. Mais Gréco connaissait et aimait trop la musique de Brel pour que l’enregistrer fut une simple formalité ou une évidence. Au contraire, elle en a fait à la fois une œuvre de fidélité, par amitié pour l’auteur qu’elle a connu, mais aussi une véritable interprétation…

NOUVELLE VIDÉO EXCLUSIVE

Construit presque comme un documentaire, ce film de présentation,
réalisé par Jean-Marc Lubrano, vous plonge avec franchise
et transparence, à travers les rues de Bruxelles, dans une amitié
Juliette Gréco/Jacques Brel étonnante,
encore très vivante, essence même de son nouvel album…

Source : Juliette Gréco Channel (cliquez ici)

Voyez aussi : http://www.qobuz.com/album/greco-chante-brel-juliette-greco/0060253757393?ectrans=1

La légende de Montmartre – Alain Turban

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Le chanteur Alain Turban est né à Montmartre, en 1947. Son tube le plus connu est Santa Monica. Il enregistrera d’autres disques par la suite dont un album dans les années 2000 où il chante Montmartre. 

Alain Turban a participé à la tournée Âge tendre et Têtes de bois (saison 5), aux côtés de Stone et Charden, Michelle Torr, Sheila, Hervé Vilard et bien d’autres artistes. 

Il s’est produit à l’Olympia en février 2013, avec « La légende de Montmartre ». Il y était entouré de Jean Sarrus, Gilles Dreu, Pierre Billon mais aussi Nathalie Lhermitte, Caroline Marx et le célébrissime Michou. Etaient présent à cette soirée : Jean-Marc Tarrit, Alain Coquard, mais aussi Herbert Léonard, Jean-Pierre Descombes, Charles Dumont, Claude Sésé, Bichou, ainsi que les Poulbots Montmartrois, France Fanell, Michel Drucker, les musiciens de la tournée âges tendres et d’autres personnalités. Il fera salle comble. Le DVD du spectacle vient de sortir et vous est présenté ci-contre.

La légende Montmartre – DVD

Salle comble pour le grand spectacle d’Alain Turban et ses amis, ou la plus belle histoire de la Butte Montmartre jamais contée, formidablement bien mise en musique. En bonus : un reportage exclusif avec les personnalités de Montmartre.

Si vous êtes intéressés par ce DVD, voyez le site Melody.tv (cliquez ici : http://www.melody.tv/boutique)

Pour voir le site officiel d’Alain Turban, cliquez ici : http://www.alainturban.com/index1.html. Vous y trouverez les dates de ses concerts pour la saison 2013-2014.

Sources : Wikipédia / site officiel Alain Turban / Facebook / Melody.tv

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Extrait de « La légende de Montmartre » 

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