Les années Philips

La semaine prochaine, après les années Barclay, nous passons aux années Philips sur le blog Avignon1.
Une sélection de grands succès enregistrés par Mireille Mathieu au temps des années Stark.
Les deux premiers succès proposés seront : La Paloma adieu et Roma, Roma, Roma
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Jean-Pierre Mathieu. – Un p’tit coucou « from Paris » avant quelques vacances pour vous dire merci de nous remettre en mémoire les succès des années Phillips avec ses deux chansons qui peuvent paraitre un peu désuettes mais dont le charme opère toujours (en tout cas pour moi). Les beaux et nobles sentiments pour la première et pour la seconde l’évasion et une envie d’aimer sous le soleil d’Italie avec insouciance légèreté et fraicheur d’âme. C’est tout à fait ce dont on a besoin en ces moments un peu « lourds » que nous traversons… Bien amicalement.

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Les années 60 – Prélude à la grande aventure

ocdmq1.jpgRicoSaga.jpgDans les années 60, Mireille n’avait pas beaucoup de temps pour penser au flirt. Pas de bal, de sortie ou de cinéma car ce sont des plaisirs qui coûtent chers et les Mathieu ne sont pas riches. Mireille apprendra cependant à connaître, les chansons à la mode. Tino Rossi, Maria Candido, Edith Piaf défilent.

De nouvelles idoles sont propulsées dans le monde féerique de la chanson et le microsillon commence à connaître ses lettres de noblesse, tandis qu’un autre monde e bouge de l’autre côté de l’Atlantique avec Elvis Presley, Bill Haley et tant d’autres qui donnent les premiers tours de manivelle au Rock’n Roll.
Johnny Hallyday a 16 ans et vient met en France le feu aux poudres. Tous les jeunes n’ont plus qu’une rêve : devenir l’idole de demain.

Mireille comme tous ceux de son âge commence à se poser la question : « Pourquoi pas moi ? ». L’effet magique du petit écran fait son œuvre de boîte à rêves.

dyn010_original_357_215_pjpeg__bb819918b3f9c62873159ed2ed1d0c56.jpgEt Mireille rêve, mais c’est encore un rêve inconscient. Sa maman, Marcelle, est enceinte pour la treizième fois et Mireille a donc d’autres soucis en tête – sauf le temps des émissions, le soir, où chacun se chamaille gentiment pour occuper la meilleure place devant la télé.

C’est à cette époque que Raoul Colombe, qui est adjoint au maire d’Avignon, à l’idée d’officialiser un concours de chant en plain air qui s’intitulera « On chante dans mon Quartier ».

Toutes les catégories sont libres de s’y produire : chansonnette, charme, réalisme, opéra. Les éliminatoires ont lieu en public.
Le lauréat de chaque catégorie se voit attribué un magnifique diplôme de la ville d’Avignon qui pourrait lui donner un coup de pouce dans le monde de la chanson.

dyn008_original_236_238_pjpeg__7c1ccb7838555e778750b271031dde59.jpgDepuis que Johnny Hallyday, Sheila, Claude François, Françoise Hardy et Sylvie Vartan sont au haut de l’affiche malgré leur très jeune âge, le concours d’Avignon prendra progressivement plus importance pour les jeunes qui y participent.

Un soir de juin, alors que Mireille allait prendre avec sa soeur Monique un chocolat au « Palais de la Bière », elle voit une affiche indiquant qu’un critérium de la chanson ouvert à tous aura prochainement lieu.
Sa sœur, Monique, qui connaît bien le rêve de Mireille lui demande pourquoi elle ne se présente pas. Mireille qui était bien connue pour sa belle voix et ses interprétations remarquées de Maria Candido et Edith Piaf se souvient des bravos réservés par ses amies travaillant avec elle en usine.

Elle se laisserait volontiers convaincre, mais son père, Roger Mathieu, serait-il d’accord ? Dans les années 1960 l’autorité paternelle était toute puissante.

michele torr,raoul colombe,maria candido,cartier,radio-crochet,ricosagaLorsque Mireille lui en parle, son papa qui se souvient de ses propres ambitions lui répond : « Tu veux devenir chanteuse Mireille ? Et bien… je ne t’en empêcherai pas. Bien au contraire !

Les dés sont jetés, mais il reste à remporter le premier prix du critérium « On chante dans mon quartier ». Marcelle Mathieu, vient de mettre la dernière main à la petite robe que portera Mireille. Mireille se présentera dans la catégorie « Chanteuse réaliste » avec les « Cloches de Lisbonne », une chanson de Maria Candido.
Mireille est fortement encouragée par ses proches, mais rien n’est gagné car il y a beaucoup de jolies voix en Provence. Mireille a cependant confiance.

En 1962, le choc sera rude pour Mireille qui voit Michèle Torr, une autre débutante lui être préférée en demi-finale. Son rêve s’écroule, mais pas pour longtemps.

C’est ici que nous retrouvons Raoul Colombe qui a perçu en Mireille un talent particulier qu’il veut encourager. Il lui conseillera de prendre des leçons de chant. Avec ses énormes possibilités, Mireille, il ne doute pas que Mireille l’emporteras l’année suivante.
Mireille commence à envisager sérieusement sa carrière de chanteuse, car elle a senti le charme qu’elle exerçait et sur la presse régionale et sur le public.

ocdmq2.jpgRoger Mathieu, lui aussi croit au destin de Mireille et va user de toutes ses relations pour trouver un professeur de chant pour Mireille.
Mireille les paiera en faisant des heures supplémentaires à l’usine.

Le nom de son professeur de chant est Laure Collière qui avait été répétitrice de chant à l’Opéra d’Avignon. Pendant deux longues années Laure Collière fera tout pour que Mireille apprenne le solfège.

De nombreuses chansons du répertoire d’Edith Piaf sont interprétées et beaucoup travaillées. Tu n’a pas la voix de la môme Piaf, pourquoi vouloir à tout prix la chanter ? demande Laure Collière qui devine que Mireille court devant un nouvel échec. L’obstination de Mireille est trop forte : elle chantera Mme Piaf.

En juin 1963, c’est un nouvel échec, en finale cette fois-ci avec « L’hymne à l’amour ». « Une très bonne voix, mais pas encore tout à fait au point», dira le jury.

dyn006_small150_432_648_jpeg_2677228_29669bed94c9313fde39944c14b10a4c.jpgMireille sent intuitivement qu’elle est sur la bonne voie et que le public l’aime malgré l’échec. Très disciplinée, elle poursuit ses leçons de chant
L’année suivante, donc en 1964, elle remporte la victoire avec « La Vie en Rose ». C’est le délire chez les Mathieu. Mireille signe aussitôt un contrat pour une tournée d’été et un passage à l’Alhambra de Marseille.

Pendant ce temps, Raoul Colombe, l’adjoint au maire d’Avignon veille. C’est grâce à lui que Mireille est retenue pour les éliminatoires d’une émission télévisée, Télé-Dimanche, animée par Roger Lanzac. La grande aventure commence.

Sources : Christian Page « Mireille Mathieu », vérifications dans « Oui, je crois » (J. Cartier) et « La véritable Mireille Mathieu » (E. Bonini). Adaptation : Ricochet (Blog Avignon).
N.B. – Erreur de Christian Page ou « coquille » de l’éditeur, sur base de son livre (p. 25, Brea Editions), Mireille aurait participé à « On chante dans mon quartier » en 1963, 1964, 1965. « Oui, je crois », « MM-Vedette à la Une » et « La véritable MM » indiquent : 1962, 1963, 1964.

Adaptation/corrections : Ricochet pour Radio CoCoon (3e partie).

Rosendael ou la Vallée des roses

Marcelle et Roger Mathieu.jpgRICORETROptf.jpgEn 1944, fuyant Dunkerque, la jeune Sophie-Marcelle Poirier débarque en Avignon. A la Libération, « dans un de ces petits bals de plein air, un soir, sous les flonflons de la place des Carmes, Marcelle croise un de ces charmeurs que l’on suit tranquillement et qui vous mènent devant monsieur le curé… » Pour l’état civil il est Roger Joseph Mathieu.

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Un drôle d’univers sucré que Marcelle, la « chti », découvre et donnera à goûter à ses enfants ; toutes ces fleurs de Provence dont elle deviendrait la sève nourricière. A commencer par le premier d’entre eux, une fille, Mireille la bien-nommée en ce pays-ci. Marcelle et Roger dûment épousaillés, accordons à présent à l’enfant le droit de paraître.
Délaissée par sa génitrice dès après sa naissance dans un petit bourg du Nord – Rosendael (« La Vallée des roses ») -, elle fut élevée à Dunkerque par sa grand-mère. A cette misère morale vint bientôt s’ajouter la symphonie délétère des canons et des bombes. En une nuit, en mai 1940, la vieille femme et l’enfant perdirent leur petite maison, ce refuge affectif qui avait redonné à Marcelle un sens à son existence. Pour la grand-mère, âgée de quatre-vingt-douze ans, ce fut l’hospice, puis la mort, quatre mois plus tard. Sans ressources, sinistrée et à nouveau orpheline, Marcelle tenta de retrouver sa mère en retournant dans le café où celle-ci était censée oeuvrer en qualité de serveuse. Volatilisée, cette chère maman.
La suite, nous la connaissons : Marcelle débarque à Avignon en 1944, dégote un premier emploi à la mairie où on lui confie le soin d’établir les cartes de tickets de pain, fait la connaissance de Roger, découvre émerveillée l’atelier de son beau-père, près du cimetière de la ville et, éprise autant que rassurée, se laisse épouser, puis devient mère pour la première fois.

Source : E. Bonini « La véritable MM » (Editions Pygmalion)

Une rose au coeur de l’hiver

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Haïku de Jean Botquin (poète belge)

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Jean-Pierre. – Bonsoir de Paris.  – Joli ce poème de Jean Botquin… Mireille est peut-être pour nous pareille à cette rose fragile que l’on garde précieusement au fond de nos coeurs. Belle chanson poétique également dont je ne me souvenais plus trop. Bien amicalement.

Paris en colère pour la première fois ?

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 Le site agglo.tv nous annonce que :

« Le 24 août 2011 sortira pour la première fois en DVD le célèbre film historique franco-américain adapté du livre homonyme de Larry Collins et Dominique Lapierre : PARIS BRÛLE-T-IL ? (avec bonus inédits). »

Une information vraie et fausse en partie.

Faux : le film existe en DVD depuis de nombreuses années. Mon exemplaire date d’il y a plus de cinq ans. En version originale, il est vrai, avec des sous-titres en néerlandais, anglais, danois, finnois, italien, espagnol et norvégien.

Vrai : Le film n’existait probablement pas  en version française (avec de sous-titres en français et autres). Idem pour les bonus indédits.

Vous trouverez plus d’information relatives au film en cliquand ici : site aglov.tv.

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Wenn ich dich verlier

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« Wenn ich dich verlier » est une chanson de 1986 extraite de l’album « In liebe Mireille ».
Un fan de Mireille l’a repérée dans un des medleys allemands que j’ai consacrés à
la demoiselle d’Avignon et a souhaité pouvoir l’écouter dans son intégralité.
Voici donc Mireille au mieux de sa forme… Avis aux chercheurs de perles.  

verlier,wenn,ich dich,mireille mathieu,in liebe,liebeAndrès. – Mireille à l’apogée de sa voix, une maîtrise absolue. Pour moi la beauté de sa voix n’a pas d’équivalent, pas besoin de comprendre l’allemand pour apprécier.

Wolfgang. – C’est aujourd’hui, mardi 22 janvier, la 50me anniversaire de l’amitié franco-allemande. Pour moi personnellement, Mireille Mathieu est une des personnalités qui en est un symbole et qui a fait beaucoup pour nous, Allemands, de tourner l’intérêt vers la France, sa culture et son charme.

Ulli. – Je suis complètement d´accord avec Wolfgang, mais surtout avec Andrès qui écrit ce que je sens dans mon âme.