Line Renaud à l’Olympia

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Ca y est, j’ai réservé ma place à l’Olympia !
Voir Line Renaud en concert, c’est avoir rendez-vous avec
la bonne humeur, l’élégance et le charme français.
Line Renaud sera pour la première fois à l’Olympia, en 2011.
C’est un événement en soi que les vrais amateurs de music-hall
ne voudront manquer à aucun prix.
Comme dans ses mémorables revues, ce sera à nouveau
un bouquet de bonheur. 

Cliquer ici pour entrer dans le site de l’Olympia.

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Tante Irène

img224D.jpgRICORETROptf.jpg13 décembre 1973. Décès de Tante Irène qui a accompagné Mireille les premières années de sa carrière.

Tante Irène est la soeur de Roger Mathieu. Une femme douce, modeste, dotée d’une très forte personnalité qu’elle cachait sous une apparence d’effacement. Une présence efficace à tout instant, le dévouement personnifié !

Quand la maman de Mireille partait à la maternité, Tante Irène arrivait à la maison, on peut dire machinalement. Le même rituel s’opérait si quelqu’un tombait malade, et une fois tout rentré dans l’ordre elle repartait comme elle était venue ! (MM)

Lorsqu’il fut question que sa nièce, Mireille, habite Paris elle fit ses bagages et vint s’installer avec elle. Elle s’adapte rapidement aux pénibles autant que redoutables périodes des tournées, des galas…
Pour Mireille, Tante Irène devient ainsi l’ombre de son sombre. Veillant à tout, elle ne se couche qu’après s’être assurée que tout est en ordre.
Tant Irène est si effacée et discrète qu’elle réussit à cacher , pendant des mois le cancer qui la ronge. Pieux, comme le sont tous les Mathieu, elle accepte son mal avec sérénité. Il a fallut d’un instant de faiblesse, pour qu’elle avoue, mais il était déjà trop tard.

Longtemps Tante Irène m’a caché qu’elle souffrait. Mais une fois je l’ai surprise dans la cuisine, le visage en sueur, pliée en deux. Je l’ai transportée dans sa chambre et l’ai obligée à s’allonger. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle m’a avoué qu’elle avait le cancer. (MM)

(Extrait de « Mireille Mathieu », Christian Page – Brea Editions)

Remarque : Le livre « Oui, je crois » (Jacqueline Cartier, Editions Robert Laffont) consacre un chapitre à Mme Irène Mathieu, sous le titre « La mort de tantine ».

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Jean-Luc. – Je crois que la superbe chanson « Tante Hélène » lui était dédiée. C’est vraiment dommage que Mireille l’ait retirée de son répertoire car c’était excellent. Qu’en pensez vous ? Bien amicalement.

Ricochet @ Jean-Luc. – Voilà une chanson qu’il me reste à découvrir. L’aurais-je oubliée ? Il me faut relire Cartier ou Bonini… Merci J.-L. 🙂 Amitiés.

Yves.– « Tante Hélène » est l’adaptation française d’une très belle chanson du Catalan Joan Manuel Serrat intitulée « La Tieta ». Mireille l’aurait chantée une seule fois à la radio (un enregistrement a été réalisé à cette occasion, mais de bien piètre qualité), mais jamais sur scène. Elle en chantait aussi un tout petit extrait dans un reportage télévisé précédant son Olympia 1973. Peu de temps après, elle apprenait que Tante Irène avait un cancer. Voilà probablement pourquoi elle n’a pas gardé cette chanson à son répertoire. Peut-être un jour la ressortira-t-elle comme titre inédit dans une compilation? »

Jean-Luc @ Yves. – Merci Yves pour ces informations. Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une adaptation en français. En fait, l’enregistrement a été réalisé au cours de la première de l’Olympia 1973 qui était retransmise en direct sur Europe 1 et qui avait accueilli le gratin du Tout-Paris…

Mireille Mathieu et Vigon

MM et Vigon 1966.jpgMireille est ici en compagnie de Vigon, un chanteur marocain. Cette photo date de 1966 ; elle a peut-être été prise à l’Olympia.

Vigon est un chanteur marocain naturalisé en France, né à Rabat, spécialisé dans le rhythm and blues, apparu dans le milieu des années soixante. Il a enregistré plusieurs disques, notamment pour Barclay, qui n’ont rencontré qu’un succès d’estime. Il a été aussi l’un des rares chanteurs français à signer pour la prestigieuse firme Atlantic (1968).

Vigon était une remarquable bête de scène, et il le reste. Il a notamment assuré, avec son groupe Les Lemons, les premières parties de Bo Diddeley, Setevie Wonder et Otis Redding à l’Olympia de Paris en septembre 1966.

Il se produit toujours sur scène dans les années 2000.

Le chanteur Michel Jonasz a débuté dans son groupe, Les Lemons.

Deux chanson parmi ses plus connues : Bama lama bama loo (1965), Harlem shuffle (1967).

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vigon

« Grégoire » – 75e anniversaire

75e anniversaire Grégoire_modifié-1.jpgRICORETROptf.jpgLa biscuiterie « Grégoire » fêtait sont 75e anniversaire en 1966.

Le GRAND GALA donné par Grégoire (La biscotte du boulanger ») a eu lieu le 19 septembre 1966, au Palais des Sport de Paris.
Mireille était alors en pleine ascension vers la gloire.
Jacques Martin participait également à la soirée.

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En plus du programme, les invités ont reçu un disque SP BARCLAY PROMO de l’OLYMPIA, sur lequel figurait un sticker (autocollant) portant la mention « Offert par Grégoire à l’occasion de son 75e anniversaire ».

Le 45 tours se trouvait à l’intérieur du programme dans un emplacement portant l’inscription : « En souvenir de son 75e anniversaire, « Grégorie » à la plaisir de vous offir un enregistrement 45 tours contenant deux grands succès de Mireille Mathieu : « Mon Credo » et « Quelle est belle ».

Mireille Mathieu est passée en deuxième partie du programme. Elle était accompagnée par Armand Motta au piano, Arthur Motta à la batterie, Fernand Gara à la guitare, Paul Rovere à la contrebasse et Françis Lai à l’accordéon.

Je remercie Morten (Danemark) et Cathy (France) d’avoir permis de cerner peu à peu l’origine de la photo que j’avais affichée sur « MM-Avignon » sans aucune information précise. Ce 8 décembre, Cathy m’a communiqué le lien permettant de confirmer ce qui était déjà écrit et de compléter l’information par des précisions importantes pour les « collectors » (cliquez ici).

Photo : couverture du programme.
Sources : Morten, Guy Labat, Cathy et www.fleursdevinyl.fr

Question : La biscuiterie Gregoire correspond-elle à la biscuiterie Gringoire-Bossard actuelle ?

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Cathy apporte une précision :

Voilà ce que je trouve sur internet : Grégoire et Gringoire ne font qu’un. Fondée en 1902, la marque sera brevetée en 1917. Grégoire disparaîtra au profit de Gringoire progressivement. En 1986, Brossard et Gringoire ne font plus qu’un. Tout va bien… sauf les dates !
Je ne trouve rien en cherchant seulement « biscuiterie Grégoire ». Peut-être s’agissait-il de l’anniversaire d’un site de production ?

(Source : www.deja-hier.com)

Autre précision de Guy Labat :

Bonjour. Brossard appartient desormais à Gringoire. L’usine Brossard existe toujours à St-Jean-d’Angely où je suis nè. J’habite a 8 km de cette usine qui faisait vivre la moitiè de la ville à une certaine époque

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grégoire,gringoire,ricorétro,75e anniversaire,1966grégoire,gringoire,ricorétro,75e anniversaire,1966

Mireille, Max Meynier et les voitures

982_b320ef49e22257e1096e163673d3f562 copie.jpgdyn002_small150_271_400_jpeg_49341_cced904a5b20cad65f2cad36b1394a01.jpgVick Vance écrit dans son livre  :

« [1966, Mireille] est victime d’un accident de la route. Sa D.S. que conduit Victor, un ancien cameraman de la télé, dérape sur l’autoroute de l’Ouest, près de Mantes. »

Toujours selon Vic Vance, en 1966, Mireille se déplaçait en cadillac à New York et en coupé Volkswagen blanc à Paris.

[1968] »Le 27 février, elle échappe à la mort dans un accident de voiture à Saint-Georges-d’Espéranche. Sa D.S. [n.d.r. DS 21] dérape sur une plaque de gravier dans un virage près de Saint-Jean-de-Bournay, dans l’Isère, et finit dans un ravin. »

[1971] « [Après le spectacle,] sa Mercedes la ramène tous les soirs à l’hôtel, et c’est ainsi, chaque fois. »

Le site « Fier d’être routier » écrit quant à lui :

1969
: Pour subsister, les maigres revenus d’un jeune comédien étant très aléatoires, Max Meynier fait le chauffeur de « Maître ». Il a ainsi pu conduire Mel Ferrer et Audrey Hepburn , mais aussi Michèle Morgan. Coquetterie de sa part, il refuse le port de la casquette et n’est pas bilingue. Un jour, on lui confie de conduire Mireille Mathieu durant sa tournée d’été. Mission délicate car Mireille a peur en voiture. Durant 2 mois, il promène Johnny Stark, Mireille et sa tante. Puis, au hasard d’une rencontre à Deauville, il fait ses debuts à RTL pour remplacer Bernard Schu en congés. Le premier disque qu’il passe est bien entendu un Mireille Matthieu.

[Le petit livre de Vick Vance « MM – Vedette à la Une », précise que « sa voiture est une Mercédès géante, et son chauffeur est si grand et si rond qu’elle le nomme Nounours ». Voiture achetée en 1969, modèle 600, et conduite par Max Meynier.]

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(DS)

Max Meynier était un animateur français de radio et de télévision né le 30 janvier 1938 à Lyon et mort le 23 mai 2006 d’un cancer . Il est incinéré au Père-Lachaise le 27 mai 2006. Il est resté célèbre pour avoir animé Les routiers sont sympas et Fréquence Max de 1972 à 1986 sur RTL. Ces émissions « mythiques » ont connu un vif succès auprès des professionnels de la route (800 000 auditeurs chaque soir en moyenne). Devenu l’une des voix emblématiques de RTL, Max est même parvenu, le 8 février 1974, à maîtriser un forcené qui, grenade en main, avait pris d’ assaut les studios de la célèbre station . Il l’a convaincu de se rendre à la police. Il a aussi animé les émissions de télévision Le juste prix en 1987 et 1988 et Des chiffres et des lettres en 1992. Deux disques sont aussi à son actif : * Allez la France , en 1977 * La Route, en 1981 Et un livre consacré à sa première transplantation cardiaque : * Quoi de neuf ? Mon cœur…

Article réalisé par le blog Avignon.
Sources : Livre de Vick Vance « Mireille Mathieu » et www.fierdetreroutier.com

1968 – Palladium de Londres

ccc9_1_b.jpg21 avril 1968 : Mireille donne un concert au London Palladium.

HISTORICO43.jpgDeux mois après l’accident de voiture du 27 février, à Saint-Georges-d’Espérance, Mireille enregistre son premier disque anglais et fait une rentrée triomphale, à guichets fermés, au « Palladium », de Londres dans un « one woman show ».

(Source : Vic Vance « Vedette à la Une »)

Enfin, mon disque anglais sortit : « Can a buterfly cry ? » […]. J’en travaillais d’autres pour la Royal Performance à la quelle la reine me convia une seconde fois. Il paraissait aimable que je chante en anglais « Hold me » et « I live for you ». Je retrouvais le Palladium en habit de fête, avec ses balcons fleuris, et mes complices de la télévision : Des O’Connor, Danny La Rue, Harry Secombe, Tom Jones… et je découvrais le tonus, les yeux de Ginger Rodger qui jouait un extrait de la comédie « Mame ».
La reine, adorant parler le français, me dit, avec un sourire épanoui : « Ah ! que je suis contente de vous retrouver après deux ans ! Le public anglais, tout comme ma famille, vous a beaucoup appréciée. Vous êtes une vedette franco-anglaise maintenant. Vive l’Entente cordiale ! ». Les quelques mots sur sa famille n’étaient pas sans humour. La chronique avait souligné avec insistance que le prince Charles était venu me voir dans mon tour de chant. Naturellement, il y eut des sous-entendus sur une « romance ».

(« Oui, je crois », Jacqueline Cartier – Editions Laffont 1984)

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MM Anglais.jpgNote : Avec les biographes de Mireille, nous errons souvent dans le vague : Vic Vance parle d’un « One woman show » ; Jacqueline Cartier, d’un « tour de chant », mais à la lecture il semblerait que Mireille n’ai chanté que deux trois chansons au Palladium.

Après consultation du site « Mon Credo » (www.moncredo.com), voici la liste des chansons interprétées par Mireille :

Je suis là / Veux-tu qu’on s’aime / L’amour / Géant / La chanson de notre amour / Mon credo / Paris en colère / Soldats sans armes / Où vont les coeurs perdus? / Viens dans ma rue / C’est ton nom / Un homme, une femme / Ne parlez plus / Qu’elle est belle! / Si peu de chose / La funambule / Celui que j’aime / Messieurs les musiciens / Pourquoi, mon amour ? / Alors nous deux / La vieille barque / Quand tu t’en iras / Ce soir ils vont s’aimer / Quand on revient / En écoutant mon coeur chanter / Pour un coeur sans amour / Ma pomme / Pour te revoir / Adieu à la nuit / Nous on s’aimera.

Mireille était accompagnée par Paul Mauriat et son grand orchestre.

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Christian Lalande. – Chanter trois fois officiellement devant la reine (la 3e fois en 1986… de mémoire) prouve que la reine apprécie le talent de Mireille Mathieu. Quand on connait bien le prince Charles, l’aurait-il demandé en mariage ? Combien de messieurs du métier ou autres en France comme à l’étranger pouvaient résister à une aussi jolie charmante et talentueuse femme comme Mireille… Cela prouve qu’elle pouvait autant séduire la reine et sa famille tout en plaisant au peuple. Son triomphe au Palladium le 28 avril 1968 en la présence du prince Charles et des rumeurs de romance… bah.

James. – Il ne faut pas confondre les participations aux Royal Performance Commands qui sont des grands spectacle conçus à la demande de la Reine et ce fameux concert du Palladium où Mireille a proposé un tour de chant. Il a d’ailleurs été diffusé, je crois sur Europe 1 et je l’ai entendu. Je ne souviens pas des chansons mais il me semble qu-il y en avait davantage en anglais. Par exemple CE SOIR IL VONT S’AIMER était en anglais et peut-être aussi QUAND ON REVIENT. Est-ce que quelqu’un aurait enregistré les John Davidson Shows avec Mireille? Ce serait super de pouvoir entendre les nombreux duos inattendus de ces programmes largement diffusés à l’époque dans les pays anglo-saxons.

Ricochet @ James. – Dans un autre article j’écrivais :  Le « Palladium ». – Le 21 avril 1968, deux mois après son accident, Mireille enregistre son premier disque anglais et fait une rentrée triomphale au « Palladium » de Londres dans un « one woman show ». Parmi les chansons anglaises de Mireille dans les années 60, citons : « When You Return », « Tonight’s The Night », « Sweet Souvenirs Of Stefan », « Hold me », « Sometimes », « Can A Butterfly Cry », « Dear Madame » et « Au revoir Daniel ». Ce qui prouve, une fois de plus, que l’affaire reste très confuse dans la mémoire des fans et les sources des biographes (Vic Vance, Jacqueline Cartier) pourtant subventionnés par Johnny Stark !

CD « In meinem Herzen »

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DISCORICOptf.jpgEn 2007 sortait le CD allemand « In meinem Herzen » qui annonçait la tournée allemande 2008. La critique n’avait pas plu à tous. En me relisant trois ans plus tard, je n’y vois rien de bien méchant. Aussi, je vous la propose à nouveau.

Mireille est généreuse avec le public allemand puisqu’elle lui offre quatorze nouvelles chansons. Nous voguons de schlager en schlager, autrement dit, c’est terriblement allemand et dans la lignée de ce que les chaînes ARD et ZDF sont habituées à nous fournir comme tralalas sentimentaux. Certains adorent, d’autres détestent, c’est une question de goût.
Pour juger ce CD, il faut tenir compte de la demande du public allemand qui ne sera pas déçu, car c’est une Mimi 100 % allemande que nous entendons.
Avec ce nouvel album nous sommes loin de « La Paloma Ade« , « Zu Hause wartet Natascha« , « Alles nur ein Spiel« , « Martin » et autres petites merveilles du genre. Mireille semble avoir opté pour des chansons intimes ou tout se passe entre elle et « lui ».
« In meinem Herzen » (« Une place dans mon coeur » en français) est dur-dur au départ avec les « r » qui grattent les cordes vocales de notre « Spatze von Avignon », mais cela ne l’empêche pas de se sentir libre comme un oiseau qui plâne sur la mer. Trop habitués à la version française, il est difficile de se prononcer.
J’aime bien la deuxième chanson « Tauch in ein Gefühl« . Quelqu’un d’autre à dû la chanter, car l’air ne m’est pas inconnu. Peut-être est-ce un succès de Christina Bach ? C’est bien orchestré (je me demande si c’est bien un orchestre qui accompagne Mireille tout au long du CD, je pense plutôt à un synthétiseur).
« Du warst meine Liebe » est la troisième variation sur un thème connu. Nous sommes dans la belle tradition de la chanson allemande et ça me plaît. C’est bien Mireille ! A chanter absolument en récital – avec Semino Rossi si possible. J’y entend l’écho de « Tout au bout de l’amour« , mais qu’importe.
« Der Wundervollste Mensch » le confirme : nous sommes en présence d’une Mirieille amoureuse qui vient de rencontré l’homme de ses rêves. « Du bist » beaucoup de choses donc pour un petit coeur énamouré. Ah, si on pouvait me parler comme ça. En passant, le jour où une femme me dit que je suis son parasol quand il peut averse, je ne douterai pas de son amour (Du bist mein Sonnenschirm im allerschlimmsten regen).
« Au revoir heisst nicht Adieu« . Mireille sera un éternel professeur de langues puisqu’elle explique aux Allemands qu’au revoir ne signifie pas adieu. Elle est forte Mimi ! Quant à moi j’ai appris à bien prononcer le mot « Sehnsucht » qui revient déjà trois fois depuis le démarrage du CD. La méthode à Mimi a du bon. La chanson me séduit. Est-ce que je m’appelle encore Rico ?
Je croyais entendre « Capri c’est fini » mais non, c’est « Die Farben der Traüme« . Les couleurs de l’amour sont tellement merveilleuses qu’elles m’éblouissent. Mireille y ajoute un arc-en-ciel comme la chinoise du coin me pique un parapluie sur mes beignets-bananes. En avant pour les illusions. J’imagine que c’est à moi que Mireille s’adresse et je vois une petite étoile briller. Zut, il me semble entendre une voiture qui démarre. Sacré Mimi – et l’humour en plus !
« Es gibt nichts zu bereuen » ferait très bien à l’Eurovision. Elle donne envie de faire un petit pas de dance. C’est bon pour la drague… en Allemagne. Garanti, j’emporte la chanson en Flandre et ce soir je ne reviendrai pas seul. A noter le petit choeur féminin qui soutient le refrain – ô douces voix.
« War Dir Blüht » est une chanson lente qui ne me botte pas trop. Je ne dis donc rien. La banalité pour briquets allumés n’est pas mon truc. C’est ce qui se passera sans doute en avril si Mireille la chante en public.
« Sing ein Liebeslied« . Là encore j’entends l’écho d’une autre chanson de Mireille. Celle-ci est douce, donc propice à créer une petite ambiance amoureuse. Une voix plus légère aurait mieux convenu.
Nous arrivons à la dixième chansons « Gott im Himmel« . Elle est dédiée au Saint-Père je présume. Johnny Hallyday n’aurait pas été mécontent de l’introduction qui me fait penser à « Vivre pour le meilleur« . Mireille y fait une profession de foi – les Allemands sont assez friands de chansons qui s’adressent à Dieu. Personnellement je les trouve insupportables, mais ici, pas de problème, ça passe comme une lettre à la poste ou plutôt comme une âme au ciel.
Les la la la la sont indispensable dans tout bon album allemand. « Leben will ich nur mit dir » n’y échappe pas. Mireille crie à qui veut l’entendre qu’elle veut vivre son rêve quotidien, car avec le bien aimé elle franchira tous les écueils de la vie. Ca fait du bien de rêver – jusqu’à la fin des temps. la la la.
C’est sur un accord de guitare que commence « Seit ich Dir gehör« . L’album a un thème très répétitif. C’est peut-être sa faiblesse. Cette chanson ici est belle, mais dans la masse elle pèse un peu. Dommage car elle est bien jolie. Heureusement qu’on ne se se lasse jamais d’entendre des mots tendres.
« Sie ist die Frau » .Oserais-je le dire ? J’y reconnais des passages d’une chanson qui a beaucoup de succès en Flandre. En Flandre elle a connu et connaît encore un beau succès. Sous forme de singel, « Sie ist die Frau » ferait un tabac. Le rythme convient aux jeunes et aux moins jeunes. Tous seront sur la piste au prochain bal.
« Du bist die Welt« . Nous voilà au bifteck. Tu es le sel dans la mer et si les jours sont pénibles, l’amour arrange tout. Bref tu es le soleil, que dis-je, le monde ! Frotting blues comme dans la version française « Tu es celui« . Mireille me semble plus modérée dans la note finale. La Marseillaise ou « MM-Avignon » doivent y être pour quelque chose. Zut, je n’ai pu m’empêcher… ce sera à cause de la Brabançonne.

Conclusion :

Le succès de cet album ne sera pas dû aux qualités vocales de Mireille, mais à sa personnalité et à la valeur qu’on attribuera aux chansons proposées. Bel album aux thèmes hélas répétitifs, mais la musique leur donne une couleur suffisamment particulière. J’aurais aimé une voix de temps en temps plus douce au phrasé plus arrondi.. La langue allemande doit y être pour quelque chose. Pourtant jadis…
Interpréter des chansons dans une autre langue n’est pas une sinécure. Mireille y arrive cependant très bien. Me voilà suffisamment satisfait pour vous recommander ce CD que vous trouverez en Allemagne et sur internet (www.amazon.de  par exemple).