MM et l’Opéra d’Avignon

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RICORETROptf.jpgL’Opéra d’Avignon, appelé initialement « Théâtre municipal » puis « Opéra d’Avignon et des pays de Vaucluse », est situé sur la place de l’Horloge. L’immeuble date du XIXe siècle.

Mireille y a chanté trois fois en tant que professionnelle.

14 décembre 2002 : concert dans le cadre de la tournée Olympia 2002.
30 janvier 2005 : concert donné par de nombreux artistes en faveur des victimes de l’Asie du Sud-Est (*).
10 décembre 2005 : concert dans le cadre de la tournée Olympia 2005.

Photo : Programme de la saison 2005-2006 de l’Opéra Théâtre d’Avignon.

(*) Mireille était à l’Opéra d’Avignon lors de la soirée au profit des victimes du raz-de-marée qui avait dévasté l’Asie du Sud-Est. Daniel Auteuil et Jean Alési présentaient le spectacle auxquels participaient de nombreux artistes classiques et autres. Les 20.000 euros récoltés ont été remis à différentes œuvres humanitaires venant en aide au peuple asiatique touché par le Tsunami.
Mireille avait interprété : « Quand on revient », « Tous les enfants chantent avec moi », « La vie en rose », « J’ai gardé l’accent », « La quête », « Mille colombes », « Ochie Chornié » et « Ma mélodie d’amour ».
Source : Le Dauphiné – Vaucluse Matin, 31.0l.2005.

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2004-tsunami.jpgTremblement de terre et tsunami

Le séisme de 2004 dans l’océan Indien est un séisme qui s’est produit le 26 décembre 2004, au large de l’île indonésienne de Sumatra. L’épicentre se situe à la frontière les plaques tectoniques eurasienne et indo-australienne. Ce tremblement de terre a la quatrième magnitude la plus puissante jamais enregistrée dans le monde.
Le tremblement de terre a provoqué un tsunami qui a frappé l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l’Inde, ainsi que l’ouest de la Thaïlande. Le bilan en pertes humaines est de 227 898 morts selon le United States Geological Survey. En terme de pertes humaines c’est l’un des 10 séismes les plus meurtriers et le pire tsunami de l’histoire.

Article complet sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre_du_26_d%C3%A9cembre_2004

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Yves nous signale que Mireille a aussi chanté à Avignon en 1984,
dans le cadre d’une courte tournée d’été. À cette occasion, elle s’était produite
dans la cour du Palais des papes, la veille même de l’ouverture du festival d’Avignon.

Pascal réagit : Effectivement Mireille a bien chanté en 1984 à Avignon, mais n’ a pas eu l’autorisation de chanter dans la cour du Palais des Papes ; elle a chanté sur le parvis. Le gala a été donné un jour avant l’ouverture officielle du festival, car les organisateurs de l’époque n’ont pas souhaité que ce spectale soit donné dans le cadre du festival.

Eric se souvient qu’il y a eu ce soir-là un sacré mistral…

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Concert au Canada (1971)

MMCanada1971.jpgDISCORICOptf.jpg 1971 : Mireille donne un concert au Centre National des Arts à Ottawa (Canada). Ce concert est enregistré sur un double 33 tours « Mireille au Canada » (Polydor 2675021). Le chef d’orchestre est Fred Farrugia.

Chansons :

LP 1 :

Introduction « Free Pop » (orchestre) / Dans la maisons des chansons / Pardonne-moi ce caprice d’enfant / La vieille barque / Can A Butterfly Cry / La princesse et l’amour / Nous on s’aimera / Sometimes / Medley : Viens dans ma rue – Paris en colère – Quand tu t’en iras – Un homme et une femme – La dernière valse – Qu’elle est belle – Je ne suis rien sans toi – Mon Credo.

LP 2 :

Love Story (Une histoire d’amour) / Donne ton coeur donne ta vie / En écoutant mon coeur chanter / Je ne sais pas ne sais plus / Sweet Souvenirs Of Stefan / Mon amour me revient / Nobody / Toi, moi, nous / An einem Sonntag in Avignon / Ma pomme / Der Pariser Tango / L’amour de Paris.

Ce disque contient l’enregistrement public du concert. L’orchestration de Fred Ferrugia est sobre, originale et parfois surprenante – je pense particulièrement à « Toi, moi, nous ». Jolies interprétations de « Pardonne-moi ce caprice d’enfant », « La Princesse et l’amour », « La vieille barque » et « En écoutant mon coeur chanter ».

Vous entendrez sur cette sélection YouTube : « Toi, moi, nous » et « La princesse et l’amour ».

La voix du peuple… du fond du coeur nous entend

mmrrrenspet.jpgRicoEdito.jpgLa rentrée de Mireille après son repos bien mérité à Avignon.

Moscou est la prochaine destination de notre demoiselle, puisqu’elle y donnera quelques galas dans le cadre de ses 45 ans de carrière dans la chanson.
Le retour à Paris pour la sortie d’un best of ne devrait pas être trop fatiguant puisque, sauf erreur, ce best of devrait être celui qui nous a été proposé lors de la tournée allemande « Meine grössten Erfolge ». La surprise serait évidemment qu’il s’agisse encore d’un autre best of, j’aimerais parfois croire au  père Noël. Mais comme je l’ai déjà dit, avec Mireille on ne sait jamais, les 2 CD pourraient bien être présentés différemment.
Si la sortie de ce best of occasionne une quelconque fatigue pour Mireille, espérons qu’elle se fasse sentir du côté de la promotion, sous forme de nombreux passages dans les médias – et particulièrement à la télévision. 
La cérmonie de remise de la médaille de la Légion d’honneur ne devrait pas non plus être trop éprouvante pour Mimi-Callas, sinon pour le Président de la République ou le ministre de la Culture qui devra veiller à épingler la médaille sans douleur pour la promue. Mais n’ayons nulle crainte, les officiers de Légion d’honneur étant mieux armés que les chevaliers.
Il est dommage que Mireille qui se discipline si bien à préparer ses futurs concerts à Moscou, ne fasse pas profiter nos régions du fruit de son labeur.
Mireille fête ses 45 ans de carrière au Kremlin, reçoit les honneurs à l’Elysée, sort un best of qui tourne depuis des mois sur les lecteur CD du public allemand, mais ses fans francophones, les vrais, ceux de la première heure on été oubliés. Ils ne sont pas invités à la fête. Ma morale de cent sous ne peut s’empêcher de penser que, à défaut du grand public, Mireille aurait pu consacrer aux moins deux soirées parisiennes à ses fans pour fêter ses 45 ans de carrière. Elle y aurait fait un triomphe, peut-être en vase clos, mais solide de fidélité.
Contrairement à Jeanne d’Arc, Mireille laisse les langues étrangères édicter ses lois et nous les fans avons le froid moscovite au cœur. Comment croire encore que passionnément elle nous regarde, que du fond du cœur (et non du temps) elle nous entend ? Depuis 2005 c’est le silence sur la grande scène. 
Une voix intérieure me souffle que 45 ans de carrière ne se fêtent pas un jour, mais un an. Nous avons donc du 21 novembre 2010 au 20 novembre 2011 pour être invités à la table d’hôte.

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 Reynald. – Je suis en osmose avec cette réflexion, je n’aurai pas mieux fait. Merci.
 Philippe (Don). – La gestion de carrière de MM reste imprévisible et l’on n’est jamais à l’abri d’un coup d’éclat inattendu, préparé dans le plus grand secret. Ou, au contraire, il peut s’agir d’un long silence ou d’un projet décevant. Dans l’immédiat, hormis la promotion au rang d’officier de la Légion d’honneur et la sortie d’une compil déjà en possession des fans, je ne pense pas qu’il se passe grand chose en France. Et je doute que le Best of fasse l’objet d’une promotion soutenue. Il faudra attendre la sortie d’un nouvel album en 2011, accompagné de concerts probablement, pour qu’elle se consacre à séduire à nouveau le public français.
La célébration des 45 ans de carrière en Russie peut se justifier: c’est le pays où elle garde son statut de star, voire d’icône; où on l’accueille avec les plus grands honneurs; où elle a sans doute l’impression d’être reconnue à sa juste valeur. Et puis la presse internationale se fait l’écho de ses apparitions à Moscou, ce qui conforte son image de star internationale.
La question que je me pose, c’est la suivante: comment va-t-elle célébrer cet anniversaire en Russie? J’espère qu’elle innovera et ne va pas ressortir au public russe le même récital que ces 10 dernières années – avec ou sans Ciao Bambino Sorry! J’espère aussi qu’elle fera l’effort d’apprendre au moins une autre chanson russe, il serait temps! La sortie d’un album russe, ou d’un live-anniversaire, ou d’un DVD du concert me parait utopique, mais qui sait ?

Palais des Congrès (1990)

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RPHMMJB3.jpg« Je suis un fan, mais je ne me suis jamais interdit la critique. Ni la contre-critique… On entend toujours dire que Mireille Mathieu devrait changer de coiffure. Je ne suis pas d’accord. Elle a créé son image et n’a aucune raison de la modifier sur la base de remarques de ceux qui, précisément, ne l’aiment pas. Les fans de Mireille l’aiment comme elle est. J’en connais beaucoup qui n’apprécièrent pas en 1990 sa tentative de changement de look : un carré à la Louise Brooks. Leur remarque : Ce n’est plus notre Mireille ! S’il faut d’abord disserter sur le « Mimi brushing » avant d’apprécier sa voix, cela devient grave. (Emmanuel Bonini cite un fan dans « La véritable Mireille Mathieu »)
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HISTORICO43.jpgCe que je me plais à appeler le syndrome de Verlaine (ni tout à fait la même  ni tout à fait une autre) est bien présent lors de cette série de récitals donnés au Palais des Congrès de Paris, à partir du 6 novembre 1990, soit quatre ans après celui de 1986.

301741625_L.jpgQue s’est-il passé entre-temps ? Du chagrin,de la tristesse et des beaucoup de soucis. Johnny Stark, l’homme qui a consacré sa carrière de manager au talent de la demoiselle d’Avignon nous a quitté le 24 avril 1989. « Pour la première fois, l’aigle baisse la tête » écrira Emmanuel Bonini. Mireille prendra sa carrière en main avec sa soeur Monique (Matite) et se verra contrainte de réduire l’intensité de ses prestations et de sa production discographique.

 
La même année, Mireille sort son album « L’Américain » dédié à Johnny Stark, les autorités chinoises répriment dans le sans, place Tienanmen à Pékin, le dalaï-lama reçoit le prix Nobel et l’ouverture du mur de Berlin marque symboliquement la fin de la guerre froide. Mais en 1990, la deuxième guerre du Golfe est annoncée par l’échec de la médiation organisée à Djeddah. Au mois d’août l’Irak envahit le Koweït et l’opération « Desert Shield » se prépare ». Le monde est inquiet.
 
C’est dans ce climat de « ciel noir » que Mireille interprétera durant près de 90 minutes, et sans entracte, 23 chansons. Pour la première fois peut-être dans sa carrière, Mireille est proche de l’échec.

Si les spectateurs ne sont pas là, Mireille semble ailleurs. Il est difficile d’en préciser la raison. Certains y on vu une mauvaise promotion publicitaire, d’autres un malaise causé par une nouvelle coupe de cheveux, d’autres encore un nouvel album peu convainquant, voire les préparatifs de la guerre du Golfe qui font que le coeur n’y est pas.
  
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img645rico_modifié-1.jpgMireille a interpété :
 
Jezebel – Mon Credo – Celui que j’aime – My man – L’Américain – La vie en rose – De Gaulle de France – Paris en colère – Love Story – Un homme et une femme –  L’enfant que je n’ai jamais eu – Les 3 cloches – Ce soir je t’ai perdu – Mon Dieu – La violence, celle qui tue avec les mots – Vis ta vie – Une femme amoureuse – Amour défendu – New York, New York – Aux marches des églises – 3 milliards de gens sur terre – Parler d’autre chose – La Quête.
 
Orchestre sous la direction de Jean Claudric.
Spectacle dédié à Johnny Stark.
Programme contenant une lettre d’Alain Delon et Quincy Jones.
Texte de Jacqueline Cartier : « Une légende en marge du show-biz ».
 
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Article écrit après avoir consulté diverses sources :
Wikipédia France (guerre du Golfe)
– Yahoo !! (événements de  1989)
– Programme du concert
– Emmanuel Bonini (« La véritable Mireille Mathieu » – éditions Pygmalion)
– Mes souvenirs et vôtres .
 
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Martine. – La période était particulièrement troublée dans le monde, Mireille venait de vivre des moments difficiles (moi aussi, entre parenthèses), dès lors, je comprends parfaitement le désarroi de Mimi et c’est vrai que cela se sent dans son interprétation mais quoi, un être humain n’est pas une machine, sans sentiments et, que je sache, Mireille est faite de chair et de sang ! Ce n’est donc pas étonnant qu’elle semble être ailleurs dans ses pensées, on le serait à moins ! Non ? Alors, soyons magnanime envers ce moment, que je qualifierai, de  » lassitude ! »

James. –  Pour ma part, j’ai trouvé le programme de ce spectacle beaucoup plus mature que d »autres spectacle de MM. Je ne sais pas si ce spectacle a fait recette ou no en tout cas la salle était pleine lors du spectacle auquel j »ai assisté. La conjoncture était très morne à ce moment là et Mireille n’a pas été la seule a en subir les conséquences bon nombre de spectacles en cette période là ont tourné court. Elle a mené jusqu’au bout son spectacle, je crois sur plusieurs semaines et je garderai toujours le souvenir de sa dernière chanson « La Quête » interprétée de façon magistrale dans une mise en scène lumière très élégante je crois aussi me souvenir d’une version très sobre de « Amour défendu » qui, pour moi, n’est pourtant pas le genre de chansons que je préfère et qui pourtant là, avec une seule guitarre pour accompagnement prenait une dimension tout à fait différente.
(Aucun rapport mais connaissez vous DIVAS BILLBOARD ? http://divasbilboard.blogspot.com/2011/12/12-petula-clark-classement-provisoire.html ?  Je ne crois pas que ça serve à grand’chose mais vous pouvez votez pour votre diva favorite.)

The Attala. – Juste pour la coiffure, Mireille est tellement jolie que toutes les coiffures lui vont à merveille. Celle qui lui convient le mieux évidemment c’est celle avec laquelle on l’a toujours vue, c’est une coupe classe et en même temps qui lui donne l’air d’une éternelle adolescente.

Emmanuel Bonini (au sujet de la vidéo). –  Une voix unique. Un diamant qui ne demandait qu’à briller. Assis à la droite de Dieu, Pépé Jo peut-être fier de sa « petite ». N’oublions cependant jamais que l’art reste plus grand que les hommes.

Philippe (Don). – Avec ce spectacle, MM a voulu offrir autre chose à son public, aussi bien visuellement que dans le choix des chansons. Le Palais ddes Congrès de 1986 avait des allures de grand show et donnait dans une certaine démesure. Quatre ans plus tard, c’est un spectale plus recentré, plus intimiste, que l’artiste nous propose, et différent. Même si on retrouve inévitablement des incontournables du répertoire, il y a cependant la volonté d’innover – trop peut-être pour un public amateur de tubes? Au final, un très beau spectacle avec quelques moments très forts: Mon Dieu, Amour Défendu et La Quête (entre autres).
Quelques années plus tard, avec le retour à l’Olympia, on ne retrouvera plus cette volonté d’innover: MM misera tout sur les tubes. De quoi nous faire apprécier d’autant plus les variations: Celui qui m’Aimera, Quand on n’a que l’Amour, Les Gens du Nord (à Lille uniquement), La Solitude, …
Pour le reste, peu d’évolution d’un Olympia à l’autre. »

Hugues. – Salut Ricochet. J’ai un souvenir particulier de ce Palais des Congrès. D’abord, les deux soirs où j’y suis allé, la salle n’était pas pleine, et c’était la première fois que je voyais ça, je me suis alors dit que quelque chose était cassé, le public se détournait, on avait changé d’époque. Mais, dès que Mireille a entamé sa première chanson, « Jezebel » sans intro, dans le noir, un grand frisson m’a parcouru et j’ai oublié tout le reste, toutes les vicissitudes. Mais c’est la première fois que je me suis dit que Mireille avait fini sa grande période de vedette incontournable, que, sans que je m’en aperçoive, on était passé à autre chose et qu’il ne me resterait que les souvenirs. Mais ceux-ci sont merveilleux et nombreux. Ils nous tiennent chauds encore pour longtemps. Amitiés.

Ulli. – Ich bin 1990 von Frankfurt aus mit meinem alten Auto nach Paris gefahren, um Mireille im « Palais des Congres » zu erleben. 2 Abende lang. Ich war entsetzt über die vielen leeren Zuschauerreihen. So etwas hatte ich bislang – insbesondere während der triumphalen Deutschlandtourneen – noch niemals gesehen. Mireille, die erfolgsverwöhnte, musste den wohl ersten Knick ihrer Karriere verkraften, und das ausgerechnet in einer Zeit, während der sie durch den Tod von Johnny Stark alle Kräfte neu gewinnen musste, um sich zurechtzufinden. Ich war unglücklich darüber, konnte es nicht verstehen. Konnte es vor allem deshalb nicht verstehen, weil diese Konzerte außergewöhnlich gut waren – von der Repertoirezusammenstellung, der Garderobe wie auch der vokalen Brillanz der Künstlerin. Angefangen vom sensationellen « Jezebel » über das tief berührende « Les trois cloches », « Mon Dieu » bis hin zu « La Quete » – Mireille war wunderbar, ja einzigartig; noch heute sind diese Konzerte in meiner Erinnerung sehr präsent, obwohl ich die Möglichkeit hatte, sämtliche(!) ihrer Tourneen in Europa zu besuchen. Ich denke, das mangelnde Zuschauerinteresse war a) der doch sehr dürftigen aktuellen LP « Ce soir je t´ai perdu » (Lediglich 9 Chansons, darunter nur sehr wenig neue) sowie b) der miserablen Promotion geschuldet. Mit Johnny Stark war eben auch das Know-how gegangen und es gab niemanden, der sich in der Lage sah, das so entstandene Chaos zu ordnen.

Essai de traduction.
J’avais quitté Francfort avec ma vieille voiture pour aller applaudir Mireille au Palais des Congrès de Paris deux soirs de suite. J’ai été effrayé de voir tant de places inoccupées. C’était du jamais vu jusqu’ici car ses tournées avaient toujurs été triomphales de MM – particulièrement en Allemagne. 
Mireille encaissait probablement la première « déconfiture » sa carrière, et cela au moment même où elle venait de subir la perte de son imprésario, Johnny Stark, et où elle devait rassembler ses forces pour donner une nouvelle orientation à sa carrière.
Cela m’a rendu triste ; je n’arrivais pas à le comprendre, d’autant plus que ces concerts était particulièrement bons aussi bien sur le plan du répertoire que de l’habillement et des brillantes qualités vocales de l’artiste.

Le concert a commencé avec le sensationnel « Jezebel » et s’est poursuivi avec de très émouvantes interprétations comme « Les trois cloches », « Mon Dieu » et « La Quête ». 
Mireille était merveilleuse, pour ne pas dire unique. Ces concerts restent aujourd’hui encore très vivants dans mon souvenir et ce, malgré le fait que j’ai pu suivre toutes ses tournées européennes.

Je pense le manque d’intérêt des spectateurs potentiels était dû à la sortie du disque (LP/CD) « Ce soir je t´ai perdu » qui ne comportait que 9 chansons (dont quelques-unes seulement étaient nouvelles), ainsi que de la promotion assez boiteuse du concert proprement dit.
Le savoir faire (know-how) de Johnny Stark s’en était allé avec le maître et personne n’avait été en mesure de mettre bon ordre au chaos qui s’était créé.

Ricochet @ Ulli. – En me basant sur mes souvenirs, il semble que ce Palais des Congrès était placé sur le signe du malheur car : 1. Il y a eu le décès de Johnny Stark. – 2. Les conflits armés prenaient de l’ampleur. – 3. Le PDC 1990 ne répondait pas l’attente initiale. En effet, et là ma mémoire me trahi peut-être, Robert Hossein devait être le metteur en scène de ce spectacle. Or, nulle trace de Robert Hossein dans le programme… J’en conclu que celui avait décliné l’offre et que le spectacle s’est fait « dans la hâte » de manière à satisfaire TF1 qui souhaitait diffuser un des concerts et commercialier une cassette VHS. La durée du spectacle en dit long : 1 h 20, sans entracte !
En ce qui concerne le LP/CD « Ce soir je t’ai perdu », je compte 4 nouvelles chansons : « Ce soir je t’ai perdu », « Vis ta vie », « Maîtresse d’école », « Parler d’autre chose » ; un nouvelle version – très différente et très belle – de « Celui que j’aime » et 3 grands succès : « Une femme amoureuse », « Amour défendu » et « Paris en colère ». En y ajoutant la reprise de « Mon Dieu » nous arrivons effectivement à 9 chansons. Ce CD, dont j’aimais beaucoup la photo, ne m’a pas déçu, même si je trouvais que MM en faisait de moins en moins.

Andrès. – Si le coach Aznavour avait pris la suite de Stark est-ce que ça aurait changé quelque chose, déjà pour les places vides ?

Map. – Le spectacle le plus réussi de Mimi est celui-là (avec l’olympia 1997) ; elle est à son sommet, look renouvelé et classieux comme elle seule en a le secret faisant corps avec la présentation scénique. J’ai assisté deux fois aux représentations, on avait l’impression que les murs du Palais du Congrès allaient s’écrouler tant l’émotion puissante de sa voix remplissait le vaisseau. J’en ai encore la chair de poule. L’album paru à l’occasion rend bien compte de l’évolution de l’artiste. S’il était encore besoin de prouver qu’elle est la plus grande, c’est cette performance qu’il faudrait retenir, supérieure à son premier passage dans cette salle.

Didier. – J’y suis allé deux fois et je m’y suis senti bien seul. MM sans doute aussi, à la recherche de sa véritable identité musicale (4 chansons de Piaf + la petite robe noire), une voix très très abîmée (merci jeannine Reiss), un orchestre assez minable, des éclairages catastrophiques, des chansons nouvelles heureusement sur bande (« De GAULLE » notamment) mais pas de réel moment d’émotion voire de complicité sauf, peut-être, pour l’émotion, son interprétation brillante de « La Quête ».
Le rideau est tombé, je me suis dit qu’on ne la reverrait pas de sitôt, le « pape » JJ Goldman a dit pubiquement dans une émission présentée par Lombroso que sa façon de chanter était dépassée. Elle participe à quelques émissions de TV en Europe (toujours en play-back), et la revoilà en 1993 avec son album dédié déjà… à Piaf : c’en est fini, Mireille, tu as définitivement perdu ton identité musicale et les français te tourneront désormais le dos, à tort ou à raison: il y a bien eu ses prestations chez Drucker mais que dire de son duo avec le prodige américain Josh Groban : affligeant, pour lui. Que la Russie la reçoive comme une reine, soit, mais comment ne pas croire au conditionnement des masses russes, quand MM occupe la place rouge, lors du denier festival de musique militaire, en chantant d’une voix éraillée un extrait de l’hymne russe à capella… consternant. Je la revoyais récemment dans un extrait d’un show Tom Jones en 1969 et là elle chantait en direct: quelle autorité à la fois dans la voix et l’expression scénique: la Mireille, en tout cas ma Mireille, c’est celle-là, elle ne retrouvera plus jamais après ce zénith.

Ricochet @ Didier. – Grrrr ! Comme témoin à charge on ne fait pas mieux 😉 J’espère que vous n’êtes pas de Toulon ! Enfin, puisque nous sommes en démocratie, jouons le jeu. Mais j’annonce d’emblée qu’il n’y aura pas de débat ad libitum sur ce point.
Pour le concert 1990, je n’ai jamais caché ma déception pour l’ensemble du spectacle. Cela dit j’ai retenu quelques moments forts : « Les trois cloches », « Mon Dieu », « De Gaulle », et « La Quête » interprétée deux fois – du moins le jour où j’y étais. L’orchestration était-elle si mauvaise ? Je ne le pense pas. Je me tais sur le playback car sans preuve, le silence est de mise. Que ceux qui ont la VHS jugent par eux-mêmes. Quant à J.-J. Goldman… voici ce qu’Emmanuel Bonini écrit dans « La véritable Mireile Mathieu » : « Goldman a bien déclaré que la façon de chanter de Mireille Mathieu et celle de Michèle Torr étaient démodées mais si cette réflexion avait un sens, qu’est-ce la mode face aux goûts ? En 1998, Jean-Jacques Goldman fera amende honorable en invitant la « petite » aux restos du coeur, dont il est l’éminent patron. » 
En ce qui concerne la voix de MM, vous parlez de zénith en 1969, ce qui m’étonne car jusqu’à présent j’ai toujours considéré que sa meilleure période était comprise entre 1970 et 1985. Bien que non parfait, son répertoire français est excellent jusqu’à son dernier album, à savoir jusqu’en 2005. Que dit Emmanuel Bonini dans « La véritable Mireille Mathieu » ?
« […] Or sans « pépé Jo » l’aventure tourne à la retraite de Russie. La presse fait état du désarroi de Mireille Mathieu et parle « trahison » et « mensonges » dans l’entourage de la chanteuse. Mireille elle-même confie : Lorsque je m’en suis rendu compte, j’ai été complètement anéantie. Carrément KO. Exactement comme un boxeur sur un ring. A ce moment-là, j’ai ressenti le besoin de prendre du recul pour faire le point. Faire le ménage, aussi, autour de moi…
Mathieu risque sans péril un changement de look (un carré à la Louise Brooks). Ses fans n’apprécient pas ; elle fait marchine arrière.
Un palais des Congrès 1990, programmé avant la dernière farce du Boss, qui marchote mais dont elle n’a pas à rougir – quarante mille spectateurs en vingt-trois dates -, suivi d’un disque en français […]. En France son image a pris un sérieux coup de vieux, dont la disparition de Stark donne toute la mesure. »

Andrès. – Je n’aime pas trop que l’on puise dans le répertoire des autres chanteurs, mais là avec « La Quête » Mireille a fait une très émouvante interprétation, qui aurait sûrement fait plaisir à Jacques Brel.

Dan. – Sans vouloir être « à charge » lol, je dois reconnaître que mes sentiments sur le spectacle sus-nommé sont assez proches de celles de « Didier » (Je précise bien que j’ignore qui c’est!) quant au constat vocal. J’ai eu à quelques reprises donné sur ce forum mon propre avis (de pro) sur le désastre vocal engendré par le travail avec J. Reiss, que j’estime toutefois pour son travail dans le domaine lyrique. Mais encore une fois, c’est une chef de chant et non pas une prof de chant et surtout pas dans ce domaine. Je ne peux donc qu’approuver ce qui a été dit plus haut.
Je n’ai pas vu le spectacle sur place, hélas. Je l’ai donc découvert par le biais de la VHS. Pour ma part, ce fut la première vraie déception venant de MM. Les problèmes de justesses sont atroces dans pas mal de chansons (Oulahhh Amour défendu…) et la fêlure vocale (qu’on perçoit en 1986) devient brèche. A l’heure actuelle, c’est un gouffre.
De fait, je rejoins un peu Didier sur le fait que je n’arrivais plus à retrouver tout ce que j’aimais dans cette artiste à partir de cette époque, quel que soit l’attachement que j’avais. Je passe sur la coiffure… Il reste cependant quelques moments plus qu’honnêtes durant le spectacle, notamment « La Quête » sauvée par un supplément d’âme particulier assez émouvant, vu le contexte de l’artiste. Idem pour Mon Dieu où l’on oublie les vicissitudes vocales tellement l’émotion est à fleur de peau et authentique. Le duo avec Groban? Ben oui, lorsque je l’ai vu, je me suis dit que le gars avait dû drôlement regretter de s’être embarqué dans cette galère… Pour les prestations russes, je préfère ne rien rajouter car j’ai peur de la dureté de mon propos tant je trouve cela indigne et ridicule…

Ricochet @ Dan. – Voyez l’article « Ca fait mal docteur ? » en cliquant ici : http://avignon.skynetblogs.be/archive/2010/08/10/ca-fait-mal-docteur.html

Didier. – Pour clore le débat sur ce sujet, je précise que MM chantait sur une bande orchestre pour De Gaulle mais pas en play-back; par contre, si vous jetez un coup d’oeil sur des extraits d’émissions auxquelles elle a participé ensuite, notamment en Espagne, MM chante en en play-back de même qu’elle chantait en play-back lors de l’hommage que lui a rendu la tv ukrainienne en 2012.

Ricochet @ Didier. – Mireille Mathieu a souvent fait du playback à la télévision. Les vidéos YouTube en témoignent. Cela n’a rien d’exceptionnel, vu que tous les artistes de variétés s’offrent ce confort. 

Andrès. – Dans le CD de 2005 je ne perçois pas de fêlure dans la voix de Mireille , à moins que, dans un studio, l’on puisse rectifier. Il est vrai que ces chansons demandaient moins de qualité vocale. Donc si le prochain CD de Mireille est de même facture que celui de 2005 il me conviendra sans problème.

Les merveilleux nuages

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Photo de Mireille peu ordinaire qui saisit l’âme d’une l’artiste dont les feux de la rampe
oblitèrent l’essence.  J’y lis un soulagement, un plaisir doux d’échapper au quotidien,
une inexplicable résignation ou l’acceptation d’une fatalité dont je n’ai pas la clé.
Sous le ciel le Paris il fait bon regarder les nuages – ces merveilleux nuages,
voyageurs silencieux qui reposent le coeur dans un glissement protecteur .
Photo apaisante, nostalgique et belle, messagère d’un appel de l’irréel.
Sourions ensemble à la vie, oui, mais avec beaucoup de tendresse,
de résignation et un soupçon de tristesse.

(Ricochet)

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Il existe des milliers de très jolies photos de Mireille, mais d’entre toutes,
celle-ci pourrait bien être celle que je préfère. Mireille telle qu’en elle-même… 
(Photo de Michael Riehl, datée de mars 1998)

Son 1er 45 tours

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3 mars 1966 : Mireille Mathieu et son producteur, Eddie Barclay, lancent le premier 45 tours.
Plus de 1 335 000 d’exemplaires sont vendus.
  
Le salaire des larmes, d’une multitude d’heures d’un travail acharné ininterrompu,
écriraChristian Page (Mireille Mathieu – Bréa Editions, p. 50).
Jacqueline Cartier en parle dans « Oui, je crois » (Laffont – pp. 176-177.
 
Voyez aussi les articles : 
« Mon Credo – Le 45 tours » (cliquez ici)
« The Fabulous French Singing Star » (cliquez ici
 
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1 335 000 exemplaires vendus ! « Oui, je crois ». Ce sont les premières paroles de ce premier 45 tours tant attendu, dont la pochette laisse exploser un bonheur juvénile auquel on adhère. La frange de la « petite » est signée « Elrhodes, le nouveau coiffeur chic et branché de la planète du show biz. Au recto : Mireille pose avec Marcelle, Roger et tous les siens, autour de la table de la salle à manger à Avignon. Sous la photo, il nous est sobrement indiqué que Françoise Dorin, Francis Lai et François Rauber, orchestrateur de Jacques Brel, ont apporté leur contribution et un peu de leur univers à ce vinyle qui deviendra collector.

(Source : E. Bonini, « La véritable Mireille Mathieu »)

Titres sur le 45 tours : C’est ton nom (F. Lai – F. Dorin) – Ne parlez plus (Jil et Jan) – Mon Credo (S. Pascal – P. Mauriat) – Ils s’embrassaient (G. Magenta – S. Lebrail)

Le paradoxe est bien présent avec ce 1er disque de Mireille puisque « Mon Credo » figure sur la face B du disque. Or, dès le début c’est la chanson qui s’est imposée. Aujourd’hui encore je n’ai pas compris ce qui justifiait cet ordre sur le 45 tours puisque la promotion s’est axée sur « Mon Credo ».
 
« C’est ton nom » était énormément appréciée par le public, la radio la passait bien souvent.
Les quatre chansons de ce 45 tours n’ont pas laissé indifférents ceux qui deviendraient rapidement fan de « la petite ». « Ne parlez plus » avait des accents de « protest song » qui étaient dans vent à l’époque. Qui ne se souvient du « je proteste contre ceux qui ne protestent pas » d’une dénommée Stella (voir YouTube plus bas) ?
     

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avis_modifié-3.jpgJames. – Lors du passage à l’Olympia de MM, le verso de la pochette présentait un plan d’Avignon avec les lieux strategiques de la vie de MM. Il me semble aussi avoir entendu dire que Mireille n’était pas fan de cette chanson au départ et qu’elle lui préférait « C’est ton nom »… comme quoi…
 
avis_modifié-3.jpgWolfgang. –  Salut Rico, – Peut-être une idée, une explication, qui pourra calmer un peu ton étonnement concernant l’ordre des titres du 1er disque. Ceux qui rêvaient encore d’une nouvelle « Piaf » étaient certainement plus satisfait avec des titres comme « C’est ton nom », « Ils s’embrassaient » et « Ne parlez plus » – mais la promo s’appuyait peut-être plus sur « Mon crédo » parce que Johnny Stark voulait dès le début mettre un accent sur la diversité de Mireille ?? Amicalement – Grüße W. » 
 
avis_modifié-3.jpgRicochet @ James. – Je l’ignorais. Merci pour ce complément d’information intéressant. Je ne pense pas que Mireille n’aimait pas cette chanson, mais qu’elle trouvait que « C’est ton nom » était plus facile à chanter, bien que…  (voir « Oui, je crois » de Jacqueline Cartier, pp. 176-177). A ce sujet je me suis toujours étonné du problème que posait « Mon Credo », surtout s’il est vrai que Mireille a reçu des cours de chant intensifs de Mme Laure Collière avant de monter à Paris. @ Wolfgang. Il est possible que Barclay ait raisonné ainsi, mais c’est dommage car cet « acte de foi » constituait une belle ouverture de carrière, d’autant plus qu’elle donnait le « ton » Mireille Mathieu. Commencer sa carrière en flèche avec la face B de son 45 tours faut l’faire ! Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’exemples similaires.   

« Olympia 2005 » – DVD – Mediadreams (2006)

img637F.jpgHISTORICO43.jpgLe mois de novembre 2006, Mireille Mathieu crée l’événement très attendu par ses fans : la sortie – enfin – d’un DVD.  Et pas n’importe lequel, celui de son Olympia 2005.

Ce DVD constitue la cerise sur le gâteau des festivités organisées à l’occasion des 40 ans de carrière de la demoiselle d’Avignon.

Des nombreuses déclarations entendues et lues dans les médias, comme à travers les déclarations enthousiastes des fans – même sur « Avignon » -, ce DVD, dont la production et et la réalisation a été entièrement « orchestrée par les créatifs de MediaDreams productions » (Belgique – www.mediadremas.be), il s’avère que cette édition est une véritable réussite. 
Le disque de platine remis à Mireille peu après la sortie de ce DVD n’en est-il pas la preuve évidente ?

Présenté dans un fourreau sobre mais qui flasche, ce DVD contient en fait deux disques :
Le premier est consacré au concert proprement dit. Il s’agit d’une sytnhèse de deux trois jours de récital très cohérente qui par le savoir-faire de MediaDreams offrent le spectacle complet et tels que les fans on pu le voir en novembre 2005. La plubicité annone deux heures de bonheur et ving-six des plus grands succès de Mireille.
Le second contient une présentation de l’album (15 minutes), des interviews du public, des chansons, une interview de Mireille et 1 heure une de reportage très intéressant qui vous dira tout sur la réalisation et la conception du spectacle et du DVD proprement dit.

Si je précise que le tout vous est présenté en haute définition, vous ne douterez pas que le bonheur est total pour les fans.

Une édition allemande de ce DVD existe depuis le 20 juillet 2007.

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img638C.jpg1re partie

1 Mon credo – 2 Ce soir ils vont s’aimer – 3 Qu’elle est belle – 4 Tous les enfants chantent avec moi – 5 Santa Maria del la mer – 6 Paris en colère – 7 si je revenais – 8 Une histoire d’amour – 9 La vie en rose – 10 Je t’aime avec ma peau – 11 Ma mélodie d’amour

2e partie

12 Une place dans mon coeur- 13 L’aveugle – 14 Tu es celui – 15 Pardonne-moi ce caprice d’enfant –
16 Tu m’apportais des fleurs – 17 Rien de l’amour – 18 Acropolis adieu – 19 Une femme amoureuse – 20 Nous on s’aimera – 21 Un peu d’espérance
22 Medley: 
Over the Rainbow – Sakura – Molly Roy – Solamente una vez, Ochi Chornie – Lascia ch’io pianga von Händel – Die Tage der Liebe von Schubert – O chi chorine
23 Quand on n’a que l’amour
24 Mille colombes
25 La dernière valse
26 Non, je ne regrette rien

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MMOLMDME.jpgL’équipe de Mathias Ervyn a fait un travail remarquable. Concert merveilleusement filmé et son de très grand qualité – haute définition oblige… L’atmosphère de la salle est bien présente et vous y entendez chanter Mireille comme les fans l’ont entendue pendant cette série de concerts de l’Olympia en 2005. Ceux qui l’y ont aimée détiennent à présent un beau souvenir de ces soir de fêtes, les autres verront par eux-mêmes s’il font bien de l’acquérir.

Ce dernier propos est loin d’être ironique, car il ne faut pas oublier la partie documentaire du DVD d’une heure trente environ. J’ai beaucoup apprécié les clips de Mireille chantant les plus belles chansons de son son CD « Une place dans mon coeur » (2005), ainsi que le reportage de MediaDreams qui nous permet de jeter un regard dans les coulisses. Pas de sophistication, nous restons dans le vif du sujet : la fébrilité qui précède tout projet « grandiose » à la veille d’un spectacle non moins grandiose.

En ce qui concerne les interviews je suis moins enthousiaste. Mireille et sa maman, Marcelle répondent très agréablement aux questions qui leur sont posées, mais pourquoi cette tache de lumière irritante qui occulte presque les traits et les expressions de Mireille ? Fallait-il cacher le sourire du temps ? Il est étonnant qu’un bon éclairagiste s’y soit pris de façon si peu discrète.

Je ne suis pas satisfait des interviews « au hasard » car – pourquoi le cacher – les dés sont pipés, ce qui devait être une interview du public est devenu une interview de la cour de Mireille. Autrement dit, ceux qui font l’éloge de Mireille – s’il ne sont pas ambassadeurs, artistes ou Jean-Paul Gaultier – sont des personnes que Mireille connaît personnellement. Des éloges, rien que des éloges, donc. Pourtant les interviews étaient nombreuses dans le hall de l’Olympia, à croire qu’elles ne servaient qu’à assurer un semblant de crédibilité au sérieux des interviews. Bref, j’aurais voulu entendre l’avis de vrais fans, ou plutôt du grand public. MédiaDreams n’est pas donc pas en cause, mais Mireille elle-même qui a, si mes sources sont bonnes – et elles le sont -, trié elle-même le bon grain de l’ivraie et s’amuse donc à tricher au jeu. Johnny Stark, grand joueur devant l’éternel, lui aussi tirait très bien les ficelles du métier ! Mais ceci n’est qu’un tout petit détail dans l’ensemble de ce très beau concept.

Si vous aimez Mireille, ce DVD ne sera pas une dépense inutile… l’automne s’annonce, puis l’hiver… de longues soirées chaleureuses en compagnie de la demoiselle d’Avignon ne sont pas à dédaigner. 

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