Pour un coeur sans amour (6/30)

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9782351521915FS.JPG* Les visiteurs qui aiment qu’on leur parle du music-hall seront ravis de tenir entre les mains le livre de Zappy Max, « Mes géants du music-hall », qui leur parle des géants de la « grande époque ». L’ami Zappy réserve près de trois pages à celle qu’il appelle la petite Avignonnaise. Une rétrospective bien écrite sur la carrière de Mireille Mathieu qui ravira ceux qui aiment les éloges et désolera ceux qui préfèrent que soit passé sous silence ce qui les irritait parfois sur « Avignon ». Bref, nous y passons du radio-crochet « On chante dans mon quartier » à « Télé Dimanche ». Zappy souligne, en passant, que Johnny Stark est né le 22 août 1922 et qu’il faisait de la pub pour Mireille comme on en faisait de la pub pour de la savonnette, rien n’étant jamais trop cher pour que sa protégée, sur qui il avait tout misé, soit mise en avant dans les médias. Si le palais des Congrès 1990 était un four, Zappy ne cache pas qu’il est très sceptique sur les motifs invoqués. Son opinion serait confortée par une déclaration de Mireille qui ne cachait pas que si la France lui tournait le dos elle s’en tapait car elle irait voir ailleurs.

sg.jpg*  Après avoir consulté l’ouvrage de Zappy Max, j’ai ouvert « L’intégrale et caetera » de Gainsbourg pour vérifier si « Desperado » avait bien été composé pour Mireille Mahtieu
C’est confirmé noir sur blanc. L’auteur n’a cependant trouvé aucune trace d’un quelconque enregistrement par Mireille Mathieu. Une Mireille sûre et certaine que l’enregistrement a bien eu lieu, sans préciser hélas s’il existe encore [n.d.r. peut-être se trouve-t-il avec les bobines du Jeu de la Chancedont l’I.N.A. a perdu toute trace…]. C’est donc Dario Moreno qui a créé la chanson en 1968.

*  Mais revenons à nos moutons avec la glorieuse du jour « Pour un coeur sans amour ». Une chanson des débuts de Mireille, qui a gardé toute sa fraîcheur. En avant les trompettes « mexicaines ».
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L’hiver et le printemps
Se ressemblent souvent
Pour un cœur sans amour
Les jours et puis les heures
Ont la même couleur
Pour un cœur sans amour
De saison en saison
C’est la même chanson
Pour un cœur sans amour
La plus triste chanson
Qui parle de raison
Et qui oublie l’amour

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Chanter

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Chanter
Avoir peur, avoir mal
Mais chanter
La tête dans les étoiles
Chanter
La joie et la fureur de vivre
En équilibre
En liberté
Chanter

Le rossignol, Esope et Mireille

le rossignol anglais,rossignol,esope,joan baez,hugues aufrayFable d’Esope

Perché sur le haut d’un chêne, un rossignol chantait comme d’habitude. Un épervier affamé le vit et, se lançant immédiatement sur lui, il l’emprisonna dans ses griffes.
Sûr de sa mort `proche, le rossignol le pria de le lâcher en lui disant que lui seul ne suffirait pas à lui remplir le ventre, et que s’il avait vraiment faim, il devrait attraper d’autres proies plus grandes. L’épervier lui répondit :
–  Je serais idiot si je t’écoutais et laissais échapper la proie que j’ai pour aller en chercher une que je n’ai même pas vue.
Ne laissons pas les biens que nous avons déjà pour des illusions que nous n’apercevons même pas.

Épervier, rossignol…tiens, ça nous fait penser au rossignol polyglotte de Hugues Aufraychante, chante trois couplets en espagnol et le reste en anglais : bravo l’oiseau.

Bravo aussi à cette chanson populaire catalane « Rossinyol que vas a França » où une belle dit à un rossignol qui s’en va en France qu’il prenne soin de sa mère, mais pas de son père qui l’a « mal mariée » à un berger qui lui fait garder les moutons. En échange elle donnera au rossignol un baiser et une embrassade. Notre rossignol d’Avignon, Mireille Mathieu, aurait l’aurait chantée en catalan… Ne connaissant pas cette version, consolons-nous en écoutant Joan Baez (si vous la version mp3 pensez à moi comme dirait quelqu’un). Puis ce sera au tour de Mireille avec « Le rossignol anglais » dont la version originale était interprétée par Hugues Augray.

Texte : Tribune de Genève : cliquez ici (adapté par Ricochet pour le bog « Avignon »)

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