80 berges… Champagne ! (1968)

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Maurice Chevalier

La tournée mondiale des 80 Berges est commencée. Nous – C’est-à-dire François et Madeleine Vals et mon pianiste Fred Freed – avons quitté Orly dans un tintamarre de photographes, ils étaient, je les ai comptés, quatorze, plus actualités T.V. et journalistes, le tout me rappelant les grands départs de mon époque hollywoodienne des années 30, mais quarante ans plus tard.

La mignonne Mieille Mathieu, elle, partait pour Munich et elle était venue m’aider à coupers tranches du monumental canotier en gâteau qu’Air France offrait avec le champagne pour célébrer le début de ma dernière tournée.

Je partais cette fois-ci le coeur serré comme un coureur auto sentant qu’il appuie trop sur le champignon et risque d’être projeté dans l’autre monde dans son désir de battre les records.

Source : « Môme à cheveux blancs », P. 48 (Presses de la Cité)
Remarque : la photo du journal « Le Parisien » n’est pas extraite de « Môme à cheveux blancs » mais de « Maurice Chevalier » raconté par François Vals).

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80 berges,maurice chevalier,1968Notes :

–  Mireille Mathieu donnait un concert à Munich en janvier 1967 (dates contradictoires dans mes archives : 22 ou 25 janvier ?). Il ne pourrait s’agir de ce départ pour Munich là puisque MM écrit dans « Oui, je crois » (texte abrégé) : Ce début de l’année 1967 a été ensoleillé par Maurice Chevalier. […] Quand je suis arrivée à La Louque, il était rayonnant parce que Pierre Delanoë  lui avait apporté une chanson qui l’enchantait : « Je vais me la réserver pour mon quatre-vingtième anniversair, le 12 septembre de l’année prochaine. D’ici là Montréal me demande de chanter dans le cadre de l’Expo en Juillet ! Vingt représentations exceptionnelles. »  Par ailleurs, Maurice Chevalier arrivait à Johannesburg (République sud-africaine) le 16 janvier 1967.  
–  Maurice Chevalier entame fin 67 « La Tournée des 80 ans » qui traverse l’Amérique latine, les Etats-Unis, le Canada et l’Europe. Le 1er octobre 1968, Maurice Chevalier monte sur la scène du Théâtre des Champs-Élysées pour ses adieux officiels. Le 21 octobre, il quitte définitivement la scène.
– Il est encore possible de se procurer les livres de Maurice Chevalier par internet (Price Ministrer, par exemple).

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Johnny Stark, etc.

 
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On peut dire ou écrire n’importe quoi sur moi, pourvu qu’on orthographie mon nom convenablement, et qu’on n’y ajoute pas de « c ».

 
Oui, n’en déplaise à mes « amis », je m’appelle vraiment Stark, Roger, Oscar, Johnny. J’ai vécu en Corse jusqu’à l’âge de 11 ans. Puis dans le Midi. J’ai été engagé volontaire en Afrique du Nord. Mais voyez-vous, je n’évoque pas ces années-là pour servir ma publicité…
 
Johnny Stark est né le 29 août 1922, à 5 heures et 15 minutes. (« La véritable Mireille Mathieu », Emmanuel Bonini, pp. 75 – 76.)

Johnny Stark« Pépé Jo » ne possédait pas de téléphone, mais il avati investi dans un triporteur et parcourait ainsi les rues en collant lui-même les affiches. Emu et séduit à la fois par la volonté et l’efficacité du jeune homme, Loulou Gasté lui demanda de devenir l’imprésario de Line Renaud, peu après la participation de celle-ci au Tour de France 1949 (en qualité de chanteuse…). Son épouse Nandette (Nanou Taddei), s’improvisa elle secrétaire de la triomphatrice de Ma cabane au Canada et lui servi de témoin lors du mariage surprise offert à Line par son Loulou providentiel, à la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, le 19 décembre 1950.

(« La véritable Mireille Mathieu », Emmanuel Bonini, p. 77 – photo : blog dodi17) 

Liza Minnelli à l’Olympia

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Communiqué de l’Olympia.

« Si Hollywood était une monarchie, Liza serait notre princesse héritière. »

Ce mot de Fred Astaire résume l’histoire de Liza Minnelli, qui est d’abord une histoire d’héritage. Héritage de sa mère (Judy Garland), dont elle a pris la grâce et la voix. Héritage de son père (Vincente Minnelli), cinéaste perfectionniste avec qui elle tournera un film, Nina. Héritage de l’âge d’or hollywoodien aussi, où les entertainers, ces touche-à-tout capables de passer de la piste à la scène et du micro à l’écran, tenaient le haut du pavé.

Liza Minnelli s’est faite rare en France ces dernières années. Elle revient le 11 juillet pour un concert unique : un événement à ne pas manquer !

Location : mardi 29 mars à 10 h, en cliquant ICI ou bien par téléphone : 0892 68 33 68 (0,34 EUR/min.).

MM chante Ennio Morricone… un classique

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Cher Ricochet,

Lorsque Mireille avait chanté pour la première fois l’admirable « Un jour du reviendras » lors de chaque concert de sa tournée triomphale allemande de 1974, le public l’acclama fortement.

A cette époque, le disque n’était pas encore commercialisé alors que le public allemand espérait pouvoir l’acquérir très rapidement chez leur disquaire.

Aujourd’hui – et depuis longtemps déjà –  le disque / CD « MM chante Ennio Morricone chante » est devenue un classique que l’on a toujours pu, jusqu’à aujourd’hui, se procurer chez nos disquaires.

 Ces enregistrements constituaient une page inhabituelle dans la carrière musicale de MM. Il a fallu le temps pour que je m’y habitue. Il s’agit d’un travail des plus exigeants et des aboutis de Mireille dans sa langue natale, qu’est la langue française. Mireille y chante fantastiquement bien. La productions et les arrangements sont également de très haut niveau. Il s’agit d’un chef-d’oeuvre intemporel qui traversa toutes les modes grâce à ses immenses qualités.
(Signé Ulli Groh).

Pour lire l’article consacré au 33 tours/CD, cliquez ici.

Cher Ricochet, während der triumphalen Deutschlandtournee 1974 sang Mireille « Un jour tu reviendras » erstmals live in jedem Konzert, der jeweilige Höhepunkt, das Publikum tobte, doch die Platte war noch nicht fertig geworden und nirgends erhältlich, die Menschen verlangten in allen Plattenläden danach… Heute ist « MM chante Ennio Morricone » längst ein Klassiker, der bis heute niemals aus den Plattenläden verschwand. Ein außergewöhnliches Stück Musikgeschichte, an den ich mich damals erst gewöhnen musste; Mireille´s anspruchvollstes, reifstes Werk in ihrer Heimatsprache, fantastisch gesungen und ebenso produziert und arrangiert – ein Meisterwerk für die Ewigkeit, das in seiner immensen Qualität alle Moden überdauerte und weiterhin überdauern wird.

Autre chanson de cet album : Il ne reste plus rien.

Cité des Malpeignés

cité des malpeignésMireille raconte ainsi son déménagement :

« Au dernier voyage, on nous mit dans le charreton, avec les derniers cartons, et notre seul trésor : le phono et des disques de Piaf, de Tino et d’Opéras. Quand on arriva au bout du chemin pierreux des Malpeignés, on découvrir la ‘nouvelle cité’. »

« A l’école le partage se fit vite : il y avait ‘les Malpeignés’ et les autres. Et parmi les Malpeignés, les nullités du dernier rang. Ma compagne de banc était la petite Mireille. Comme moi elle n’était pas grande. On portait le même prénom, mais il y avait entre nous une grande différence : son père la battait presque tous les soirs. Il rentrait toujours ivre. Ses cris me bouleversient. Le matin comme moi, elle arrivait en retard à l’école parce qu’il fallait aussi qu’elle s’occupe de ses petits frères. Et elle avait tellement peur des mavaises notes, la pauvre, et d’être encore plus battue, que, quelquefois, elle n’osait plus rentrer chez elle. Alors, je la raccompagnais aussi tremblante qu’elle. »

« Grâce à la petite Mireille, j’ai su qu’on avait beaucoup de chance. Chez nous, on se retrouvait tous autour de la table, papa d’un côté, maman de l’autre, mais souvent debout, parce qu’elle voulait que nous mangions bien tous (même si ce n’était que des pommes de terre, s’ingéniant à les faire de différentes façon pour qu’on ne se lasse pas trop) ou bien pour faire têter ou pour langer le petit dernier. Et, se souvenant que sa soeur jadis jouait au violon de jolis petits airs, elle chantait une petite chanson : Mes parents sont venus me chercher/Dans l’dodo où j’étais bien couché/Pour changer ma petit’couche/Essuyer ma petite bouche… On était la famille qui chante, pas seulement à l’église le dimanche. Vivant les uns sur les autres, avec des murs qui transmettaient plus qu’ils n’isolaient, chacun étant au courant de ce qui arrivait à tous. Il n’y avait plus un logement libre à la cité des Malpeignés. C’était un drôle de mélange. »

(Oui, je crois – R. Laffont, 1987)

Chez les Mathieu, ça déménage

La véritable Demoiselle d’Avignon, ce n’est pas Marthe Keller, interprète, en 1966, du feuilleton télévisé du même nom, mais la chanteuse Mireille Mathieu. A sa naissance, ses parents habitent un minuscule 2 pièces, route de Morières. L’appartement se trouve juste en face de Notre-Dame de Lourdes où, plus tard, la future chanteuse fera sa communion. Au bout de quelques années, la famille s’agrandissant, les Mathieu déménagent pour un logement préfabriqué du chemin du Mal-Peigné. Ils le quittent ensuite pour un HLM : la Croix des Oiseaux.

La chanteuse offre une villa à ses parents

La chanteuse revient souvent dans sa ville, notamment route de Morières, dans la belle villa que Mireille a fait construire pour ses parents dans le quartier de son enfance, grâce à ses 1ers cachets importants. L’imposante famille s’y retrouve toute entière pour les fêtes de fin d’année. Toute entière, pas tout à fait : le père de la chanteuse, Roger, repose au cimetière Saint-Véran, avenue Stuart-Mill. Il l’avait surnommé la « villa du bon repos ». Il est inhumé dans le caveau familial de la chanteuse, en compagnie de l’imprésario de Mireille : Johnny Stark.

Les adresses avignonnaises de Mireille Mathieu
route de Morières
chemin du Mal Peigné
la Croix des Oiseaux
84000 Avignon
Vaucluse

Lieu d’inhumation de Roger Mathieu et Johnny Stark
Cimetière Saint-Véran
Avenue Stuart Mill
84000 Avignon
Vaucluse

Source : http://news.celemondo.com

Mireille Mathieu chante Ennio Morricone

 

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DISCORICOptf.jpgEnnio Morricone :

Je ne me souviens pas exactement quand j’ai fait la connaissance de Mireille Mathieu il y a quelques années. Je ne m’en souviens pas car j’avais déjà entendu le son de sa voix et admiré son beau visage, son sourire, sur les photographies les plus diverses.
Le fait que je ne me souviens pas où et quand j’ai fait sa connaissance est manifestement dû à une idée née dans mon subconscient.
Parce que je l’avait entendue à un haut-parleur et que je l’avais vue sur des photos. Je me suis imaginé que je la connaissais bien. Mais en travaillant avec elle pour l’enrgegistrement de mon disque je me suis rendu compte que je savais très peu de choses d’elle. On « attend » d’une aussi bonne chanteuse que Mireille une jolie voix (ce qu’elle a) et un beau visage (ce qu’elle a). Je croyais qu’une jolie voix et un beau visage étaient le maximum de ce que l’on peut attendre d’une star telle que Mireille.
Lorsque je suis arrivé au studio d’enregistrement pendant la préparation de ce disque, qui est aussi le mien, il y avait manifestement quelque chose de changé. A ce moment même, j’ai senti que ce que j’ « attendais » d’elle était moins que ce qu’elle pouvait « donner ». Sa grandeur artistique et humaine étaient tellement évidentes que pour moi : et je lui en suis reconnaissant, j’en suis très étonné. Je lui suis reconnaissant d’avoir surmonté des difficultés qui ne sont pas facilement compréhensibles pour des non-musiciens. Grâce à sa voix exceptionnelle, elle a pu chanter des mélodies qui avaient été composées pour des instruments et leur vaste registre.
J’admire la façon brillante et émouvant dont Mireille est venue à bout de cette tâche.
Je suis en outre très étonné et lui suis reconnaissant de la confiance qu’elle m’a accordée pendant les enregristrements. Sa confiance aveugle en mes directives, sa douce volonté et sa détermination, sa passion et la profondeur humaine de sa passion, l’instensité de l’exécution, et même la foi naïve avec laquelle elle a accordé sa confiance à ma musique – tout cela parce qu’elle avait la certitude que quelqu’un derrière la vitre du studio écoutait avec attention et lui portait une grande affection.
 
Signé : Enno Morricone (italien + anglais + allemand + espagnol + brésilien + japonais)
 
Chansons

Un jour tu reviendras (Spiel mir das Lied vom Tod) 
J’oublie la pluie et le soleil
La Califfa
L’éblouissante lumière
Il ne reste plus rien
Je me souviens
La Donna Madre
Da quel sorriso che non ride piu
La marche de Sacco et Vanzetti
Melodie

 
Existe sur 33 tours/LP (1974) et CD (Ariola/BMG 1998 – réédition japonaise 1999).

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Anonyme sur amazon.fr : Un des plus beaux albums de Mireille, sorti en 33 tours à la fin de l’année 1974. A l’époque, Ennio Morricone avait comparé la voix de Mireille à un instrument aux multiples nuances dans les commentaires qui agrémentaient, au même titre que de nombreuses photos, l’intérieur de l’album.
BMG/ Ariola(Allemagne) a fini par ressortir l’album en format CD en septembre 98 (puis BMG Ariola /Japon a fait de même six mois plus tard). 
Certains titres ont été enregistrés dans une église près de Rome. Tous ont, bien entendu, la griffe « Morricone » et surprennent un peu dans le répertoire généralement plus populaire de Mireille. Mais surprennent dans le bon sens : la voix y est d’une pureté extraordinaire, et l’accompagnement musical à l’avenant. « Un jour tu reviendras » (« Il était une fois dans l’Ouest ») est un choix judicieux pour entrer dans l’album, tant l’interprétation en est éblouissante, mais les neuf autres titres sont tout aussi surprenants, notamment « L’éblouissante lumière » (« Il était une fois la révolution ») ou « Je me souviens » (« A l’aube du cinquième jour »).
Les trois titres chantés en italien sont également très réussis, et « Mélodie » est une somptueuse clôture.
Bref, il faut à tout prix découvrir ce chef d’oeuvre de la demoiselle d’Avignon dont les véritables possibilités sont souvent méconnues du grand public.

Big Jock Joe. (amazon.com) – Mireille Mathieu has really outdone herself on this CD. Her beautiful voice is richly challenged in this assort- ment of unusually haunting melodies by Ennio Morricone. I especially liked the instrumentals in Da quel Sorriso che non ride piu. This CD is excellent because it highlights Mireilles tremendous voice range and passion!

Jean-Pierrre Mathieu. – C’est avec un vif plaisir que je constate la mise en ligne sur votre blog de ce magnifique album composé par Ennio Morricone pour Mireille dont l’interprétation classique donne une résonnance particulière. il y a une symbisose totale entre la voix et la ligne mélodique. Les arrangements musicaux et l’orchestration sont de toute beauté. C’est du grand art ! Ce disque est peu connu du grand public et c’est bien dommage et il serait souhaitable que Mireille reprenne lors d’un prochain concert ce titre phare  » Un jour tu reviendras « . Qui sait, il est permis de rêver… J’aime aussi particulièrement cette chanson en italien « Da quel so riso que non ride piu ».