Mes Tops – 39 : Ma solitude

Ma soltude

Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m’en suis fait presqu’une amie
Une douce habitude
Elle ne me quitte pas d’un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m’a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde

Ma Solitude, titre également composé pour Serge Reggiani, il figure sur l’album Le Métèque, paru chez Polydor en 1969. À ne pas confondre avec le morceau chanté par Barbara, La Solitude . Les deux textes ont néanmoins la même thématique, le sentiment de solitude qui serait comme un compagnon, une présence apprivoisée: «je ne suis jamais seul avec ma solitude».

Cheveux longs et barbe broussailleuse, regard bleu étincelant, nonchalance bohème: avec sa « gueule » de « métèque », l’un de ses titres culte, Georges Moustaki a écrit plus de 300 chansons pour les plus grand interprètes français comme Edith Piaf, Yves Montand, Barbara ou Serge Reggiani.

Georges Moustaki, de son vrai nom Giuseppe Mustacchi, était né le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Egypte. Installé à Paris en 1951, il y avait rencontré Georges Brassens, dont il avait adopté le prénom en hommage.

« Le Métèque », traduit dans une douzaine de langues, l’avait révélé comme interprète en 1969. Mais il officiait depuis plus de dix ans comme auteur-compositeur. En 1959, il avait signé les paroles de « Milord » pour Edith Piaf, rencontrée l’année précédente et avec qui il avait une liaison. « J’avais une image de gigolo quand j’étais avec Piaf. Puis les gens ont vu que j’étais un auteur et cette image s’est effacée », reconnaissait cet éternel amoureux des femmes.

Elles ont marqué la vie de celui que son amie Barbara surnommait « ma tendresse ». « Celui qui se dit séducteur se trompe. Ce sont les femmes qui décident de se laisser séduire », aimait-il à dire. D’autres chansons sont devenues des classiques, comme celles interprétées en 1966 par Reggiani , « Sarah », « Ma liberté », « Ma solitude », « Votre fille a vingt ans », mais aussi « La Dame Brune » (Barbara, 1968), ou encore « Joseph », « La Marche de Sacco et Vanzetti ».

Sources : La Libre.be & Le figaro.fr

Repères : « Le Métèque », « Le facteur », « Il est trop tard », « Joseph », « La carte du Tendre ».

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Mes Tops – 38 : Paris canaille

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Paris flonflon
T’as l’âme en fête
Et des millions
Pour tes poètes
Quelques centimes
À ma chanson
Ça fait la rime
Et c’est si bon…

Qui n’a fredonné Paris-Canaille ou Jolie Môme? Les chansons de Ferré sont toutes de révolte et d’ironie, de tendresse, de pudeur et d’un peu d’amertume. Révolte contre les fausses valeurs, tendresse pour les choses de la vie. (Babelio)

Paris Canaille est une chanson de Léo Ferré, publiée en clôture de son premier album paru chez Odéon en 1953. Elle est le premier succès commercial de Ferré, notamment dans la version chantée par Catherine Sauvage. Grâce à cette chanson Ferré sort définitivement de la précarité économique et commence à se faire connaître d’un public plus large. Refusée par les frères Jacques, Montand et Mouloudji elle fut enregistrée en 1952 par Catherine Sauvage qu’il avait rencontré dans les cabarets du Quartier Latin. Outre Catherine Sauvage, qui en est l’interprète emblématique, cette chanson a été interprétée par Renée Lebas (sa première interprète au disque), Colette Renard, Juliette Gréco (1962), Yves Montand, Marc Ogeret, et plus récemment Isabelle Aubret et Zaz (2014).

Source : Wikipédia & Paris à nu

Repères : « La chanson de Prévert », « La javanaise », « Un petit poisson, un petit oiseau », « Sous le ciel de Paris », « Jolie môme », « Déshabillez-moi ».

Mes Tops – 37 : Lac Balaton

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Je vois à travers le brouillard
Des cavaliers et des boyards
Sur des cavades en furies
Ornées de cuir de tartarie
Le chef, un géant silencieux
S’avance, et alors sur le lac
Gris, vert, orange et bleu de rage
C’est la tempête, c’est l’orage

La carrière solo de Michel Jonasz débute lentement, fin 1968, par un 45 tours édité sous le nom de Michel Kingset, le suivant sous son propre nom en 1970. Il doit attendre 1974 pour trouver un large public avec deux tubes simultanés : Dites-moi (Thomas / Jonasz). Sa carrière décolle, les chansons s’enchaînent et restent aujourd’hui dans la mémoire collective avec des succès comme Je voulais te dire que je t’attendsJ’veux pas que tu t’en aillesJoueur de BluesLucille, et La fabuleuse histoire de Mister Swing.

Source : Wikipédia

A l’aise dans ses mots, planant sur ses musiques, l’archange du funky s’avance en pleine lumière. La voix royale, ample puissante, un timbre rare pour philatélistes exigeants, cascade avec allégresse entre les escarpements de l’âme tzigane, tutoie la lune argenté, faseye dans les champs de tournesol, remonte les rivières à truites, fait bivouac tout près du lac Balaton. Une tonalité qui donne la chair de blues. Jamais elle n’a paru si chaleureuse, si modulée, si fraternelle : on dirait du miel d’or s’échappant d’une gorge de velours. Roulez Jonasz !

Source : Le funambule de la ritournelle – Patrice Delbourg)

Michel Jonaz, d’origine hongrois, le chante en 1975 : Un jour, dans le soir en Automne, lac Balaton / Comme au rendez-vous des madones, lac Balaton / On voit s’avancer une ondine, au bout des seins deux églantines... Ce lac d’eau douce est le plus grand d’Europe avec près de 600 m² de superficie. Situé au sud-ouest de la Hongrie, il est à deux heures de route de Bucarest. Connu depuis l’époque romaine, il devient le lieu de villégiature privilégié des Hongrois et des touristes au XIVe siècle avec la mode des bains. Riches en minéraux, ses eaux sont curatives. Le lac Balaton était une ancienne mer intérieure. Il est habité par quarante espèces de poisson.

Source : Le Routard : Voyages : tout un monde à explorer.

Mes Tops – 36 : L’amour en héritage

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L’Amour en héritage est une mini-série américaine  réalisée d’après le roman « Mistral’s daughter », de Judith Krantz. Diffusée à partir du  sur le réseau CBS, elle a été diffusée, en France, sur Antenne 2. La majeure partie de la production a été filmée en France. L’histoire : les destins croisés d’une jeune mannequin, d’un peintre renommé et d’une riche américaine, de 1925 à 1975.

La chanson thème, interprétée instrumentalement pour la série, a été créée par Nana Mouskouri : « Only Love  » en anglais, « Aber die Liebe bleibt » en allemand et « L’amour en héritage » en français. L’auteur des paroles est Pierre Delanoë ; le compositeur, Vladimir Cosma. En 85, le générique de « L’amour en héritage » triomphe, il est sur toutes les lèvres, Nana classe même ce titre dans les hit-parades anglais.

Sources : Wikipédia, Nostalgie & Les séries Téloche.

Repères : « Roses blanches de Corfou », « Le ciel est noir », « La vague », « Que je sois un ange », « Les temps des cerises », « Adieu Angelina » & « Milisse Mou ».

 

Mes Tops – 35 : Les ailes d’un ange

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La chanson Les ailes d’un ange a été composée au retour du voyage mythique entrepris par Robert Charlebois en 1967.
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Les ailes d’un ange dresse le portrait d’un québécois projeté en Californie, en plein mouvement « Peace and Love » et au cœur de la génération « Woodstock ». La chanson est le reflet du désir de l’artiste de retourner dans sa province natale, après avoir passé trois mois en terre californienne.

Évoquant avant tout l’amour que Charlebois éprouve pour la ville de Québec, Les ailes d’un ange juxtapose des images californiennes, canadiennes et québécoises de l’époque. Se succèdent ainsi, dans une poétique évoquant la soif de l’évasion sur les routes nord-américaines, la mythologie des Hells Angels (et leur version québécoise), les Satan’s Choice, les hippies, les guedilles et l’anonyme rue « Main ».

En 1969, Charlebois s’exhiba au Forum de Montréal, en première partie du groupe canadien Steppenwolf, à qui l’on doit Born to be Wild, la chanson thème du film Easy Rider. Lorsque les paroles « Je suis un Hell’s Angels à pied, je roule à bille sur du papier, j’mange des hot dogs mais j’bois du thé, je suis un Satan’s Choice raté » de la chanson Les ailes d’un ange retentirent à travers le Forum, la foule s’emporta et Charlebois vola la vedette au groupe.

Repères : « Lindberg », « J’aurais voulu être un artiste », « Je veux de l’amour ».

Source : Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens

Mes Tops – 34 : Mon enfance

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Oh ma très chérie, oh ma mère, 
ou êtes-vous donc aujourd’hui ? 
Vous dormez au chaud de la terre 
et moi je suis venue ici 
pour y retrouver votre rire, 
vos colères et votre jeunesse, 
et je reste seule avec ma détresse… 
hélas. 

En 1968, dans « Mon enfance », Barbara nostalgique dévoile en quelques mots d’une noirceur émouvante des souvenirs très intimes.

« Mon enfance » résume bien le style Barbara – le style Barbara à son apogée. Le chant limpide et lyrique. Une ballade simple que dessine son piano instinctif. L’écrin que lui offre le grand orchestre de Michel Colombier. L’accordéon de Roland Romanelli, reconnaissable entre mille. Et ce texte d’une noirceur émouvante, pour dévoiler en quelques mots une partie de son enfance.

Quand la famille Serf, poursuivie par la Gestapo, se cachait dans le village de Saint-Marcellin, dans l’Isère. Quand les parents et leurs quatre enfants (Jean, Régine, Monique et le petit Claude), tremblaient et partaient se cacher quand on frappait à leur porte. Quand, sur le chemin de l’école, Esther, lui intimait l’ordre de ne jamais dire à personne qu’elle était juive. « Nous vivions comme hors-la-loi et j’aimais cela quand j’y pense », chante-t-elle.

Des années après, Barbara rebrousse chemin, elle retourne à Saint-Marcellin tout en se demandant si elle fait bien. Les lieux et leurs odeurs familières accélèrent les battements de son cœur. Elle conclut :

« Il ne faut jamais revenir, au temps caché des souvenirs, du temps béni de son enfance. Car parmi tous les souvenirs, ceux de l’enfance sont les pires, ceux de l’enfance nous déchire. »

Elle a cherché à retrouver son enfance, en vain. C’est un décor de théâtre qu’elle arpente, déserté des figures qui le peuplaient jadis. Barbara est plusieurs fois revenue en chanson sur ces années noires de l’Occupation. « Göttingen » y faisait référence, a fortiori « Mon enfance ».

Repères : « Ma plus belle hisoire d’amour », « L’aigle noir », « Göttingen », « Sables mouvants », « Les amours incestueuses », « Joyeux Noël », « L’enfant laboureur », « Nantes ».

Source : nouvelobs.com

Mes Tops : 33 – Du côté de chez Swann

Dave

Et je m’en vais faire un tour du côté de chez Swann
Revoir mon premier amour qui me donnait rendez-vous
Sous le chêne
Et se laissait embrasser sur la joue
Je ne voudrais pas refaire le chemin à l’envers
Et pourtant je paierais cher pour revivre un seul instant
Le temps du bonheur
A l’ombre d’une fille en fleur.

En 1974, Dave est un chanteur clairement installé au sommet des hit-parades de l’époque. Bon nombre de ses chansons (« Dansez maintenant », « Sugar Baby Love », « Mon cœur malade ») sont des adaptations de standards américains, à commencer par Vanina, reprise du « Runaway » de Jackie Del Shannon.

Quand Patrick Loiseau, lui présente le texte de « Du Côté de chez Swann », le chanteur est sceptique : Je trouvais ça un peu ambitieux. Proust… Je ne savais pas si j’avais la clientèle pour ça, je n’avais pas le public d’Alain Souchon (Dave).

Pour la musique, Dave fait le tri entre les dizaines de maquettes que tout chanteur à la mode reçoit constamment. C’est Michel Cywie (qui a travaillé pour Gérard Lenorman et Michel Delpech) qui signe finalement la partition retenue. Michel me disait que cette musique avait cette même particularité que le  » Milord  » d’Edith Piaf, un joli couplet et une mélodie de refrain, efficace (Dave). A l’époque, « Chanson Populaire » de Claude François tournait sur le même principe.

A l’été 1974, les grandes radios passent le titre en boucle, même France Inter plutôt connue pour son sérieux ! Aujourd’hui je me dis que la chanson a même peut-être été un peu surestimée. C’est une très bonne chanson, mais ce n’est pas parce que je cite Proust que ça en fait de la grande littérature. C’est bien la seule fois de ma carrière que j’ai été surestimé ! (Dave).

Lisez l’article complet sur : Nostalgie